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Cameroun: Le prix du poulet prend des ailes sur le marché

Cameroun: Le prix du poulet prend des ailes sur le marché

Les poulets de chair qui étaient commercialisés à environ 2500 FCFA, sont aujourd’hui vendus dans les marchés à 4000 FCFA environ.

Trouver de la volaille dans les marchés n’est pas une sinécure depuis quelques temps. Au marché New-Déido à Douala, les commerçants font grise mine. Les affaires ne sont pas bonnes. « Depuis quelques temps, nous n’avons presque plus de marchandises. Les éleveurs disent ne pas avoir de poulets », affirme Amana, vendeur de poulets dans ce marché depuis plusieurs années. Ici, la rareté du poulet est visible sur les comptoirs. Chez Amana, ce samedi 13 mai, l’on compte à peine une dizaine de poulets (poulets de chairs et pondeuses). « Je n’ai pas eu grand-chose j’ai eu à peine vingt poulets aujourd’hui », affirme-t-il. Cette rareté ne manque pas d’avoir un impact sur le prix de vente du poulet dans les marchés. Au marché New-Deido et au marché central par exemple, les prix on atteints des proportions que les consommateurs n’avaient plus connus depuis longtemps. Le poulet qui était

vendu dans ce marché il ya deux mois à 2300FCFA, 2500FCFA et 2800FCFA, est aujourd’hui commercialisé à 3500FCFA, voire 4000FCFA ou 5000FCFA. Pour les vendeurs, ce sont les réformés. Les poulets vendus à 2500 et 3000FCFA sont des poussins n’ayant pas atteints la maturité. « C’est la seule marchandise qu’on a pu avoir. Ce sont des poulets de 30 jours environ. En dehors de ces poussins, seuls les réformés sont disponibles », affirme Nicos, vendeur grossiste de poulets. Et ce sont ces poussins qui sont actuellement consommés dans certains ménages, apprend-on. A en croire les commerçants, la rareté du poulet et sa cherté dans les marchés sont la conséquence de plusieurs facteurs. Notamment, la saison des pluies et la cherté des poussins d’un jour. Selon les commerçants, les poussins se font rares chez les producteurs de poulets. Conséquence, les prix des poussins d’un jour sont en augmentation. Ils sont passés de 425FCFA il y a de cela deux mois à 730FCFA, voire 750FCFA l’unité aujourd’hui. « En saison des pluies, il y a trop de travail sur le poussin parce qu’il faut les protéger. Ce qui nécessite des dépenses supplémentaires qu’on répercute par la suite sur le prix de vente au consommateur final», affirme Donald Kamto, éleveur de poulets. Par ailleurs, les prix des aliments sont également en hausse, d’autant plus qu’en lieu et place du soleil, les commerçants sont obligés d’utiliser les machines pour sécher les aliments, apprend-on. Au vu de tous ces facteurs limitant, « plusieurs producteurs abandonnent cette activité pendant cette saison. Car, ils ont peur d’investir à perte », souligne Donald Kamto. Face à ce désistement, ceux qui résistent pendant cette période en profitent pour surenchérir les prix. Et parfois, les poulets qui ne sont pas encore prêts à la consommation sont commercialisés sur le marché. C’est ainsi que l’on retrouve des poulets de 30 jours commercialisés sur le marché au prix oscillant entre 2500FCFA à 2800FCFA l’unité. Pourtant, d’après les éleveurs, ce sont les poulets de 40 à 45 jours qui sont requis pour la consommation.

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