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Cameroun - Décentralisation: La maire de Douala II veut gérer ses marchés

Cameroun - Décentralisation: La maire de Douala II veut gérer ses marchés

Elle ne comprend pas que ces espaces commerciaux de sa municipalité soient gérés par des individus.

La maire de Douala II Denise Tchaptet Fampou a fait inaugurer le cercle municipal de la commune dont elle tient les rênes depuis 2007. Les populations de la ville de Douala espèrent aussi que les cryptomonnaies soient intégrées comme mode de paiement dans leurs différentes activités. Des opérateurs économique aimeraient copier les modèles économiques des jeux en ligne des sociétés tel que SPIN PALACE CASINO. Madame la maire dans un soucis de décentralisation totale devrait penser à toutes les couches de la société. C’était le 13 juin dernier. Mais au-delà de ce moment de festivités, l’exécutif municipal de Douala 2e a un autre problème.
Celui de la gestion des marchés installés sur le territoire de cette mairie située juste à côté de la prison centrale de Douala. «Dans le vaste processus de décentralisation enclenché par son excellence M. Paul Biya, vous voyez vous-même, touchez de vos propres

doigts et vous vous rendrez compte qu’à Douala 2e l’écho de la politique de la décentralisation est très favorable, et se déploie chez nous avec un succès grâce à une bonne appropriation des acteurs locaux que nous sommes. Les populations de la ville de Douala espèrent aussi que les cryptomonnaies soient intégrées comme mode de paiement dans leurs différentes activités. La décentralisation n’est pas pour nous synonyme de libertinage comme pourraient le penser à tort certains», rappelle la maire. Elle va plus loin, profitant du séjour du ministre Georges Elanga Obam à Douala pour définir la gestion décentralisée: «Mais la liberté des collectivités de se prendre en main, de faire éclore leurs initiatives locales, sous l’encadrement idoine de l’Etat», indique la maire à l’endroit de Georges Elanga Obam, ministre de la Décentralisation et du Développement local. Denise Fampou insiste: «Nous avons dans notre escarcelle de bons projets pour le bien-être de nos populations, qui sont entre autres, la maison de la femme et de la jeune fille, la construction d’un complexe sportif à Nkolmitag, la construction d’un abattoir moderne du petit bétail au marché des chèvres, la reconstruction de nos espaces marchands devenus source du désordre urbain, la construction des logements sociaux à Km5. Mais les moyens sont un véritable handicap». Et de déplorer le rétrécissement de son assiette: «Nous sommes privés de certains de nos recettes. Il s’agit en l’occurrence des centimes additionnels communaux, qui sont mal repartis et, de la-non jouissance de certains marchés installés sur notre territoire et gérés par les individus. La création du ministère de la décentralisation et du développement local nous nourrit de beaucoup d’espoir. Votre présence à Douala 2e nous rassure que le processus de décentralisation enclenché par le chef de l’Etat va prendre un coup d’accélérateur et octroyer aux collectivités des moyens humains et financiers afin que vive la commune d’arrondissement de douala», liste-t-elle. Le virulent débat sur la gestion des marchés par la communes était latent jusqu’en 2015. Certes, avant cette année-là, les maires le faisaient monter en surface dès que la question de la décentralisation se pointait. En 2015 donc, la donne frise le changement. Par l’arrêté du 08 juin 2015, le ministre de l’Administration et de la décentralisation fixe les modalités suivant lesquelles les communes exercent dès l’exercice de suivant les compétences transférées par l’Etat en matière de commerce, notamment l’organisation des expositions commerciales, la construction, l’équipement, l’entretien et la gestion des marchés. Dans ce texte il est dit que «la commune gère les marchés installés sur son territoire. Toutefois, elle peut confier la gestion des marchés installés sur son territoire à une autre personne morale par voie de concession, d’affermage, de régie intéressée, de gérance ou à travers une société d’économie mixte». C’est la liesse dans les mairies. A Douala II, le maire Fampou convoque un conseil extraordinaire. Il est question d’expliquer aux conseillers municipaux que le marché central de Douala et tous les autres grands marchés de cette municipalité sortiront de la gestion de la communauté urbaine de Douala (Cud), au bénéfice de la commune d’arrondissement. La Cud sort de sa réserve et explique aux maires qu’ils ont mal interprétés le texte. La Cud, maintient la gestion des marchés jusqu’à ce jour. Ce que supporte à contre cœur la mairie de Douala II. «La décentralisation a pris un nouvel élan. Le président de la République n’a eu de cesse d’indiquer qu’il fallait très clairement accélérer, approfondir la décentralisation. Il a créé toute une administration qui lui est dédiée, il a nommé un membre du gouvernement. Et si avec cette impulsion rien ne se passait sur le terrain, on serait en droit de se poser des questions», s’engage Georges Elanga Obam.


Roger Messassa

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