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Cameroun: Vodafone - Afrimax, le tandem qui finance le terrorisme en Afrique-centrale ?

Cameroun: Vodafone - Afrimax, le tandem qui finance le terrorisme en Afrique-centrale ?

Si la ministre des postes et Télécommunications a relevé le 14 juin dernier la situation d’illégalité dans laquelle prospère Vodafone, l’avis de recherche pour financement du terrorisme et autres délits graves récemment émis à Douala et qui vise des hauts cadres de cette compagnie de communication électronique viennent corroborer le danger qu’elle représente pour le Cameroun.

Blanchiment des capitaux, financement du terrorisme en Afrique centrale, fraude sur la législation des changes, abus de biens sociaux, faux en écriture privée et de commerce, la charge de dame Halimatou HASSANA contre les nommés Lars STORK, Antoine PAMBORO et Wilfried SAMA respectivement chief operations officer vodafone frimax, Directeur général de Vodafone et Directeur financier de Vodafone est sans appel. C’est entre les lignes d’un avis de recherche lancé ce 14 juin 2017 par la Brigade territoriale  de Bonandjo que l’information nous parvient. Dans l’éventail des griefs on évoque en clair, des paiements fictifs effectués par le Sieur PAMBORO,  représentant d’Afrimax Cameroun et de NORTHWAVE au profit de certaines entreprises dont les prestations ne sont pas justifiées à l’instar de l’entreprise Belitran qui a cru devoir réclamer le paiement de « frais d’annulation d’un précompte » d’un montant de 131.000.000 FCFA ou des « frais d’obtention de la taxe d’exonération

de » 60.000.000FCFA. De plus, pour l’exercice 2016  les états financiers font ressortir une perte comptable nette de 6.628.802.607 FCFA pour l’entreprise NORTHWAVE. L’expert comptable en charge de la certification des comptes de l’entreprise a émis de sérieux doutes sur la réalité des chiffres avancés, ce qui confirme passablement la pratique d’une fausse comptabilité ; les devises distraites seraient mis à disposition de groupes terroristes et autres mouvements radicaux qui assaillent l’Afrique centrale, concluent les plaignants.  Tout part du rachat par la société AFRIMAX BV de la totalité des parts sociales détenues par les associés de la société NORTHWAVE. Une fois effectif le nouveau propriétaire s’est engagé dans une vaste procédure de renouvellement du personnel, notamment pour des postes stratégiques, confinant  dame Halimatou à s’occuper des tâches sans prise avec sa qualité de représentant légal de la société NORTHWAVE. A l’initiative de cet associé unique de NORTHWAVE, une assemblée générale extraordinaire va être  organisée à l’insu de dame Halimatou pour plusieurs raisons ; au fil de cette assise en effet,  de profondes reformes sont effectuées : la création d’un poste de cogérant, l’autorisation accordée aux nommés Campbell SMITH , Randy ROTTIER, Antoine PAMBORO , Léo SKARLATOS, ZELEKE TEMESGEN et Wilfried  SAMA d’émarger sur les comptes bancaires de la société NORTHWAVE SARL (des décisions aux antipodes de toutes les résolutions prises par dame halimatou.). Voila qui va laisser prospérer  toutes les irrégularités évoquées plus haut tant les décisions concernant la gestion des comptes de l’entreprise ne pouvaient plus être prises que par  les personnes sus citées. Après sa (presque) mise à l’index, dame halimatou sera informées d’importants mouvements de fonds faits par ces personnes. Des transactions vont se faire de plus en plus régulières, avec des montants colossaux, sous le couvert de la structure AFRIMAX BV. Elle décide d’entamer une procédure pour en savoir sur ces manœuvres.  Si les responsables des sociétés  NORTHWAVE SARL et AFRIMAX conviés à cette réunion du 12 juin 2017 honorent le rendez-vous,  il n’en a été rien car Lars STORK ainsi que son conseiller, Me ETAH AKO se sont retirés de la salle en présence d’autorités administratives (dont le gouverneur du littoral) qui présidaient l’entrevue. Un retrait qui témoigne de ce qu’ils redoutaient d’être mis en cause, et de façon factuelle, par le mémorandum dans lequel  dame halimatou dénonce les agissements criminels des représentants des sociétés NORTHWAVE SARL et AFRIMAX. C’est par l’entremise du Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures que cette affaire a été portée auprès des autorités compétentes, ce qui a induit cet avis de recherche émis  par la Brigade territoriale de Bonandjo (Douala). En attendant d’en savoir, cette implication des responsables de Vodafone dans ces basses manœuvres renforce l’idée selon laquelle cette entreprise de télécommunication ne disposant d’aucune licence pour exercer sur le sol camerounais est davantage un danger qu’une aubaine pour le Cameroun. Le pays de Paul BIYA a de surcroît moult raisons de craindre pour son intégrité car l’alliance Vodafone et Afrimax opérant conjointement au Cameroun est un tandem de sociétés (néerlandaise et britannique) n’ayant aucune existence légale sur son sol –dont la traçabilité n’est pas envisageable. L’Afrique en miniature serait entrain de lutter contre le terrorisme et les guerres pendant que des entreprises qu’elle abrite les financent. A charge pour les entreprises locales et les organisations de la société civile d’œuvrer aux cotés du gouvernement camerounais dans la traque de ces investisseurs malveillants comme le fait le  Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures.

Baloum Amchide, 237online.com

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