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| Cameroun: La Tva suspendue pour les petites entreprises |
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| Écrit par Le Jour |
| Mercredi, 01 Février 2012 09:30 |
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Les contribuables qui réalisent un chiffre d'affaires inférieur à 50 millions de FCfa ne sont plus astreints au paiement, ni à la retenue de la taxe sur la valeur ajoutée.
Depuis le 1er janvier 2012, le régime de base est supprimé tel que le prévoit la loi de finances 2012 votée à l'Assemblée nationale et promulguée par le chef de l'Etat. Ce régime était réservé aux entreprises individuelles réalisant un chiffre d'affaires (Ca) annuel compris entre 15 et 50 millions FCfa. Désormais, ces entreprises seront classées dans le régime du simplifié, qui rassemble les contribuables ayant un chiffre d'affaires égal ou supérieur à 10 millions et inférieur à 50 millions de francs Cfa. La conséquence de cette réforme, qui ramène à trois les régimes d'imposition des entreprises (régime de l'impôt libératoire, régime simplifié et régime du réel), est que les entreprises du régime simplifié n'ont plus obligation de facturer la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et de la collecter. Elles ne pourront non plus se la voir retenir à la source par les personnes légalement habilitées.
Le 23 janvier dernier, lors de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du ministère des Finances, Alfred Bagueka Assobo, le directeur général des Impôts, a expliqué à ses collaborateurs les contours de cette réforme. Il a disserté sur le thème « Réforme des régimes d'imposition pour une contribution citoyenne aux grandes réalisations ». D'après lui, le classement des contribuables observé depuis le 1er janvier dernier est fonction du chiffre d'affaires (Ca) du contribuable. Secteur informel Cette nouvelle reclassification implique des obligations comptables. Pour le régime du simplifié, le législateur va distinguer selon que le chiffre d'affaires annuel réalisé par le contribuable est inférieur ou non à 30 millions de francs Cfa, explique le Dg des Impôts. « Dans le premier cas, le contribuable est astreint à la tenue d'une comptabilité conforme au système minimal de trésorerie (Smt) prévu par le droit comptable Ohada. Il s'agit d'un système reposant sur un livre des recettes et un livre de dépenses. Dans le second, la comptabilité doit être conforme au système allégé qui comporte, quant à lui, un bilan, un compte de résultat et un état annexé simplifié », précise Alfred Bagueka Assobo. Hausse des prix Pour Raymond Mbadiffo Kouamo, docteur en sciences de gestion et enseignant de fiscalité, certaines omissions sont observées dans cette réforme. La Tva a été suspendue, mais l'alinéa 4 de l'article 149 du code général des Impôts, qui concerne le traitement en fin d'exercice du crédit Tva ou du supplément de la Tva à payer, pour les contribuables du régime simplifié, n'a été ni modifié, ni supprimé. Plus encore, note-t-il, le terme "régime du réel simplifié" ne devrait plus exister dans le code général du Cameroun, au regard de la réforme. Des omissions qui doivent être corrigées pour que les prescriptions du ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, prennent corps. Pour le ministre, il faut, en cette année 2012, «une politique fiscale à la fois incitative et crédible, définitivement orientée vers une croissance durable et en faveur de la création d'emplois stables». |






