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| Menace écologique au cœur de Douala |
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| Écrit par Le Messager |
| Mardi, 14 Février 2012 14:27 |
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Deux cimenteries de part et d'autres des deux rives du Wouri. Le 19 septembre 2011, M. Badel Danga Ndinga, alors ministre des Mines, de l'eau et de l'énergie procéda dans le domaine portuaire de Douala, au lieu dit Base Elf, à la pose de la première pierre de la Dangote Industries Cameroon Limited, une entreprise de production du ciment appelée à donner un coup d'accélérateur dans ce secteur très sollicité au Cameroun. Juste en face de Cimencam.
Depuis quelques semaines le site est sécurisé par une clôture en bois. On y observe également la présence de quelques engins et des techniciens qui s'affairent à jauger le sol. On n'est sans doute plus loin des travaux de terrassement pour les fondations devant soutenir l'usine de la future cimenterie. Selon les informations glanées à bonne source par Le Messager, la Dangote Industries Cameroon Ltd est censée produire 1,2 millions de tonnes de ciment par an. Elle embauchera environ 1500 employés pour les travaux de construction et 200 personnes lors du démarrage de la production. Coût des investissements : 52 milliards de francs Cfa, une véritable bouffée d'oxygène pour l'économie nationale et un considérable cheval de bataille dans la lutte contre le chômage. Toutefois, les travaux préliminaires observés à la Base Elf suscitent des inquiétudes non moins considérables. Les nombreux sportifs qui se livraient tous les jours, notamment les samedis et dimanches au jogging et autres exercices physiques voient leur arène se rétrécir au point où d'aucuns ne savent plus où aller. Les promeneurs non moins nombreux, des amateurs de la pêche sportive et autres activités nautiques qui n'avaient plus que ce site pour s'approcher le plus près possible du fleuve se posent des questions. Pour les Sawa, c'est une épée de Damoclès qui hypothèque désormais la célébration du Ngondo. Au-delà de ces inquiétudes parmi tant d'autres les écologistes se demandent comment le gouvernement a pu admettre la présence d'une deuxième cimenterie juste en face de la Cimencam. Avec tous les risques de pollution que cela peut entraîner. Selon nos sources, la décision d'implanter la future cimenterie aurait été prise sans aucune étude d'impact environnemental. Même la Communauté urbaine aurait été royalement ignorée alors qu'une telle unité de production doit nécessairement être intégrée dans le Plan directeur d'urbanisaton de la ville en cours d'élaboration, selon des sources crédibles. Par ailleurs, dans la perspective de construction d'un second pont sur le Wouri, à Douala, cet ouvrage ne pourrait passer que par là. Encore que du temps où Joseph Dipita Pokossy Doumbè était délégué du gouvernement, il nourrissait un ambitieux projet d'aménagement d'un lieu de promenade à cet endroit. Projet rangé aux oubliettes avec le départ de son initiateur de la Cud.
Un surplus de nuisances |






