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L'ouverture sur le Cameroun::Près de 100 marchés publics sur 364 déclarés non-conformes en 2010 au Cameroun | Economie

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Près de 100 marchés publics sur 364 déclarés non-conformes en 2010 au Cameroun PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Messager   
Dimanche, 29 Janvier 2012 14:05

Près de 100 marchés publics sur 364 déclarés non-conformes en 2010 au CamerounA l’occasion de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du ministère des Finances, il a été révélé que sur un échantillonnage de 364 marchés passés en 2010, près de 100 n’ont pas respecté la conformité dans la qualité des prestations.
Malgré la batterie de mesures prises pour assurer une bonne exécution des marchés publics au Cameroun, les statistiques continuent toujours de donner des sueurs froides. En 2010 par exemple, quelques 5.461 contrats de marchés publics ont été conclus entre le gouvernement et ses prestataires, pour une enveloppe globale de 661.1 milliards de francs cfa. L’année 2011 par contre, n’a pas été très riche en investissement. Car seuls 3.774 contrats ont été passés, pour un peu plus de 409 milliards de francs cfa.  Mais à regarder de près, on se rend aussitôt compte que plusieurs de ces contrats n’ont pas été remplis tels que conclus entre les parties. Une analyse faite sur un échantillonnage de 364 marchés publics pris au hasard en 2010, a permis à Thomas Mbeutcha, ingénieur de génie civil par ailleurs conseiller technique
n° 1 à l’Agence de régulation des Marchés publics (Armp), de constater que seuls 72% ont respecté la conformité dans la qualité de la prestation. Pire encore, 32 marchés sur les 364 n’auraient même pas été réalisés du tout. « Le taux de réalisation effective des prestations est de 90%. Les 10% restant sont constitués de marchés résiliés, abandonnés, en retard excessif sans début d’exécution au moment de l’évaluation, ou des marchés restés sans suite », explique Thomas Mbeutcha,  lors de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés du ministère des Finances, tenue les 23 et 24 janvier dernier au palais des Congrès de Yaoundé. Ces chiffres pourraient être encore plus préoccupants, d’autant plus que l’échantillonnage retenu ne concerne que 10% des marchés conclus au cours de l’année 2010. Les curiosités ne s’arrêtent d’ailleurs pas là. Le respect des délais de réalisation ne semble pas être la chose la mieux partagée. La preuve : sur les 364 contrats examinés, seuls 196 ont été livrés dans les délais impartis. Soit près de 46% de contrats livrés en retard. Cela se comprend peut-être. Ceci d’autant plus que côté gouvernement, l’exposant du jour fait savoir que seulement 92 des 364 contrats ont été payés à temps par le gouvernement. Les raisons du non respect des délais de réalisation sont bien connues. Il s’agit, y apprend on, du non paiement à temps des prestations, de la faible application des pénalités de retard, de la faible capacité technique et financière des entreprises et l’absence d’objectivité durant la procédure de qualification des soumissionnaires. Pour obtenir une meilleure qualité de la dépense publique, le principal orateur du jour recommande entre autres d’ « allouer les ressources suffisantes aux personnels de suivi et de contrôle de l’exécution des marchés,…». Seulement, des comptables publics présents à cette conférence ont vivement souhaité être prochainement associés au contrôle de l’effectivité des travaux sur le terrain avant paiements, ce qui n’est pas le cas jusqu’ici.

 

 

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