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Gouvernement: Qui sont les nouveaux ministres ?

Gouvernement:  Qui sont les nouveaux ministres ?

paul-biya1La 33e équipe gouvernementale de Paul Biya a donc pris fonction hier, 1er juillet 2009 avec à sa tête, Philémon Yang Yundji qui, en plus de mesurer le poids et l'immensité de sa tâche, veut voir l'économie camerounaise transformée. Comme lui, nombre de ses collaborateurs entrants ou mutés (de cette cuvée qui porte à 278, le nombre de Camerounais portés à la dignité de


ministre sous le président Biya), ont eux aussi été installés dans leurs fonctions au cours de l'après-midi d'hier, mercredi. Loin d'être un gouvernement d'action ou de campagne, de nombreux observateurs avertis y voient un gouvernement d'étape. Celui-ci devra refaire autant que faire se peut, l'image brouillée d'un régime actuellement malmené par une corruption endémique et rampante en continu ; il est aussi torturé par ce qui est convenu d'appeler "l'Affaire des biens mal acquis" par le chef de l'Etat camerounais.


Ce sujet a mis à mal tout le landerneau, depuis la publication la semaine dernière du rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd). Comme l'ont si bien souligné des analystes, c'est presque mis sous pression que le président de la République, pour détourner l'attention du public camerounais dont il ne semble pas toujours faire cas qu'il a réaménagé

sans panache un gouvernemental qui était presque en hibernation depuis plus d'un an. Ce gouvernement ne manque pas de curiosités. C'est à presque à 78 ans que Jean-Baptiste Beleoken découvre le portefeuille plein de ministre. Il ne lui fallait pas mieux que de remplacer son "frère du village", Pascal Anong Adibimé qui n'avait pas compris qu'il n'avait pas été nommé au gouvernement pour bien travailler, mais pour être le pion des équilibrismes du jeu politiquement politique dont raffole le président Biya.
L'ancien directeur du protocole d'Etat était revenu aux affaires en 2005 à la faveur d'un autre remaniement ministériel. L'homme qui avait alors 75 ans, venait de suspendre sa retraite. C'est donc lui qui, depuis hier officie en qualité de ministre des Affaires foncières.

Les Camerounais se mordent les doigts au sujet du maintien de Jean-Pierre Biyiti bi Essam dans l'actuelle équipe gouvernementale. Lui qui a défrayé la chronique au lendemain de la visite du pape Benoît XVI au Cameroun avec une affaire de placement de l'argent débloqué pour les actions médiatiques prévues à cet effet, et qu'une partie de cette somme s'était retrouvée dans son compte bancaire personnel. Dans un pays où le chef de l'Etat respecte son opinion publique et la morale, Jean-Pierre Biyiti bi Essam devrait d'abord être écarté des affaires publiques, le temps de se blanchir et reprendre ses activités politiques si nécessaire. En le maintenant au gouvernement, Paul Biya rappelle à son peuple que la seule personne qui décide, c'est lui, même s'il doit le faire en marge de l'éthique et de la morale.

On pourrait citer la "victoire" de Mebe Ngo'o sur son frère du village, Remy Ze Meka qu'il remplace à la Défense, dans leur bataille des éléphants de Zoétélé. Les retours aux affaires au cabinet civil pour Martin Belinga Eboutou, et comme ambassadeurs itinérants pour Maïkano Abdoulaye et Ferdinand Léopold Oyono sont également des curiosités qui ont fini par amuser bon nombre de Camerounais. Pour la première fois, on remarquera tout de même que Biya vient de nommer un proche parent à lui à un poste la à la présidence de la République : Martin Bilé Bidjang est devenu par cette vague des nominations, chargé de mission au Cabinet civil de la présidence de la République.

Léger Ntiga




Philémon Yang : Un magistrat à l'immeuble Etoile

De sa mission, le nouveau Premier ministre dit mesurer l'immensité de la tâche qui l'attend.
yang_philemonAncien ministre, ancien Haut commissaire du Cameroun au Canada, celui qui était jusqu'à hier Secrétaire général adjoint à la présidence de la République, et demeure le président du conseil d'administration de Camair-Co, a, en guise de réaction à sa nomination, indiqué que "sous tous les cieux, la confiance du chef de l'Etat à un de ses collaborateurs pour les hautes charges de Premier ministre est une lourde charge. Pour cette raison, je vais investir toute mon énergie pour répondre aux différentes interpellations pour que nous puissions, mon équipe et moi-même, donner le meilleur de nous".

