La pose de la première pierre pour la construction de la salle devant accueillir la bibliothèque du lycée de Baneghan (Commune de Penka-Michel) s'est déroulée mercredi dans l’enceinte même de ce lycée. Charles N'tolla, le président et chef de projet de l'association de droit français, L'école sous l'arbre, a saisi l'occasion pour offrir à ce partenaire d’espoir des ballons de football et handball, et une modique somme de 20 000 francs CFA pour l'aménagement d'un potager au sein de cet établissement d'enseignement secondaire public. L’école sous l'arbre est une fois de plus de retour au Cameroun pour sa traditionnelle foire humanitaire du livre. L'université de Dschang qui accueille cette caravane
depuis mardi 7 février, et ce jusqu’au 9 février, est la dernière étape d'une opération inaugurée par Yaoundé et qui s'est poursuivie par Douala. La foire humanitaire du livre est une action visant à rendre le livre accessible à tous.
La grande innovation cette année c’est le prix du livre. Les éditions antérieures, il fallait débourser 5000 francs, 2500 francs, ou encore 1000 francs CFA pour acquérir un livre. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Le prix unique de 2500 francs CFA a été adopté pour l'édition 2012. Il s'agit, expliquent les responsables de l'association, d'amener chaque citoyen à pouvoir s'offrir un livre. En marge de la foire, un don de plus de 6000 livres a été fait à l'université de Dschang. L'université de Buéa quant à elle en avait reçu 8000 cette année. A la question pourquoi cette association tarde-t-elle à mener ses activités dans la partie septentrionale du pays, Charles N'tolla regrette tout simplement la lenteur des responsables des universités de Ngaoundéré et Maroua à répondre aux correspondances à eux adressées en vue de formaliser le partenariat entre leur institution et l'association. Mais il se décrispe, en parlant du Groupe Bolloré à travers la Camrail qui a été contacté dans ce sens. Transporter les stocks vers le nord Cameroun coûte cher, et l'association a besoin de partenaires, notamment les collectivités territoriales décentralisées et les entreprises citoyennes.
La foire humanitaire du livre est pour l'école sous l'arbre, présente sur plusieurs fronts, une vitrine. Collecter des livres auprès de généreux donateurs (établissements scolaires, bibliothèques municipales, particuliers, éditeurs, et libraires, entre autres) et les mettre à la disposition des nécessiteux est un argument de poids pour soutenir d'autres projets non moins ambitieux et socialement utiles et indispensables. Ainsi, des puits d'eau, des bibliothèques, l'électrification solaire, des salles de classe, des latrines, des infrastructures sanitaires sont réalisés au bénéfices des populations qui en font la demande tout en apportant leur contribution.
Le regret, c’est que chaque année, la foire humanitaire arrive lorsque les étudiants, sa cible première, sont en composition. Ce qui ne leur permet pas de disposer de temps pour se ravitailler.
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