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Cameroun : vers un nouveau comptage physique des salariés publics

Cameroun : vers un nouveau comptage physique des salariés publics

Une opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) sera lancée «dès la période de paie du mois d’avril courant» au Cameroun, a informé dimanche, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze.

Cette opération «obligatoire», qui rentre dans le cadre du processus de rationalisation de la dépense salariale et s’étale jusqu’en juin prochain, «a pour but d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’État tous les agents publics y émargeant irrégulièrement du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré», explique le ministre.
La collecte des données y relative s’effectuera ainsi auprès des banques, établissements de microfinance et des postes comptables assignataires.
Le recensement physique des salariés du public, note-t-on, a été annoncé dans la circulaire présidentielle relative à la préparation du budget de l’État pour le compte de l’année 2018.
En août 2015, le ministère de la Fonction publique avait menacé 10375 agents publics de radiation du fichier solde de l’État au cas où ils ne se pliaient pas sous huitaine aux opérations de recensement physique destinées à détecter les salariés fictifs dans leurs administrations respectives.
Le

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phénomène de fonctionnaires fictifs, note-t-on, semble faire de la résistance au Cameroun en dépit des multiples opérations de dénombrement physique des salariés de l’État.
Début avril 2010, l’on apprenait que 15.000 nouveaux fonctionnaires fantômes, qui s’ajoutaient à 200 autres agents de l’État ayant atteint l’âge limite de la retraite et qui, par divers trucages, continuaient d’émarger dans les caisses publiques, avaient été débusqués dans le fichier solde, percevant des indemnités et des salaires indus avec un lourd préjudice pour le Trésor public.
En mars 2009, 3000 autres agents fictifs étaient découverts dans le fichier solde public pour la période 2003-2005, le mode opératoire prenant sa racine au niveau des recrutements et l’évolution des carrières.
En novembre de la même année, le ministère des Finances révélait que la traque aux fraudeurs avait permis de réaliser des économies budgétaires de l’ordre de 5 milliards FCFA chaque mois, pour une masse salariale mensuelle fluctuante alors estimée à 53 milliards FCFA.

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