Des hauts représentants de la diplomatie sud-coréenne, dont l'ancien ambassadeur de ce pays serait au centre d'une vaste enquête pour fraude La saga sur les diamants de Mobilong, localité située à près de 600 kilomètre à l'est de Yaoundé la capitale du Cameroun, se poursuit. Elle ne se situe pas au niveau l'exploitation, mais il s'agirait d'un scandale politique en République de Corée du sud, le pays du partenaire du projet. Au
Cameroun c'est encore le grand silence sur cette affaire et les apparitions coréennes, sont toujours relatives à de nouveaux dons (Centre des urgences, développement de la riziculture, et autre instituts de formation). Pourtant en Corée du sud, de nombreux diplomates et même l'ancien ambassadeur en poste à Yaoundé, sont au cœur de graves accusations de fraude, en rapport à ce projet d'exploitation des diamants au Cameroun. L'affaire qui a débuté en fin d'année 2011, prend aujourd'hui les allures d'un scandale national, dans un pays où l'exigence de bonne moralité est au dessus de toute considération. Selon des informations rapportées par le Korean Times, un diplomate sud coréen, Kim Eun-seok, est accusé d'avoir influencé l'augmentation des prix de l'action de l'entreprise C&K Minning en relayant des fausses données sur le volume potentiel de diamant découvert au Cameroun. Déjà suspendu pour cette faute, on l'accuse aussi d'avoir filé le tuyau à ses amis et des membres de sa famille, leur permettant d'acquérir des actions avant l'explosion des prix, rapporte le journal. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères et du Commerce aurait décidé de servir et de faire de ce problème un exemple. Je m'excuse auprès du peuple pour tout ceci, je suis plein de honte. Aussi, je suis choqué qu'une telle situation survienne et, nous allons y voir clair et faire en sorte que ce type de chose ne se produise plus, a déclaré en substance Kim Sung –hwan, l'ancien ministre coréen des Affaires étrangères, en poste lors de la mise ne place du projet, dans une interview accordée à un média local: Yonhap News Agency.
Moins de diamants qu'annoncés Dans l'affaire du diamant de Mobilong, on apprend aussi qu'un membre du parlement coréen a mis en cause l'ancien ambassadeur de Corée au Cameroun. Dans une interview radio diffusée, Jung Tae-geun, un député indépendant de ce pays, a fait savoir que Lee Ho-sung, alors qu'il était en poste au Cameroun, a relayé sous le couvert des identifiants de son premier secrétaire, le câble qui donnait à l'entreprise de C&N Minning une valeur inestimable. Cela n'a pas de sens qu'un ambassadeur puisse transmettre un câble sous les identifiants d'un de ses collaborateurs. Pour ma part ce seul fait est la preuve de la collusion entre cet ancien ambassadeur et l'entreprise d'exploitation de diamant a fait savoir le député coréen, selon des informations rapportées par des médias de ce pays. Décembre 2011, un communiqué du ministère coréen des Affaires étrangères (MOFAT), annonce que C&K Minning a découvert le jackpot au Cameroun. Une réserve annoncée de 420 millions de carats de diamants, soit deux fois la quantité extraite dans le monde actuellement. Le communiqué confirme aussi que le gouvernement camerounais, a déjà donné son accord pour exploitation ce qui est vrai. Immédiatement, le prix des actions de C&K Minning ont grimpé pour atteindre un niveau qui malgré le scandale n'a pas encore baissé aujourd'hui. L'enquête est ouverte par des députés de l'opposition au parti au pouvoir actuellement et aboutit à la conclusion que les réserves camerounaise de diamant ont été surévaluées. Les indicateurs de référence attribués à des études du PNUD sont introuvables.
Silence radio au Cameroun Au Cameroun, seuls quelques médias en parlent, mais au plan politique il est difficile de prévoir ce qui va se passer. Le ministre Ndanga Dinga qui a piloté le projet jusqu'à l'obtention du permis d'exploitation signé par le président Paul Biya, a été sorti du gouvernement. Ce projet de diamants à Mobilong a souvent été présenté comme un des projets majeurs des grandes réalisations. Les politiques présentaient déjà le Cameroun comme un pays des diamants. On ignore aujourd'hui si les dirigeants avaient eu vent de ce que la valeur des réserves avait été surévaluée. Lors de la toute première apparition du scandale au grand jour, il avait été indiqué que certaines autorités coréennes, mettaient en cause le Cameroun, pour avoir validé les résultats sur les réserves. Discrètement au ministère des Mines on s'étonne de ces affirmations. Nous on n'a pas la technologie pour faire ce type de travaux, ce sont les partenaires qui ont fait l'évaluation sur la base des critères internationaux, nous on leur a fait confiance déclare une source proche de ce ministère. Sur le sort du projet, les informations manquent aussi. Mais le décret d'autorisation d'exploiter donnait jusqu'au 16 décembre 2011 à C&K Minning pour lancer le travail sous peine de retrait. Là aussi il est difficile de savoir si la disposition sera appliquée. Au bureau de C&K à Yaoundé, personne ne veut parler de cette affaire. Jusqu'aujourd'hui par contre, on ignore comment la fuite est survenue. Selon un correspondant de la radio anglaise BBC en poste à Seoul (Capitale de Corée du sud), de nombreux scandales de corruption sont souvent mis à jours dans ce pays, précisément dans les périodes électorales. La commission parlementaire coréenne des investigations et des enquêtes devraient rendre son verdict d'ici la fin de la semaine. Les vrais visages de ce scandale seront connus.
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