Homme du sérail, sa nomination à la tête du gouvernement camerounais hier, est tout, sauf une surprise. Son nom circulait dans l'opinion pour ce poste depuis plusieurs années. Récemment, alors que des supputations formaient une nouvelle équipe gouvernementale, le nom de Philémon Yundji Yang avait été abondamment cité pour le poste qu'il vient d'occuper. Est-ce la raison pour laquelle sa résidence en face de l'hôpital militaire de Yaoundé a été prise d'assaut par des membres du gouvernement, le personnel des services du Premier ministre, parents amis et connaissances, peu de temps hier, après la formation du gouvernement?

Ce fils de Jiketem-Oku dans le Nord-Ouest du Cameroun est né le 14 juin 1947. Magistrat diplômé de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (Enam), il est titulaire d'une licence en droit obtenue à l'Université de Yaoundé. Nommé en janvier 1975 au parquet de la Cour d'appel du Sud-Ouest à Buea où il va officier comme procureur; il y passera six mois avant d'entrer au gouvernement le 30 juin 1975. Il n'avait alors que 28 ans ; il deviendra ainsi l'un des plus jeunes Camerounais ministre, étant vice-ministre de l'Administration territoriale. Trois ans plus tard, le 2 mai 1978, il est nommé ministre de l'Elevage, des pêches et des industries animales. Il y restera jusqu'au 4 février 1984.
Après un passage à vide de 8 mois, il renoue avec des postes de responsabilités comme ambassadeur du Cameroun au Canada le 23 octobre 1984. Avec l'entrée du Cameroun au Commonwealth en 1995, le chef de la mission diplomatique du pays dans ce territoire d'Amérique du Nord, connaît une évolution sémantique.

Et c'est comme cela qu'il est le premier "haut commissaire" du Cameroun au Canada. Sa longévité à ce poste (20 ans) fera de lui, le doyen du corps diplomatique accrédité dans ce pays. En décembre 2004, Philémon Yang retrouve le Cameroun en qualité de Secrétaire général adjoint à la présidence de la République. Depuis lors, il n'a pas quitté les couloirs feutrés du palais de l'Unité où on le retrouve parfois dans les délégations retreintes du président Paul Biya. Notamment pendant ses séjours à l'étranger. Une position que nombre d'observateurs qualifie de privilégiée. Une nouvelle page d'histoire s'ouvre pour Philémon Yang qui a pris fonction hier, à l'Immeuble étoile et place son action sous la dynamique de la relace économique.

Léger Ntiga




Clémentine A. Ananga Messina : Un ingénieur agronome à l'Agriculture

A 50 ans, elle est la première au poste de ministre délégué qui existe pourtant depuis septembre 2007.

Le programme de l'Organisation des femmes pour le développement de la Lékié (Orfedel) prévoyait une réunion de son bureau hier, 30 juin 2009 en fin de journée chez la conseillère du bureau, Clémentine Antoinette Ananga Messina. A l'ordre du jour, la préparation de la cérémonie de remise de dons du vendredi 03 juillet 2009 aux enfants des écoles de la localité d'Obala, à l'occasion de la journée internationale de l'enfant africain célébrée le 16 juin dernier.

C'est alors que les membres de l'Orfedel se regroupent, par affinité, pour se rendre chez la conseillère, que la nouvelle tombe : dans son décret du 30 juin 2009 portant réaménagement du gouvernement, le président de la République, Paul Biya, a fait de dame Clémentine Antoinette Ananga Messina, son ministre délégué à l'Agriculture. Un poste qui existait depuis belle lurette dans l'organigramme du gouvernement, mais qui n'avait jamais été pourvu.
La promue n'arrive cependant pas en terre inconnue. Ingénieur agronome, elle a mené toute sa carrière dans ce département ministériel. Au moment de sa nomination, Mme Ananga occupait d'ailleurs le poste de directeur des Enquêtes et des statistiques agricoles où elle avait été promue en 2005 ; après avoir été conseiller technique n°1 entre 2001 et 2005.

Si la concernée ne voit pas en sa nomination une consécration, elle tient toutefois à marquer sa "profonde gratitude à l'endroit du chef de l'Etat pour la confiance qu'il a bien voulu accorder à [sa] modeste personne en (la) nommant à ce prestigieux poste", confie-t-elle entre deux accolades aux nombreux visiteurs qui n'ont eu de cesse de défiler à son domicile sis à Nkomo, pour la congratuler aussitôt le décret du président de la République tombé. Bien plus, ajoute madame le ministre délégué à l'Agriculture, le président de la République renouvelle, à travers elle, sa confiance à toute la gent féminine nationale.

