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| Cameroun: Le conseil supérieur de la magistrature sur les starting-blocks |
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| Écrit par La météo |
| Lundi, 30 Janvier 2012 10:28 |
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Bientôt convoqué par le chef de l'Etat, le conseil se penchera entre autres sur le dossier disciplinaire de près de 300 magistrats. Branle-bas chez les robes noires
Pour les uns, la sentence risque d'être terrible. Pour les autres, ce pourrait être plutôt la foire aux nominations ou promotions. Dans le premier cas comme dans le second, «chacun ne récoltera que ce qu'il a semé», a déclaré lundi dernier a La Météo, une source proche de ce dossier. Comme cause de la fièvre qui s'est emparée de la magistrature, des fuites selon lesquelles le président de la République, premier magistrat en vertu de la Constitution, aurait instruit le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, «d'accélérer» la préparation du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) et surtout d'y apporter sa touche personnelle en sa qualité de magistrat hors hiérarchie (Laurent Esso est magistrat de formation, Ndlr). Signe que sa convocation ne saurait tarder. Ce que redoutent certains magistrats véreux. L'on se rappelle qu'au mois de novembre dernier au cours d'une séance de question orale, le ministre de la Justice d'alors déclarait aux députés que la prochaine session du CSM allait être l'occasion d'examiner le dossier disciplinaire de près de 300 magistrats. Même si Amadou Ali s'était garde de citer des noms, les habitués des prétoires sont capables d'en lister, avec une marge d'erreur réduite, une bonne centaine de ces brebis galeuses.
Corruption Suite à l'imminence de la convocation du CSM, l'on observe une sorte de danse du ventre autour des hauts cadres du ministère de la Justice. Cela serait le fait de magistrats ayant été mouilles depuis 2010, armée de la tenue du dernier CSM, dans des affaires de pots-de-vin. Ces campagnes de séduction auraient comme destinataire principal, a on croire une source bien renseignée, Laurent Esso, le ministre d'Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et inhérente a cette fonction, vice-président du CSM. A ce dernier titre, il est chargé de «remonter» au président de la République et aux autres membres du conseil, les dossiers disciplinaires des magistrats, pas très catholiques. Cependant, la grande intégrité de Laurent Esso mettrait ces magistrats dans un embarras total. Comment «acheter» un homme «froid» sur qui l'argent et autre influence n'exercent aucun attrait ? C'est la quadrature du cercle a laquelle sont confrontes ces magistrats et leurs réseaux, davantage gagnes par la panique au fur et a mesure que le CSM commence à montrer le bout de son nez. D'autant plus que le ministre d'Etat Esso n'est pas du genre à transiger avec ses principes au nom dune quelconque «fraternité». «Toutes les velléités de cette nature se sont heurtées a un refus carré du Minjustice», témoigne-t-on dans l'entourage du dignitaire sawa. «Tous les dossiers noirs seront épluchés». Comment pouvait-il en être autrement, quand on sait que le retour de Laurent Esso au département de la Justice correspond a la volonté forme du chef de l'Etat de réduire à sa plus simple expression la corruption au sein de la magistrature? Deuxième corps de métier le plus corrompu derrière la police, selon Transparency International. Le Minjustice, nous apprend-on, s'acquitte de sa mission avec une rare abnégation. «Plus d'un mois après sa nomination, des résultats sont déjà perceptibles dans l'action de ce haut commis de l'Etat a qui il revient de mettre en branle le Tribunal criminel spécial, récemment mis en place pour traquer les dénouements de deniers publics», note un observateur averti. Désillusionnes dans leur tentative hypocrite «d'amadouer» Laurent Esso, des magistrats rotors s'en seraient remis en désespoir de cause à Jean Foumane, nous apprend-on. Le secrétaire du CSM serait, aux yeux de ceux-ci qui sont d'ailleurs loin d'être à leur premier forfait le «maillon faible». Va-t-il faire «disparaitre» leurs dossiers une fois transmis à son niveau? Rien n'est sûr. Mais certaines mauvaises langues croient savoir que le Conseiller du président de la République pour les affaires juridiques n'est pas un pape de l'intégrité. II est un impénitent de l'argent non plus, rétorquent d'autres langues. Toutefois au ministère de la Justice, la détermination à voir apparaître le dossier de tous les magistrats indélicats demeure on béton. «Tous les dossiers sales seront ouverts. Quitte aux magistrats convoques de protester de leur bonne moralité devant le conseil de discipline. A ce sujet, les textes du CSM leur reconnaissent le droit à un procès équitable», nous déclare-t-on. Qui a pour du Conseil supérieur de la magistrature? Sur le chapitre des nominations attendues a l'issu du CSM, l'espoir qu'elles seront fondées sur le mérite et la compétence, et non plus sur d'autres considérations inavouables, est grand depuis l'arrivée de nouveaux responsables a la tête du ministère de la Justice. Lors de la dernière réunion du genre le 08 juillet 2010 au palais de l'Unité, il avait été décidé de l'intégration dans la magistrature, des auditeurs de justice de la promotion 2008-2009, également de la promotion et des affectations des magistrats. On le voit, la perspective du CSM est redoutée d'un cote, mais très attendue de l'autre. Avec optimisme cette fois. Et cola est rare pour être souligne à grands traits! |






