Arthrose au Cameroun : la maladie touche aussi les jeunes

Arthrose au Cameroun

300 millions de personnes vivent avec l’arthrose dans le monde. À Yaoundé, Jean Tabi en fait l’expérience depuis cinq ans, à 70 ans. Mais le cas de Paul Wandji, 27 ans, diagnostiqué à huit ans déjà, montre que cette maladie articulaire ne se limite plus aux personnes âgées, loin de là.

Une maladie qu’on croyait réservée aux anciens

Jean Tabi est médecin lui-même. Il raconte avoir constaté la douleur au niveau des articulations des genoux, avec un gonflement progressif. « Je suis parti à l’hôpital et on a fait une radio », se souvient-il. Le diagnostic est tombé, une gonarthrose, forme d’arthrose qui touche le genou spécifiquement.

Depuis, le septuagénaire compose avec des douleurs récurrentes. Les anti-inflammatoires soulagent, mais l’effet passe et la douleur revient. Il ne peut plus courir, ni même se courber sans difficulté. Le footing, qu’il pratiquait avant, est devenu un souvenir.

Paul Wandji, lui, a repéré ses douleurs articulaires bien avant l’âge adulte. Il évite désormais de marcher pieds nus, porte des chaussettes régulièrement et surveille son alimentation, en particulier le sel et le sucre.

Génétique, obésité, diabète : le rhumatologue explique

Le Dr Paul Eloundou, rhumatologue, casse une idée reçue. « On pensait que l’arthrose était une maladie liée au vieillissement », rappelle-t-il. Pourtant des sujets jeunes, parfois 25 ou 30 ans, développent une arthrose secondaire. Le mécanisme est différent, mais réel.

Les facteurs génétiques accélèrent la dégradation du cartilage chez certains. D’autres facteurs, environnementaux ceux-là, aggravent le tableau. Le diabète en fait partie. L’obésité aussi, à travers les cellules adipeuses qui sécrètent une hormone nocive pour les articulations.

Le signal du médecin est sans détour, quand on bouge les articulations, on les protège. Rester actif, perdre du poids si besoin, manger moins salé et moins sucré, ce sont les conseils qui reviennent. Et en cas de traumatisme au genou, jeune ou âgé, une prise en charge rapide s’impose, sinon l’arthrose secondaire guette.

Franchement, ça pose question sur les habitudes alimentaires et sédentaires qui s’installent chez les jeunes camerounais sans qu’on y prête attention.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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