Et c'est pour célébrer cette quinquagénaire, mère de trois enfants, que son époux, M. Ananga Messina, a ouvert les portes de leur domicile, sous le regard bienveillant des forces de l'ordre, pour accueillir à tour de bras proches et curieux du quartier Nkomo qui s'extasient déjà de la présence d'un ministre dans le coin, là-bas, du côté du lieu dit "Stade Abega". Entre le téléphone qui n'arrête pas de sonner et les nombreux visiteurs, madame le ministre tient à avoir un mot aimable pour tous. Et c'est sans distinguo que les flûtes de champagnes et les verres de bières sont offerts. En attendant que sa feuille de route lui soit indiquée.

Bertille Missi Bikoun




Mounouna Foutsou : L'ingénieur aux enseignements secondaires

Le coordonnateur du Pajer-U est appelé à servir comme Secrétaire d'Etat aux enseignements secondaires.

C'est dans les rizières de la Semry, sur la route qui conduit à Guéré son village que Mounouna Foutsou a appris la nouvelle de sa nomination au poste de Secrétaire d'Etat auprès du ministre des enseignements secondaires. Une nomination "extraordinaire" selon celui qui officiait encore comme coordonnateur national du Programme d'appui à la jeunesse urbaine et rurale (Pajer-U). A son arrivée en fin de matinée à l'aéroport de Maroua-Salak, le tout nouveau ministre a été accueilli par un parterre important de personnalités, de collaborateurs, mais aussi des membres de la famille. Dans la liesse qui a enveloppé le hall d'embarquement de l'aéroport, Mounouna Foutsou a dit " merci au président de la République pour cette marque de confiance, parce que je ne m'attendais pas à cette promotion.

" Cette nomination survient dans un contexte particulier, celui de la publication du mémorandum des Massa. Un mémorandum autour duquel " les Massas " réclamait une représentativité au gouvernement. Dans le chassé-croisé qui est fait sur la question, Mounouna Foutsou ne souhaite point polémiquer. Pour lui, " La nomination à un poste de responsabilité est une décision discrétionnaire du chef de l'Etat. "
Toujours est-il que dans le jeu d'équilibre, Mounouna Foutsou prend mathématiquement la place de Gounoko Haounaye. Un privilège qu'il doit à son activité débordante au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) où il ne manque presque jamais les rendez-vous politiques au niveau des sections du Mayo-Danay. Mais il la doit davantage au dévouement avec lequel il conduit le Projet Pajer-U et Pifmas. Des programmes du ministère de la jeunesse où il occupe les fonctions de chef de division de la promotion économique des jeunes.

Aussi, le désormais Secrétaire d'Etat traîne avec lui une expérience extraordinaire dans l'ingénierie. Ingénieur civil de formation, Mounouna Foutsou est président de Sobageo Cameroun Sa. Ce cabinet d'études est la filiale du groupe Sobageo en Afrique. Les prestations sont les mêmes qu'en Europe avec une attention particulière pour les projets qui soutiennent le développement. Manager de projets internationaux, il traîne une expérience dans le génie civil depuis bientôt quinze ans. Appelé à remplacer Catherine Abena, il devra tracer son sillon. Lui qui dit déjà prendre la mesure de la tâche qui l'attend dans un secteur névralgique de la vie nationale. A 42 ans, Mounouna Foutsou dit " ne pas vouloir décevoir la confiance que lui a faite le Chef de l'Etat. Je travaillerais pour la mériter davantage. " Une tâche titanesque pour ce fils Bangana appelé à gérer les contradictions troublantes du peuple massa.

Dieudonné Gaïbaï




Marie Thérèse Abena Ondoa : Une pédiatre au chevet de la famille

La nouvelle ministre de la Promotion de la femme reste très entourée par les siens.

Le temps n'a pas été long. Seulement une dizaine de minutes après que l'acte de nomination de la toute nouvelle ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoa ait été lu, ses proches ont envahi le bureau de celle qui était jusque-là Directeur de l'hôpital central de Yaoundé. Face au bouclier humain érigé autour de sa personne, il est impossible de lui tirer la moindre réaction. Les "chiens de garde " veillent au grain. "Il faut lui laisser le temps de réfléchir à ce qui lui arrive. Elle n'a même pas été consultée pour ce poste et doit prendre du temps avant de parler. Il vaut mieux attendre le jour de l'installation officielle pour lui parler. Pour le moment, elle ne le peut pas", lance, hargneuse, une dame que l'on présente comme sa s?ur et qui est postée sur le pas de la porte.

Par cette porte entrebâillée cependant, on peut voir des collaborateurs en joie venir féliciter "madame la ministre" ! Le sourire un peu crispé, les cheveux coupés courts et le corps moulé dans un vêtement "panthère " en satin, le Pr Marie Thérèse Abena Ondoa évacue les derniers dossiers qu'elle aura certainement à traiter à la tête de cette formation hospitalière où elle a atterrit il y a à peine cinq mois, le 17 mars 2009, en remplacement du Pr Biwolé Sida. Quelques instants plus tard, un téléphone portable sonne, un petit rire raisonne à travers la porte et la désormais ministre de la Promotion de la femme et de la famille remercie son correspondant du soutien qu'il lui apporte à un moment " aussi important".

