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Cameroun: les avancées de la lutte contre le VIH et l'hépatites

Cameroun: les avancées de la lutte contre le VIH et l'hépatites

Les résultats des recherches sur la prise en charge de ces pathologies ont été présentés jeudi dernier à l’hôpital central de Yaoundé.

Présenter les résultats des recherches sur la prise en charge des personnes infectées par le VIH et les hépatites. Tel était l’objectif visé par l’atelier organisé le 7 juin dernier dans la salle Laurence Vergne de l’hôpital central de Yaoundé. Les travaux étaient présidés par le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, en présence de son collègue de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.
L’atelier a mis en exergue les résultats de trois études menées par des chercheurs dans le domaine de la prise en charge des personnes infectées par le VIH et les hépatites. Ces études étaient réalisées sous la supervision de l’Agence nationale de recherche sur les hépatites et le VIH (ANRS).
L’étude portant sur « l’essai ACTA », réalisée sur des patients infectés par le VIH a permis de mettre en avant les nouveaux schémas thérapeutiques permettant de sauver potentiellement plus de 80 000 vies par

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an. L’étude sur « l’essai ANRS 12286 MOBIDIP » a abouti à des résultats prometteurs qui proposent un allègement thérapeutique. Avec un traitement moins cher, présentant moins d’effets secondaires et n’imposant pas le renforcement du suivi virologique des patients.
« L’essai ANRS TAC », quant à lui, montre que les antirétroviraux à action directe (AAD) contre l’hépatite C peuvent être aussi efficaces dans les pays du Sud que dans ceux du Nord. Ce résultat plaide en faveur d’un large accès aux AAD en Afrique subsaharienne où l’épidémie liée au virus de l’hépatite C est jusqu’à présent négligée.
« Ces études contribuent à la connaissance globale sur l’infection à VIH et son traitement, puis sur l’hépatite C en confirmant le succès de la nouvelle thérapie », a confié Dr Laura Ciaffi, chercheur à ANRS.
Le ministre de la Santé publique a saisi l’occasion pour rappeler aux chercheurs que la diffusion des résultats obtenus constitue une étape fondamentale de la recherche opérationnelle en santé. Il les a rassurés en annonçant que les rapports qui découleront de leurs travaux constitueront des outils de référence en matière d’information et d’aide à la décision et que leurs contributions seront exploitées à leur juste mesure.


Georges Emmanuel TSAYID

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