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L'ouverture sur le Cameroun::Industrie agroalimentaire: Les maîtres chocolatiers suisses s’intéressent au cacao camerounais | Economie

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Industrie agroalimentaire: Les maîtres chocolatiers suisses s’intéressent au cacao camerounais PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Messager   
Dimanche, 29 Janvier 2012 14:09

Industrie agroalimentaire: Les maîtres chocolatiers suisses s’intéressent au cacao camerounaisEn dehors de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria et de l’Indonésie qui alimentent le marché mondial, les producteurs de cacao suisses explorent également la piste camerounaise. Révélation a été faite vendredi 13 janvier 2012 à Douala au cours d’une conférence de presse organisée par Panora Beschle, une des sociétés qui représente au Cameroun les maîtres chocolatiers suisses. D’après Angèle Bebene, directrice générale de Panora Beschle, «Dans un proche avenir, le chocolat Beschle qui est fabriqué en Suisse selon la pure tradition de Bâle, et importé par avion pour être vendu au Cameroun sera fabriqué à partir du cacao produit au Cameroun. Mais pour l’instant nous l’importons et le conditionnons à une température de 1 à 18è afin qu’il ne perde pas sa saveur». Cette dernière évoque une plus value pour la production locale estimée à près de 215 000 tonnes de cacao au 30 avril 2011 contre 190 000 tonnes en 2010, selon les statistiques de l'Office national du cacao et du
café (Oncc). «La production va augmenter pour les cultivateurs qui feront également plus de bénéfices». L’occasion faisant le larron, Angèle Bebene a vanté les mérites de l’industrie agroalimentaire suisse et présenté la chocolaterie helvétique comme étant «la meilleure au monde».
Réputé pour être un cacao d'appoint grâce à sa belle couleur brique, 60% du cacao camerounais (5è mondial) qui représente 25% des exportations (en dehors du pétrole) est exporté aux Pays-Bas et transformé par Cargill. Avec cette potentielle demande suisse, le Cameroun aura-t-il assez de ressources pour faire face à la nouvelle demande ? «Ce n’est pas un problème, dit Pierre Panta, un agriculteur. Si les moyens nous sont donnés, si les commandes sont passées à temps, nous pouvons augmenter notre production aussi bien en qualité qu’en quantité. Tout dépend de la politique que le gouvernement mettra en place pour nous accompagner dans cette nouvelle aventure. Un recyclage des planteurs est conseillé». En attendant que les maîtres chocolatiers suisses fassent le déplacement pour accorder leurs violons avec agriculteurs et autorités du Cameroun, les agriculteurs camerounais sont dans l’expectative, malgré le fait que les cacaoyers ont pris un coup de vieux dans les régions du Centre, Est, Littoral, Nord-Ouest, Ouest, Sud et Sud-ouest où il est cultivé en majorité, et l’étroitesse des espaces abritant les plantations dépourvues d’arbres protecteurs.

 

 

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