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Cameroun - Prêt à porter: du chic à portée de…rue

Cameroun - Prêt à porter: du chic à portée de…rue

Dans les quartiers, ces magasins de vente d’articles d’origines diverses sont de plus en plus présents à Yaoundé.

Aune certaine époque, les lieux dits « Capitole » ou encore « Montée Ane rouge » étaient les lieux par excellence où s’installaient les magasins de prêt à porter dans la ville de Yaoundé. A travers des baies vitrées, on pouvait observer des vêtements, sacs à mains et chaussures de marque.
Les prix n’étaient pas toujours à la portée de tous, se souvient une habituée de ces boutiques où elle faisait les courses pour les fêtes de Noël de ses enfants. Mais ça, c’était avant. Désormais plus besoin d’aller si loin pour s’habiller chic et glamour.
Surtout que rassurent les différents responsables des boutiques de ce type, les produits qu’ils proposent ont les mêmes origines en l’occurrence Dubai, la Chine, l’Italie, La France etc. «Dans notre supermarché, nous proposons des marchandises qui viennent de Dubaï, de la Chine aussi. Ce sont des fins de série», affirme une gérante d’une boutique

située à Nsimeyong.
Dans différents quartiers de la ville donc, ces magasins rivalisent d’adresse. Robes, jupes, sacs, accessoires de mode, tout y passe. « Je suis établie ici depuis deux ans. Je propose des articles pour femmes et enfants. Parfois on retrouve des articles pour hommes aussi », relève la responsable d’un magasin situé au quartier Efoulan.
Celle qui tient également une boutique au marché Mokolo dit faire de bonnes affaires. « Les prix que je pratique ici au quartier ne sont pas les mêmes qu’au marché. Ici je peux facilement vendre une robe de qualité à 20.000 F ce qui n’est pas le cas à Mokolo», précise-t-elle. Par jour donc, elle dit pouvoir faire une recette de 150.000 F.
Mais il arrive également que des jours passent sans aucune rentrée d’argent. Dans cette autre boutique située non loin du campus de l’université de Yaoundé I, les prix ne sont pas toujours à la portée de la cible : les étudiants.
Mais ces derniers ou plutôt ces dernières n’hésitent pas à casser leur tirelire pour se faire plaisir au plus grand bonheur du responsable qui n’a pas souhaité dévoiler l’estimation de sa recette journalière. Retenez juste que « l’activité nourrit son homme sinon je ne serais pas là depuis autant d’années ».
Plus besoin donc de rallier le centre-ville pour trouver des vêtements d’une certaine classe. On en trouve désormais un peu partout dans les quartiers. Entre le lieudit Club France et le carrefour Shell Nsimeyong par exemple (itinéraire qu’a traversé le reporter au moment de la collecte), on dénombre une dizaine de magasins de prêt à porter. Il en est de même à Elig-Essono, Essos, Mimboman où ces boutiques se comptent par dizaines. Les propriétaires trouvent leurs comptes. Les clients aussi.


Aïcha NSANGOU

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