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Cameroun - Ils sont dans l'oeil du cyclone : Biyiti Bi Essam, Ali baba ou le voleur de l'argent du pape

Cameroun - Ils sont dans l'oeil du cyclone : Biyiti Bi Essam, Ali baba ou le voleur de l'argent du pape

Après avoir été secrétaire général du ministère des Postes et Télécommunications, il a été nommé ministre de la Communication, puis ministre des Postes et Télécommunications.

Griot, patenté, présomptueux et rancunier, il entretiendrai de mauvais rapports avec l'argent .
Son récent fait d'armes est cette tentative infructueuse de détournement d'une partie de l'argent mis à sa disposition pour la couverture médiatique de la visite du Pape Benoit XVI au Cameroun.
Depuis l’expiration des délais accordés aux abonnés des téléphones mobiles pour se faire identifier, il est resté muet comme une carpe. C’est dire si ses différentes mises en garde n’étaient que du bluff. En 2009, il a défrayé la chronique lors de la visite papale au Cameroun. L’homme était cité dans la gestion de quelques 770 millions Fcfa alloués au Mincom pour assurer justement la communication autour de cette visite.
Comment Biyiti Bi Essam a til géré ces fonds ? La question a surgi au lendemain du départ du souverain pontife. Au point où le ministre de la Justice de l’époque Amadou Ali, a requis

auprès du chef de l’Etat, l’ouverture d’une information judiciaire sur la gestion de ces fonds. Toute chose qui a sans aucun doute rencontré l’assentiment du chef de l’Etat puisque le 23 avril 2009, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Yaoundé centre administratif a auditionné le mis en cause pendant près de 3 heures.
Une audition dont rien n’a filtré. Même si la polémique est parti du montant total alloué au ministère à l’occasion de la visite du pape (850 millions Fcfa pour certains cadres du ministère, 770 millions de Fcfa pour d’autres), c’est véritablement la somme de 130 millions devant servir à diverses charges (dossier de presse, dîner, centre de presse…) qui avait fait débat.
En effet, cette somme avait été versée dans le compte personnel de Biyiti Bi Essam à la Société générale des banques du Cameroun (Sgbc). Ayant constaté que son petit jeu a été mis à nu, il s’est versé dans des déclarations péremptoires laissant croire qu’il a fait valoir le souci de sécurisation des fonds qui n'ont pu être mis dans un coffrefort.

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