Au rang des motifs, la non application des nouveaux prix des boissons,le défaut d??affichage des prix et la publicité mensongère. Entamée depuis la semaine dernière, la campagne de contrôle entreprise dans les débits de boisson par la délégation régionale du Commerce pour le Centre a déjà porté des fruits. Sur les 400 établissements visités dans les départements du Mfoundi et de la Mefou-et-Afamba, 86 ont été scellés. La principale infraction étant le défaut de publicité des prix applicables. Pour Etienne Essala, chef de la brigade de contrôle régional, cette descente s??explique par le fait que « les opérateurs économiques veulent faire de la récupération, sous le prétexte d??une hausse généralisée des prix, alors que seuls quelques produits sont
concernés », explique-t-il. En fait, il préfère plutôt parler d??un réaménagement des prix de la part des brasseries du Cameroun. Si certaines boissons, surtout alcoolisées, ont connu une hausse, les boissons hygiéniques quant à elles ont subi une baisse de prix. Certains prix sont même restés inchangés. Mais sur le terrain, les nouveaux prix ne sont pas appliqués. C??est ainsi que les équipes de contrôle ont constaté trois principales infractions en relation avec les prix. La plus courante étant le défaut de publicité des prix. « Les propriétaires peuvent ainsi fixer les prix qu??ils veulent, à l??insu du consommateur », souligne Etienne Essala. Il y a également la pratique des prix illicites, la publicité mensongère, les dépôts clandestins et les ventes discriminatoires. « On a vu des tenanciers afficher les prix et pratiquer autre chose. A titre d??exemple, quelqu??un affiche 500 F pour les bières et une fois qu??un consommateur est servi on lui présente une facture de 550 F. Certains vendent même les jus à 450 F alors qu??ils coûtent désormais 350 F », déplore le chef de brigade de contrôle. Par ailleurs, depuis l??entrée en vigueur des nouveaux prix le 1er janvier dernier, les consommateurs se plaignent d??une pénurie de boissons dans certains débits. « Tout le week-end, je n??ai pas pu offrir à boire à mes visiteurs parce que tous les bars de mon quartier ne sont pas approvisionnés », se plaint Bernadette M., résidant à Nsimeyong. Mais de source proche des Brasseries du Cameroun, il s??agit d??une pénurie provoquée. « Il est question de permettre aux commerçants de liquider les anciens stocks aux anciens prix, avant d??entamer la nouvelle tarification », affirme notre source. Toutefois, les choses étaient censées rentrer dans la normale lundi, avec la reprise des ravitaillements.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM, CT
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