A l'extérieur, les esprits s'échauffent lorsque des journalistes "osent" demander une copie du Curriculum vitae de la nouvelle ministre. "Elle ne cherche pas les postes. Par conséquent, elle n'a pas une copie de son Cv à son Bureau", affirme, grincheuse sa s?ur. Où est-il donc ce fameux curriculum vitae ? "A son domicile, bien sûr. Et de toute façon, il n'a pas changé depuis que l'on l'a nommée directeur de l'hôpital central", continue celle qui, pour l'occasion, assure la protection de la ministre et refuse quelque contact que ce soit avec la presse. Un peu plus loin cependant, l'atmosphère est plus détendue. Des médecins se disent ravis de cette nomination alors que de temps à autres, des amis accourus lancent des "oyéé Rdpc"?

Nommée par décret du premier ministre d'alors, Inoni Ephraïm, le 17 mars 2009 à la tête de l'Hôpital central de Yaoundé, Mme Abena Ondoa, née Obama Marie-Thérèse, est professeur de médecine. Pédiatre de formation, elle a été la toute première femme à diriger un hôpital de référence au Cameroun. Elle a "roulé sa bosse" comme enseignante et a notamment mis son expertise au service des départements de pédiatrie de la Faculté de médecine et de Sciences biomédicales de l'université de Yaoundé I et du Centre hospitalier et universitaire (Chu). Le Professeur occupe également d'importants postes administratifs, comme celui de vice - doyen de la Faculté de médecine de Yaoundé, chargée de la Recherche et de la coopération.
Depuis hier donc, elle remplace officiellement Suzanne Mbomback à la tête du ministère de la Promotion de la femme et de famille. En espérant tout de même que la cacophonie qui a régné autour d'elle au moment de sa nomination n'était que le fait de l'émotion. Et ne sera que de courte durée.

Dorine Ekwè




Michel Zoah : Sorti de l'anonymat par Paul Biya

Le nouveau ministre des Sports reconnaît qu'il était un parfait inconnu avant sa nomination de mardi dernier.

Quatre minutes ! C'est le temps qu'aura duré la cérémonie d'installation du nouveau ministre des Sports et de l'Education physique, Michel Zoah. Laquelle cérémonie était présidée par le Premier ministre, Philémon Y. Yang. Au ministre des Sports sortant, Augustin Edjoa, le chef du gouvernement a souhaité bonne chance dans ses futures activités. A l'entrant, Philémon Yang a demandé "de faire preuve d'un esprit d'équipe, d'une franche collaboration, d'un dévouement et d'un loyalisme sans faille dans l'accomplissement de [sa] tâche". Des mots prononcés d'une voie posée, à fort accent anglais, après la signature des documents officiels. La cérémonie s'est déroulée sous le regard intéressé de nombreux cadres du Minsep et curieux qui voulaient, à l'occasion, coller un visage aux noms du Pm et du nouveau patron du département des sports.

La salle de conférence du Minsep avait d'ailleurs été prise d'assaut plusieurs quarts d'heure avant l'heure indiquée des manifestations qui ont accusé une heure de retard. A l'extérieur, ce n'était pas la grande affluence. A côté de la grande famille du sport et des proches du promu, la fanfare de l'Injs et les balafons de l'Association des Bayam-Sellam se chargeaient de chauffer l'atmosphère plutôt détendue. Le visage fermé d'Augustin Edjoa, sanglé dans un costume bleu clair rayé, tranchait tout de même avec le calme apparent de Michel Zoah, vêtu d'un costume bleu nuit. Néanmoins, au terme de la cérémonie d'installation, les deux ministres se sont retrouvés dans le cabinet dudit ministère en compagnie des directeurs et d'autres proches collaborateurs.
Augustin Edjoa, avec un sourire un brin nostalgique, a remercié à l'occasion ses anciens collaborateurs avec qui il a cheminé entre le 7 septembre 2007 et le 30 juin 2009 : "Nous avons réalisé un certain nombre de choses. Nous n'avons peut-être pas tout réussi. Mais un ministre ne travaille pas seul. Il a des collaborateurs. Au moment où je quitte ce ministère, je voudrais vous demander d'apporter un peu plus de collaboration au nouveau ministre et à mon frère dans ce que nous avons commencé", a-t-il déclaré avant de souhaiter "bonne chance" à son successeur. Car, fait savoir Augustin Edjoa à ce dernier, "vous en aurez besoin".

