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Les bienfaits de la pratique du vélo :: Cameroun :: Cameroon

Les bienfaits de la pratique du vélo :: Cameroun :: Cameroon

Le grand prix International de cyclisme Chantal Biya s’est déroulé la semaine dernière au Cameroun, à la satisfaction des observateurs avertis, des organisateurs participants et du public. Le renouveau du cyclisme camerounais amène l’Association Multi-Activités Physiques (A.M.A.P), à travers cet article, à s’associer aux efforts des dirigeants de notre cyclisme.

Il ressort de la littérature sportive relative au cyclisme que certains grands esprits ont été des adeptes de la pratique du vélo.
Nous citons entre autres, -Lénine (homme d’Etat russe, qui avait reçu sa bicyclette en cadeau en 1903 de sa belle-mère Elizaveta Vassilievna. Il s’installa à Paris dans le 14ème arrondissement en décembre 1908. Il enfourchera tous les jours son vélo pour se rendre à son lieu de travail) ; -Pierre et Marie Curie de France (Spécialistes de la radioactivité, qui avaient reçu d’un proche cousin, à l’occasion de leur mariage le 26 juillet 1895, deux bicyclettes, qui seront leur unique instant de détente. Ils ont roulé sur les routes de campagne et ont visité l’Ile de France. Pour fêter l’admission de Marie Curie au Concours d’agrégation, les deux époux avaient sillonné l’Auvergne. Marie Curie a toujours fait du vélo, même quand elle était enceinte.
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Curie décède le 19 avril 1906 des suites d’un accident de la route sur son vélo) ; -les écrivains Wells H.G, Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Renard, Léon Tolstoἵ, Réné Fallet, Ernest Hemingway, Alfred Jarry. Plus proche de nous au Cameroun, parmi les adeptes du vélo, nous avons Paul Biya, feu docteur FOFE, feu docteur Bomba Hyacinthe (pharmacien) etc..
Les résultats des travaux scientifiques des biologistes et physiologistes des activités physiques confirment le rôle du sport en général et du vélo en particulier dans le renforcement de la santé. Toutefois, on observe pour le cas du cyclisme que le matériel utilisé (vélo) et les lieux de sa pratique pourraient entraver son évolution.
L’objectif général de cet article est d’amener la majorité des hommes et des femmes à pratiquer du vélo.
Les objectifs spécifiques sont les suivants :
- l’énumération des raisons évoquées pour ne pas pratiquer du vélo ;
- la présentation des aspects spéciaux du cyclisme et de ses bienfaits tant sur l’ensemble du corps humain que dans la quête de la perte du poids corporel ;
- la vulgarisation de la physiologie des sports ; Parmi les raisons avancées pour ne pas pratiquer le vélo nous avons :
- l’étroitesse de nos rues et le non-respect du code de la route par les conducteurs d’engins ;
- le mauvais état de certains véhicules croisés par le cycliste (défectuosité du système de freinage, absence de phares) ;
- la pollution de l’air (poussière, gaz rejeté par les engins etc.) ; -la facilité avec laquelle les vélos sont volés ; -l’absence de toilettes aux lieux de travail pour se débarbouiller quand le vélo serait le moyen de locomotion utilisé pour s’y rendre.
Allongement de l’espérance de vie Malgré ces raisons non encourageantes pour la pratique du vélo, nous nous associons au docteur Hillman de Grande Bretagne qui, au moyen d’une équation complexe dans laquelle étaient intégrés les dangers encourus pendant la pratique du vélo et le gain de santé général obtenu suite à une pratique régulière du vélo, concluait que les bénéfices sont vingt fois supérieurs aux dangers encourus et que, de façon générale, la pratique régulière du vélo allonge l’espérance de vie de deux ans minimum. Vous serez nombreux à relever que des avancées sont faites en Grande Bretagne quant au respect du code de la route et de l’entretien des véhicules, ce qui n’est pas le cas chez nous.
Comme d’autres sports, la pratique du vélo provoque des renforcements aux niveaux des muscles, du cœur, des coronaires, des poumons etc. Au niveau de la circulation sanguine, l’effet du vélo est plus important que celui des autres sports d’endurance, comme nous le verrons plus bas.
Le vélo renforce en général tous les groupes musculaires du corps humain et en particulier le cou, les cuisses, les muscles situés derrière la cuisse (ischio-jambiers), les triceps brachiaux, les dorsaux et les mollets. Notons que les muscles du ventre (abdominaux) ne sont pas très renforcés et devront donc être travaillés en dehors de la pratique du vélo. Ces observations s’appliquent aussi chez les femmes et ces dernières ne gagnent pas de gros mollets quand le travail est bien fait.
La pratique du vélo rend les muscles plus toniques et permet aussi une perte de graisse corporelle grâce aux grandes activités de certaines enzymes de la lipolyse (destruction des graisses). Les mouvements de pédalage améliorent la capillarisation musculaire (multiplication de petits vaisseaux sanguins appelés capillaires) et par ricochet l’oxygénation du muscle.
