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Cameroun: Un taximan battu à mort par un gendarme

Cameroun: Un taximan battu à mort par un gendarme

Charly Ngah Mvondo a succombé à ses blessures hier, après avoir subi des violences à la brigade de gendarmerie de Ngousso la veille.

La circulation est interrompue ce mardi 20 mars le long des stades annexes n°1 et 2 du stade Omnisports de Yaoundé. Une foule qui s’étend à perte de vue a paralysé le « Boulevard du cinquantenaire », sur lequel se trouve la brigade de gendarmerie de Ngousso. Il s’agit pour la plupart de taximen et moto-taximen. Ils veulent en découdre avec un gendarme en service dans cette unité. La quinzaine de policiers mobilisée sur les lieux, qu’accompagnent les éléments de ladite brigade, essayent tant bien que mal de disperser la foule. Seule l’arrivée du sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé V va réussir à calmer les protestataires. Avant de s’entretenir avec quelques représentants des syndicats des chauffeurs de taxi, le chef de terre va rencontrer les responsables de la brigade pour s’enquérir des faits.
Tout a commencé lundi matin. Il était environ 11h, indiquent des personnes qui disent avoir vécu la

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scène. Charly Ngah Mvondo, chauffeur du taxi immatriculé Ce 750 JC, a eu une panne non loin de la brigade de Ngousso. Il s’ensuivra une querelle entre lui et un gendarme en faction qui lui demande de pousser sa voiture pour la garer plus loin devant. « Mon beau-frère est sorti hier matin (lundi, Ndlr) à 4h comme d’habitude pour se rendre au travail. Vers 11h, il a appelé son épouse pour lui signifier qu’il avait quelques soucis à la brigade de Ngousso », raconte une proche du disparu.
« Lorsqu’il est arrivé à la maison à 19h, il a pris son bain, ensuite son repas, avant d’aller au lit. A 4h du matin, il s’est réveillé et a commencé à causer avec son épouse. Il lui racontait en fait ses déboires avec les gendarmes hier », poursuit notre source. « Son véhicule est tombé en panne non loin de la brigade et il s’est vu dans l’obligation de le garer. Un gendarme lui a demandé de le déplacer et il a demandé de l’aide à ce gendarme. Sauf qu’au lieu de l’aider à pousser son véhicule, l’homme en tenue s’est mis à le tabasser et le à frapper avec l’arme à la nuque. Il a ensuite appelé deux de ses collègues en renfort. Ils l’ont gardé à vue avant de le libérer tard dans la soirée. Il est arrivé à la maison avec une blessure à la nuque », raconte une autre proche du défunt.
Une version des faits bottée en touche par les gendarmes en poste ici. L’un d’eux affirme que Charly Ngah Mvondo n’a jamais été battu par qui que ce soit. « Après avoir garé son véhicule, il est descendu et s’est assis sur le capot en disant qu’il souhaitait mourir. Il est venu de luimême au poste et a demandé qu’on le garde à vue, en état d’ivresse. Nous l’avons même entendu en présence de deux prêtres pour trouble au service public, parce qu’il faisait beaucoup de désordre. Le gendarme qu’on accuse de l’avoir bastonné lui demandait simplement de rentrer chez lui », rapporte un gendarme.
La famille qui était dans tous ses états a emmené le corps à la brigade de Ngousso où les gendarmes l’ont déposé à la morgue du Centre hospitalier d’Essos (Hôpital de la caisse). Une enquête a été ouverte à l’escadron de Yaoundé, sis au Lycée général Leclerc. Une réunion de crise a été organisée au service du gouverneur hier en présence du sous-préfet de Yaoundé V, du commandant de légion du Centre, du commandant de la brigade de Ngousso et de bien d’autres autorités administratives.


Josiane Afom

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