A ses collaborateurs, Michel Zoah a tenu à dire "deux choses : la première c'est que je suis un homme nouveau dans cette maison. J'y arrive sans à priori et sans préjugés. La 2ème c'est que je vous affecte, à chacun d'entre vous, un crédit bancaire de 100%. Il vous revient de fructifier ce crédit-là ou de le débiter. Si vous commencer à le débiter jusqu'arriver au découvert, c'est la rupture. Mais si vous fructifier votre crédit, la confiance ne fera qu'augmenter". Toutefois, la première déclaration officielle de Michel Zoah est allée à l'endroit du "chef de l'Etat, pour la haute confiance qu'il m'a faite, moi, un inconnu, de me confier une si lourde et exaltante responsabilité. Je lui dis merci. Et j'ajoute que dans la mesure du possible, dans la mesure de mes moyens physique, intellectuel et tous les autres moyens, je vais essayer de répondre aux préoccupations de tous les Camerounais en ce qui concerne le secteur que le Chef de l'Etat m'a confié".

Bertille Missi Bikoun




Peter Agbor Tabi : Habitué des festivités

Le domicile du nouveau secrétaire général adjoint de la présidence n'a pas connu une atmosphère particulière.

Hier, mardi 30 juin dernier, l'atmosphère n'était pas particulièrement bruyante au château du nouveau Secrétaire général adjoint de la présidence de la République, Peter Agbor Tabi sis au lieu dit Biteng-Cafco. Non pas que cette " marque de confiance du chef de l'Etat " ne l'intéresse pas particulièrement mais surtout, le Secrétaire général adjoint de la présidence est un habitué de ce genre de situation. Il n'était donc pas question de festoyé. Malgré tout, le tam-tam a résonné, comme pour annoncer à tous la bonne nouvelle. Les personnes ayant accouru pour la circonstance ont pu étancher leur soif grâce aux casiers de bière parqués là pour la circonstance. Des plateaux d'arachides ont également circulé ici et là en l'absence de l'hôte "allé en consultation", selon sers proches aux environs de 20h.

Cette désignation survient quelques mois seulement après l'installation de Peter Agbor Tabi au poste de président du conseil d'administration de la Crtv le 05 janvier dernier à Soa. Il remplaçait alors à ce poste Jean Fouman Akame, nommé Pca de l'université de Yaoundé I. Ancien chancelier et ancien directeur de l'Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), ancien recteur de l'université de Yaoundé et ancien ministre de l'Enseignement supérieur, Peter Agbor Tabi n'a jamais vraiment quitté les amphis. La preuve, même en sa qualité de pro-Chancellor de l'université de Buea où il a séjourné pendant près de 4 ans, il a continué de dispenser les enseignements à l'université de Yaoundé II.
En 2008, il a été désigné "homme de l'année" dans le département de la Manyu dont il est originaire. Cette désignation a été faite par le club dynamique de la Manyu pour récompenser, disait-on alors les efforts mis sur pied pour développer l'éducation dans cette zone. Au poste qu'il occupe depuis hier, Peter Agbor Tabi remplace Philémon Yang, le tout nouveau premier ministre du Cameroun.

D.E.




Maikano Abdoulaye : Le sursaut du briscard

Délogé de la Commune urbaine de Garoua, il devra se ronger les freins à la présidence de la République.

Il n'avait plus été aperçu en public depuis qu'il a quitté ses bureaux de la Commune urbaine de Garoua. Ce hiérarque du régime en place s'est terré dans son harem de Poumpoumré à Garoua. recevant à longueur de journée, de nombreuses personnalités. Et c'est dans cette ambiance studieuse que Maïkano Abdoulaye a appris la nouvelle de sa nomination au poste d'ambassadeur itinérant. Une fonction qu'avait déjà occupée un de ses congénères le défunt Moussa Yaya Sarkifada.
Une marque assurément de reconnaissance du président Paul Biya a cette légende vivante de l'armée camerounaise. Lui qui a fait partie du premier contingent d'étudiants du Nord-Cameroun envoyé en France en 1950 par Ahmadou Ahidjo, alors délégué à la première Assemblée représentative du Cameroun. Bachelier en 1955, Maikano Abdoulaye qui est reçu en 1958 au concours d'entrée aux écoles nationales vétérinaires françaises à Saint-Maur-des-Fossés a été intégré à l'?cole nationale vétérinaire de Toulouse puis effectué un stage à l'Institut d'?levage et de Médecine vétérinaire des pays tropicaux en 1964.

