Soutenez-nous!

Newsletter Subscription

L'ouverture sur le Cameroun::Législatives 2012 :Le Mec de Fritz Pierre Ngo fait des propositions. | Politique

Espace juridique sur 237online.com

google+1

La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Législatives 2012 :Le Mec de Fritz Pierre Ngo fait des propositions. PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La Nouvelle Expression   
Jeudi, 02 Février 2012 15:38

Le Président du Mouvement des Ecologistes Camerounais était face à la presse le 31 janvier 2012 au siège de son parti à Akwa Douala.Devant les hommes et femmes de médias, Fritz Pierre Ngo a bien voulu se confier, trouvant ainsi l'occasion de parler à ses pairs de l'opposition afin «d'arrêter une stratégie, dans le souci majeur d'empêcher le Rdpc, de réaliser une véritable razzia
lors des prochaines élections municipales, législatives et sénatoriales», a-t-il déclaré dans ses propos introductifs. Et pour cela, poursuit-il, la nation camerounaise a besoin d'une opposition forte. «Même si l'on considère que la politique n'a pas de logique, mais par contre n'a de logique que celle des intérêts, il serait donc grand temps et même urgent que les populations, le pouvoir, l'opposition, la société civile, les ONG soient conscients des enjeux considérables que revêt la prochaine échéance électorale, notamment les Municipales, les Législatives et autres». L'orateur du jour, l'unique d'ailleurs, pense que la restructuration d'Elecam est un impératif pour avoir une opposition forte qui va suivre de bout en bout le processus électoral en apportant des amendements pour permettre au pouvoir de faire des aménagements nécessaires. Toutes choses selon le président du Mec qui auront «le seul but de prévenir tout débordement avant, pendant et après ces scrutins qui s'annoncent rudes». Proposition pour proposition, Fritz Ngo, invite Elections Cameroon à invalider toutes les candidatures qui n'auront pas au préalable, déclaré leurs biens et à distribuer les cartes d'électeurs un mois avant le scrutin et qu'un calendrier électoral soit disponible et publié à temps. De même, il souhaite que le financement des partis politiques soit lisible et visible au lieu d'être occulte comme c'est le cas en ce moment.
Il a été aussi été question de la présence de l'opposition à l'Assemblée nationale. Et partant d'un constat selon lequel, l'opposition était devenue minoritaire à l'Assemblée Nationale et que les textes qui y étaient votés ne connaissaient aucune modification, il a proposé que l'opposition s'organise de manière à barrer la voie au parti au pouvoir au lieu de continuer à le subir. «Le problème auquel il faut trouver une solution, et en urgence pour arrêter la déception des citoyens et leur éloignement de la chose politique au jour le jour : c'est de poser un diagnostic pur, définir les priorités politiques, une ligne d'entente pour éviter lors des consultations électorales l'invasion du parti au pouvoir, ce qui serait synonyme du désespoir de tout un pays ».

 

Le rôle de l'opposant

C'est cela aussi le rôle de l'opposant qui, d'après le Mec, « ne doit pas se limiter à critiquer les actions du gouvernement. Il doit se demander ce qu'il a fait pour que demain ne soit plus comme aujourd'hui, sans que rien ne puisse être dit efficacement ou fait à cause des lois de la République ». Le travail reste donc immense pour le politique et les partis de l'opposition quant aux échéances futures. Et ce ne sont pas les conseils qui manquent «il faut penser et retenir des stratégies permettant sa présence au niveau de l'Assemblée Nationale, afin que la bonne gestion de notre pays s'y prépare». Et pour les municipales et législatives 2012, Fritz Pierre Ngo propose aux partis politiques de tout bord de « ne présenter les candidats que dans les circonscriptions où ils ont la chance numériquement de gagner, donner les consignes de vote juste, sinon, notre pays aura des lois qui seront toujours appliquées avec vantardise, quand bien même elles ne permettront pas de rendre service de manière optimale au peuple qui, lui-même ne sait plus faire le peuple».
Idées élaborées sont celles du citoyen d'abord et du politique ensuite qui parle de l'institutionnalisation de la démocratie au Cameroun. Dans un document remis à la presse, on peut lire : «l'état de la démocratie dans notre pays est caractérisé par un discours politique dominant qui exerce un pouvoir de coercition aliénant, voire infantilisant selon les circonstances sur l'ensemble des acteurs. Il n' y a point de concertation entre les acteurs politiques. L'espace politique est dominé par une majorité écrasante qui annihile toute velléité de débat. Alors même que la force de la démocratie réside dans l'intensité de la contradiction entre les acteurs ». Et au citoyen de se demander : Pouvons-nous alors affirmer que la culture de la démocratie s'est installée dans notre pays ? La réponse reste bien mitigée pour Fritz Pierre Ngo, qui observe toujours, vingt années après, le parcours de la démocratie au Cameroun.

 

Ajouter un Commentaire