Au niveau du cœur, la pratique du vélo provoque une diminution de la fréquence cardiaque de dix à quinze battements par minute. Il n’est pas rare de trouver chez certains cyclistes de haut niveau, une fréquence cardiaque de 29 battements par minute. Ce pouls n’a rien de pathologique chez les sportifs de haut niveau. Il résulte d’une augmentation du volume du cœur suite à une bonne élasticité des ventricules (cavités du cœur) qui contiennent assez de sang et qui se contractent beaucoup moins pour expulser le même débit sanguin. Rappelons que chez le cycliste non entraîné, la quantité de sang expulsé du ventricule gauche (volume systolique) est proche de 70 millilitres alors que chez les cyclistes entraînés, ce volume dépasse 100 millilitres.
Renforcement du système nerveux Toujours au niveau du cœur, la pratique du vélo renforce le système nerveux parasympathique dont le rôle est d’abaisser l’activité cardiaque d’une part et d’autre part permettre l’irrigation sanguine du cœur à travers l’agrandissement du diamètre des artères coronaires, dont le rôle est de nourrir le cœur. Parallèlement, un réseau d’irrigation du cœur est mis en place. Dès qu’une artère principale se bouche, ce réseau parallèle entre en activité. Au moyen des calculs, les physiologistes du sport ont pu trouver que la pratique de dix kilomètres de vélo par jour pouvait diminuer de moitié le risque d’infarctus.
La particularité du vélo sur la circulation sanguine comparativement aux autres sports d’endurance se situe au niveau du drainage des arbres veineux et artériel qui sont comme de petits cœurs d’appoint.
En effet, quand le cycliste pédale, il provoque des contractions des puissantes masses musculaires des jambes (n’oublions pas que le cycliste est porté par le vélo, ce qui n’est pas le cas dans d’autres sports). Ce sont ces contractions qui amènent l’effet de drainage des arbres veineux et artériel. Le vélo permet de faire des efforts de longue durée qui favorisent une augmentation graduelle du volume sanguin de un à deux litres. Les phénomènes physiologiques sous-jacents sont :
1- l’albumine (une protéine) provoque une augmentation de la capacité du sang à capter de l’eau et à réduire sa viscosité ;
2- une augmentation du nombre de globules rouges qui ont une grande déformabilité, est observée ;
3- les taux des différentes fractions de cholestérol se modifient : le chiffre total et la fraction du mauvais cholestérol (LDL) s’abaissent alors que la fraction du bon cholestérol (HDL) s’élève. Les deux premiers mécanismes cités favorisent une fluidité du sang et une moindre tendance à l’agrégation avec pour conséquence une réduction du risque thrombotique.
L’association des trois mécanismes cités permet un moindre risque cardiovasculaire. Au niveau des poumons (où l’on trouve environ 300 milliards de petits vaisseaux sanguins qui, mis bout à bout, atteindraient environ 2000 kilomètres), le sang capte l’oxygène pour le donner par exemple aux muscles. La pratique régulière du vélo permet des augmentations du volume thoracique et de la surface d’échange entre l’air et le sang. Cette surface d’échange équivaut à peu près à l’aire d’un court de tennis.
Malgré tous ces bienfaits consécutifs à une pratique régulière du vélo, force est de reconnaître qu’elle provoque aussi certains désagréments au niveau de l’assise. La selle du vélo est relativement dure, tout simplement pour éviter au cycliste, de grandes pertes d’énergie dans les phases successives d’écrasement des matériaux, surtout quand il (cycliste) roule avec des cale-pieds ou des attaches automatiques. Les cyclistes (surtout les professionnels) qui passent plusieurs heures en selle, sont l’objet des frottements entre leurs jambes. Ces frottements provoquent souvent un durcissement de la région comprise entre l’anus et les parties sexuelles (le périnée). Ce durcissement peut atteindre la taille d’un œuf de pigeon. Les cyclistes professionnels surnomment ce durcissement « la troisième couille ». Comme autre désagrément consécutif à la position sur la selle, il y a l’engourdissement de la verge consécutif à la compression de l’artère honteuse au niveau du canal d’Alcock. Nous rappelons qu’une pratique du vélo durant cinq minutes pourrait entraîner une baisse d’irrigation en sang (perfusion sanguine) du pénis. Dans certains cas très graves (très rares d’ailleurs), cette mauvaise irrigation en sang du pénis peut provoquer une période assez prolongée d’impuissance. Il est possible de réduire voire d’éviter cette impuissance sexuelle. Le cycliste doit simplement -adopter un bon positionnement sur toute la surface de la selle. Le rôle des entraîneurs devient très important ici ; -changer si possible sa selle de vélo ; -éviter d’adopter très longtemps la position dite de « bec de selle » (voir avec un entraîneur de cyclisme pour description) ; -se lever de temps en temps sur ses pédales.
En conclusion, comme la majorité des activités physiques, la pratique du vélo favorise l’activité optimale de toutes les fonctions naturelles et participe à la perte de poids. Au niveau circulatoire, elle a de meilleurs effets que d’autres sports d’endurance. Malgré quelques désagréments au niveau de l’assise, le vélo est une représentation de la vie comme l’a si bien relevé le savant Einstein que je cite « la vie c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre ».
Alors, décidez-vous à faire du vélo si vous ne le faites déjà.
AMA Pierre, est titulaire d’une Habilitation à diriger les recherches en physiologie des sports et d’un Master of Sciences en biologie de l’Activité Physique.
Tandis que AMA MOOR Vicky, épouse NKEGOUM est médecin biologiste et Master en biochimie biotechnologique.

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