Ce qui débouche sur une thèse de doctorat vétérinaire à la Faculté des Sciences de Toulouse : " Le facteur humain dans l'élevage au Cameroun ".
De retour au pays en juillet 1964, il est nommé adjoint au chef de secteur Nord de l'élevage à Maroua de juillet 1964 à janvier 1966, date à laquelle il est nommé Directeur de l'?levage et des Industries animales au Secrétariat d'Etat à l'?levage du Cameroun oriental. Son long bail au gouvernement s'engage alors le 12 juin 1970 lorsqu'il est nommé ministre de la Fonction publique. Lors du remaniement ministériel du 3 juillet 1972, il devient ministre du Plan et de l'Aménagement du Territoire. Le 30 juin 1975, Maikano Abdoulaye est nommé ministre de l'?levage et des Industries animales avant de faire un come back le 2 mai 1978 au ministère de la Fonction publique. Un strapontin qu'il quitte le 17 juillet 1980 lorsqu'il est nommé ministre des Forces armées. Entre temps le fils de Djalo et de Missa, a pu par décret du 09 mars 1979 changer de nom, passant de Abdoulaye Maikano à Maikano Abdoulaye.

Un simple jeu de mots en somme pour ce fils de la Benoué né en 1932 à Gaschiga, arrondissement de Garoua.
Et le 7 janvier 1982, il est promu ministre d'Etat chargé des Forces armées ; poste qu'il a occupé jusqu'au 22 août 1983. Le 14 septembre 1985, Maikano Abdoulaye devient directeur général de Lanavet (Laboratoire national vétérinaire) près de Garoua. il est mis en retraite le 31 décembre 1993. C'est de cette retraite qu'il est tiré pour gérer la bouillonnante commune urbaine de Garoua contrôlée par l'Undp. Une mission à laquelle il s'est attelé avec plus ou moins de bonheur. Et c'est de l'oisiveté qui l'a gagné depuis qu'il a quitté la Commune urbaine en février dernier, que le président de la République l'a nommé ambassadeur itinérant. Un sursaut pour cet ancien élève de l'école régionale de Garoua, du collège secondaire à Bongor au Tchad et du cours complémentaire de Garoua.

Dieudonné Gaïbaï




Ferdinand Léopold Oyono : La voix de son maître

Le nouvel ambassadeur itinérant reprend du service au moment où l'on parle du rapatriement de la dépouille d'Ahmadou Ahidjo?

Propos recueillis par Parfait TabapsiLe curriculum vitae de l'homme pourrait faire l'objet d'un ouvrage. A 80 ans, il les aura le 14 septembre prochain, Ferdinand Léopold Oyono aura connu un parcours plein. Dans le document que l'on peut retrouver sur le site internet du gouvernement camerounais, l'homme a un parcours qui sort quelque peu de l'ordinaire. On peut même y lire que ce diplomate de formation, ancien stagiaire du Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires étrangères en 1959, en ce qui concerne les décorations et les distinctions, soit plus d'une vingtaine, qu'il a été " blessé en mission commandé lors du coup d'Etat de Skhirat au Maroc "?

Ferdinand Léopold Oyono qui a fait l'essentiel de son parcours diplomatique hors du Cameroun a été en 1960, membre de la délégation camerounaise à la 15ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York qui a vu l'admission de notre pays au sein de l'Onu. Celui qui a quitté le gouvernement en septembre 2006 est revenu au Cameroun en 1985 pour prendre la tête du secrétariat général de la présidence de la République. Puis on le retrouvera l'année d'après à la tête du ministère de l'Urbanisme et de l'habitat. Puis suivra une légère traversée du désert qui n'en sera vraiment pas une, puisque Ferdinand Léopold Oyono, proche parmi les proches du chef de l'Etat, ne quittera vraiment pas les allées du pouvoir. C'est ainsi qu'il reviendra quelques années après comme ministre des Relations extérieures, puis plus tard, ministre d'Etat en charge de la Culture, un domaine qui ne lui est vraiment pas étranger, puisque l'homme, à travers " Le vieux nègre et la médaille ", est également un écrivain connu. Malgré ce changement de portefeuille, Ferdinand Oyono est considéré dans l'opinion comme le véritable patron de la diplomatie camerounaise, lui qui est de tous les déplacements du président de la République, faisant quelque peu ombrage aux différents titulaires du poste.

En 2006, lorsqu'il est remplacé à la tête du ministère de la Culture par Ama Tutu Muna, on croit l'heure de la retraite sonnée pour cet homme, souvent présenté comme la voix de son maître. On se rappelle de sa sortie à Ebolowa, l'une des rares qu'on lui connaisse sur le plan politique, lorsqu'il annonçait ce qui allait devenir plus tard le cheval de bataille de son mentor politique : la révision constitutionnelle qui interviendra finalement en 2008. son retour à la présidence de la République comme ambassadeur itinérant aux côtés d'un autre vétéran de la scène politique camerounaise, Abdoulaye Maïkano ne peut pas être considéré comme le fait du hasard. Au rang des dossiers sur la table du chef de l'Etat, figure celui du rapatriement de la dépouille au Cameroun de feu Ahmadou Ahidjo, le premier président de la République décédé il y a 20 ans à Dakar au Sénégal. On connaît les liens entre le défunt et Maïkano Abdoulye qui fut 19 années durant son ministre des Forces armées et ceux qui lient Paul Biya à celui que l'on présente également comme l'un de ses partenaires préférés de songo?

