Affaire Forjindam : Un témoin décline sa responsabilité

Une audience du procès de l??ancien Dg du Chantier naval s??est tenue hier à Douala.Durant tout son interrogatoire par Me Um, avocat de la partie civile, Atouga Jules Roger, qui est entendu comme témoin du ministère public depuis la dernière audience du 23 décembre 2009, s??est voulu précis: «Je m??occupais de la trésorerie, des opérations bancaires, du recouvrement et des finances au sein du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic)», a-t-il répondu à l??avocat au sujet de sa mission au sein de l??entreprise. Il déclare en outre ne pas être venu en mission commandée dans le but de trouver d??éventuelles fraudes

financières.Au cours de l??audience d??hier, mercredi 06 janvier 2009, au tribunal de grande instance du Wouri, celui qui était trésorier de l??entreprise au moment des faits, et désormais directeur financier et comptable adjoint à l??issue du conseil d??administration du 29 décembre 2009, a reconnu que, «comme trésorier, je m??occupais des recouvrements du Cnic, j??étais à l??origine des dépenses et je m??occupais de toutes les opérations partant du Cnic et de tout ce qui était rapprochement bancaire, ainsi que du retrait des relevés de banque». Des tâches qui, dit-il, lui étaient attribuées par le directeur financier. Et, en tant que chef de section trésorerie, le témoin a reconnu avoir la «traçabilité» de tout ce qui sortait de la banque comme liquidités.Or, à la question de l??avocat de savoir s??il y avait des discordances entre la situation de la banque et celle de la caisse, il répond sans hésiter : «je n??avais pas la responsabilité de la caisse qui était gérée par Doumbè Jean Lebon». A en croire le trésorier, en effet, il n??y avait pas de description de tâche ni de fonction, et la caisse de la société était sous le contrôle de M. Doumbè et de «la hiérarchie».Et, en cas de problème, il s??adressait au chef de service financier et comptable, Samuel Youta «au regard de la réalité de ce poste et compte tenu du fait que je n??avais pas de mission précise», souligne-t-il. Toutefois, d??après Atouga Jules Roger, la procédure d??approvisionnement de la caisse était respectée. Cet approvisionnement était fait dans le but de répondre à des besoins urgents, tels que les salaires des employés, le paiement d??un fournisseur ou encore un besoin ponctuel, mentionne-t-il. «L??ordre d??approvisionnement était donné par le Dg. Et lorsque la somme était importante, de l??ordre de 50 millions Fcfa, le caissier se faisait accompagner par une personne en plus du chauffeur», ajoute t-il.Le témoin déclare par ailleurs n??avoir pas souvenance des manquements en caisse courant les exercices 2003, 2004 et 2005, tel que l??avait déclaré le commissaire aux comptes Charles Kooh II pendant son audition. L??audience se poursuit ce jeudi, 07 janvier, avec le même témoin devant la barre.Blaise Djouokep (Stagiaire), Mutations

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