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Grosses perturbations des lignes téléphoniques et de l'internet au Cameroun

Grosses perturbations des lignes téléphoniques et de l'internet au Cameroun

Le réseau des télécommunications du Cameroun connaît d’énormes perturbations depuis quelque temps, notamment le segment des communications de téléphonie mobile et de l’internet qui semblent les plus touchées.

Selon des témoignages concordants recueillis mercredi, il est difficile d’avoir un correspondant au bout de fil sans se faire envoyer au répondeur.
« Nous avons eu des incompréhensions avec les usagers lorsqu’ils veulent passer un appel. Souvent, l’appel tombe sur le répondeur sec. Cela s’affiche sur le compteur. Quand vous leur demandez de payer, ils disent qu’ils n’ont eu personne, dont par conséquent ils ne voient pas pourquoi ils devraient payer », a expliqué une boxeuse rencontrée au centre commercial du quartier Akwa, à Douala.
Une position que partagent difficilement des usagers, qui estiment que les tenanciers de call box leur demandent de payer des appels, alors que « le téléphone a sonné dans le vide, sans avoir eu un interlocuteur au bout de fil ».
Ces clichés démontrent la « situation chaotique » que rencontrent les usagers du téléphone portable, indépendamment des quatre opérateurs en activité au Cameroun.
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Je ne sais pourquoi mon téléphone affiche toujours appels d’urgence uniquement. Pourtant, il est posé là sur la table depuis ce matin. Les gens se plaignent qu’ils ne peuvent pas m’avoir. Et pourtant, mon téléphone est toujours allumé. On m’a conseillé d’éteindre et de rallumer ce que j’ai fait, mais toujours rien », se plaint-on çà et là.
Du côté de l’internet, la situation n’est guère rassurante. Et pour cause, « il est difficile d’accéder à une page. Cela fait plus de trente minutes que je n’arrive pas à ouvrir ma boîte », indique un usager d’un cyber café au quartier Cité-Sic.
Et son vis-à-vis de dire avoir eu les « mêmes désagréments ce matin dans un cyber café à Bépanda ».
Ce dernier qui ne savait pas que « le problème était général » a déclaré avoir « essayé de travailler à plusieurs endroits, pour le même résultat : pas de connexion internet ».
Autre lieu, même son de cloche. Dans la zone universitaire du quartier Cité -sic-Bassa, où « j'ai sillonné pas moins de cinq cyber cafés ce matin, avec le même message, il n'y a pas de connexion », s’indigné un étudiant de l'université de Douala.
Il indexe l’Agence de régulation des télécommunications (ART) et le ministère des Postes et télécommunications (MINPOSTEL) qui avaient donné en octobre 2017, un délai de six mois aux opérateurs de téléphonie mobile et aux fournisseurs des services d’internet d’améliorer la qualité de leurs services sous peine de sanctions.
A moins de jours de la fin de ultimatum du régulateur et des pouvoirs publics, force est de constater que « la situation va de mal en pire », se désolent des usagers.

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