JFB




Mincom : Issa Tchiroma prend fonction

Le Premier ministre lui a recommandé de faire preuve d'un esprit d'équipe lors de la cérémonie de passation d'hier.
issathiroma
Issa Tchiroma Bakary a officiellement pris les rênes du ministère de la Communication (Mincom) hier mercredi 1er juillet, au lendemain de sa nomination survenue la veille, mardi 30 juin, suite à un décret du président de la République. Prévue à 14h30 d'après le programme officiel établi à cet effet et relayé au journal de 13h sur la radio nationale, c'est avec près d'une heure de retard que la cérémonie de passation de service entre le nouveau Mincom et son prédécesseur, Jean Pierre Biyiti bi Essam (nommé au ministère des Postes et télécommunications), a débuté dans la salle de conférence du bâtiment annexe de ce département ministériel.

En présence, entre autres, du directeur général de la Cameroon Radio Television (Crtv) Amadou Vamoulké, et de son adjoint Francis Wete. Vêtu d'une gandoura blanche, Issa Tchiroma Bakary a fait son entrée dans la salle bondée de monde, précédé de Jean Pierre Biyiti bi Essam. Le Premier ministre Philémon Yang, également nommé à ce poste le 30 juin dernier, fera son entrée quelques minutes après. Au ministre sortant, le chef du gouvernement rendra un hommage pour les "services rendus". Et à l'entrant, le Pm se fait fort de lui dicter les qualités qui l'aideront à mener à bien sa tâche.

Dextérité
Selon le Pm, Issa Tchiroma Bakary devra développer "un esprit d'équipe", faire preuve de "loyalisme", travailler avec "dévouement" et en "franche collaboration" avec les autres membres de son équipe. Originaire de Garoua dans la région du Nord, ce sexagénaire qui a été ministre des Transports (1992-1994), déclarait, juste après l'annonce de sa nomination comme ministre de la Communication, qu'il est conscient qu'il s'agit là d'"une responsabilité énorme". Cet ingénieur des matériaux de construction mécanique option chemin de fer, a connu la geôle pendant six ans, soupçonné d'avoir pris part au coup d'Etat manqué du 6 avril 1984. Il affirme avec beaucoup d'humilité qu'il hérite d'un ministère qu'il va découvrir, de même qu'il reconnaît que le défi qui l'attend est "considérable".

Toutefois,Issa Tchiroma Bakary, par ailleurs président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc)- parti politique qu'il a créé après avoir milité au sein de l'Undp et de l'Andp - se dit prêt à relever le challenge avec l'aide de "ses amis" journalistes. Un soutien qui sera fort bienvenu car le nouveau Mincom, qui s'est offert une séance à huis clos avec son prédécesseur dans le cabinet qui est désormais le sien, devra faire montre de la dextérité avec laquelle il a rattrapé le bouquet de fleurs offert hier par son épouse, pour restaurer la confiance avec les acteurs du secteur et apporter des réponses aux questions liées à l'octroi de l'aide publique à la presse privée, ou à l'attribution de la carte de presse.

Patricia Ngo Ngouem




Luc Sindjoun : Un universitaire rigoureux

Le nouveau conseiller spécial du président de la République a fait des recherches dans des disciplines variées.

Quelques minutes après la nomination de Luc Sindjoun, l'un de ses étudiants au téléphone confiait sa surprise. Avant de dire combien il est redevable à cet enseignant pour la somme des savoirs et la rigueur qui auront caractérisé leurs échanges en amphi et en dehors au fil des ans. "C'est un professionnel au sens noble du terme. Un travailleur d'une rigueur totale. Je n'ai que de bons souvenirs avec lui." Dans la foulée, Paul Vital Bavou actuellement en thèse de science politique à l'université de Yaoundé II ajoute : "je n'oublierai jamais ce jour où il vint distribuer à chacun de nous deux exemplaires de ses ouvrages afin que nous puissions travailler sereinement et mieux préparer notre Dea." Un geste qui en dit long sur le côté humain de celui qui jusqu'à hier occupait les fonctions de conseiller technique à la division de l'information et de la communication du Secrétariat général de la présidence de la République.

Depuis hier donc, il est devenu conseiller spécial à la même présidence. Continuant toujours d'être un proche collaborateur de Paul Biya. Il continuera de mettre à son service le savoir qui est le sien. Cet homme de 45 ans (il est né le 31 mars 1964), est rentré en effet dans l'histoire comme le premier Africain ayant suivi sa formation primaire, secondaire et supérieure en Afrique à être reçu au concours français d'agrégation de science politique, concours qui recrute au grade de professeur des universités. Une performance qui a sans doute compté dans sa désignation comme chef de département à l'université de Yaoundé II en 2005. En prenant ses nouveaux bureaux à la présidence en 2003, il n'a point cessé de poursuivre ses enseignements à Yaoundé II comme ci-dessus indiqué. Une présidence qu'il a rejoint toutefois après avoir été l'un des contempteurs du régime comme l'atteste certaines de ses publications. D'ailleurs, on n'oublie pas à la South Media Corporation sa réaction après une récente livraison des Cahiers de Mutations qui reprenait justement l'une de ses contributions publiée dans un collectif par le conseil pour le développement des sciences sociales en Afrique (Codesria).

Comme scientifique, il a travaillé dans des domaines aussi divers que les relations internationales, la sociologie politique, les systèmes politiques comparés et la théorie politique. Des travaux qui lui ont permis d'obtenir en 2006 le Prix scientifique de la francophonie en sciences sociales (2003/2004). Sa notoriété est d'ailleurs à l'origine de sa désignation en 2007 par le conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur (Cames) comme président du jury du concours africain d'agrégation de droit public et de science politique. Il a été aussi admis en janvier 2008 comme membre de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer (France). Il est par ailleurs vice-président du comité exécutif de l'International Political Science Association et président de l'association africaine de science politique. Une somme d'expériences qui pourrait donner des indications sur les tâches et missions que va lui confier le président de la République une fois entré en fonction.

Propos recueillis par Parfait Tabapsi, Mutations




Mme Youssouf née Hadjidja Alim : Sur les étables de l'Education de base


La nouvelle Ministre est une passionnée des questions sociales.

C'est assurément une révolution de palais qui s'est opérée hier au Ministère de l'Education de base. Mme Youssouf née Hadjidja Alim, député Rdpc de la circonscription de la Bénoué-Est est appelée à prendre le relais de Haman Adama personnalité ressource du Rdpc dans le département de la Bénoué. Une promotion pour cette veuve issue d'une famille prestigieuse de la région du Nord, celle du tout premier ambassadeur du Cameroun en Arabie Saoudite Hammadou Alim. Sur les pas de son feu père de ministre, elle entre au gouvernement pour gérer les questions de l'éducation de base. Des questions qui rentrent dans le vaste chantier qu'elle avait engagé alors qu'elle officiait comme délégué régional du ministère de la Promotion de la femme et de la famille pour le Nord.

Une fonction qu'elle a quittée pour se frotter au suffrage universel au cours des dernières élections législatives.
Dans la liste de la Bénoué Est conduite par Aliyoum Fadil, elle réussit à se frayer un chemin à l'hémicycle de Ngoa Ekellé. Une véritable aubaine pour cette infirmière de formation qui a du recourir aux amphis de l'Ecole nationale d'administration et de la magistrature pour se bâtir une carrure. Elle en sort pour engager une carrière administrative qui la conduit dans les recoins de l'administration en charge de la promotion de la femme et de la famille.
La nouvelle ministre de l'Education de base a par ailleurs le mérite d'être l'une des protégées de Mme Yaou Aïssatou. Cette dernière étant d'ailleurs assimilée à Garoua à sa marraine politique. Une posture que peut également revendiquer Marafa Hamidou Yaya avec qui la proximité de la désormais Minedub n'était qu'un secret de polichinelle ces dernières semaines.

Dans le landernau familial de Mme Youssouf née Hadjidja Alim, cette nomination s'apparente à une consécration pour la famille. Alim Aboubakar Konaté son frère, Iya Mohamed fils adoptif de feu son père sont entre autres éléments de sa famille qui occupent des fonctions publiques évidentes. Elle prend le relais d'un ministère dont les activités sont appelées à être décentralisées et devrait donc permettre de lever les goulots d'étranglements observés jusqu'ici dans les mécanismes de transfert des compétences aux collectivités territoriales.
Cette promotion de la secrétaire à l'Assemblée nationale Hadjidja Alim opère une mue importante dans le département de la Bénoué qui s'en sort avec cinq membres du gouvernement. Une indéniable marque de confiance à la ville qui a vu naître le premier Président de la République. Mais davantage à l'une des rares femmes élue député dans la partie septentrionale du Cameroun

Dieudonné Gaïbaï, Mutations


 

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