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L'ouverture sur le Cameroun::UPC - Adolphe Papy Doumbe: "Ceux qui viennent pour le positionnement personnel vont échouer" | Politique

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
UPC - Adolphe Papy Doumbe: "Ceux qui viennent pour le positionnement personnel vont échouer" PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Africa Presse   
Mardi, 24 Janvier 2012 10:24

Vous venez d'être désigné comme porte parole de l'UPC à l'issue de la réunion de concertation du 17 janvier 2012, pour vous que représente cette rencontre ?

Ces assises historiques représentent une bonne chose pour le parti, et sont la bienvenue parce qu'on a vu dans la même salle Papy Doumbe, Jean Michel Tékam, Woungly Massaga et Hogbe

Nlend. Nous avons eu un combat rude et long avec beaucoup de patriotes camerounais, qui se réclamaient de l'UPC, et qui ne voulaient pas voir la tête de notre leader Augustin Frédéric Kodock qui vient de partir. Paix à son âme comme j'étais son bras séculier, je me retrouvé au front. Il faut donc essayer de comprendre et de mettre sur pied des mécanismes pour l'avenir du parti. Je crois que c'est une très grande rencontre. J'espère tout simplement que ce n'est pas une ruse pour tromper le peuple camerounais et ce sera concrétisé par les principes d'organisation, de fonctionnement et de discipline. Ainsi nous pourrons arriver là où nous voulons.
Adolphe Papy Doumbe
Il y a 20 ans que l'on n'a pas vu une réunion de rassemblement d'une telle envergure au sein de l'UPC. Pouvons-nous parler de la résurrection de l'âme immortelle ou d'une union de façade ?

C'est justement de ça qu'il s'agit par ce que nous ne voulons pas d'une union de façade. Déjà en 2011 à l'hôtel Hilton, on a vu Ndeh Ntumazah, Kodock, Hogbe Nlend et bien d'autres cadres du parti s'embrasser. Mais on n'a pas fait deux pas l'unité s'est cassée. C'était une unité de façade et je crains que ce soit encore le cas. Nous sommes entrain de mettre sur pied toutes les dispositions pour ce soit une unité durable. Je crois que tout le monde en prenant le train a bien ménagé sa monture sachant que le voyage sera long.

La disparition de Kodock laisse un boulevard aux leaders de l'UPC. Pensez-vous que même les militants sont concernés par les enjeux ?

Personnellement j'ai des ambitions pour le parti. Ceux qui viennent pour le positionnement personnel vont échouer. Il faut s'inscrire dans la dynamique de réconciliation et de rassemblement, parce que nous sommes là, il faut que l'union vienne pour qu'enfin nous formions un grand parti national. J'ai dit que pour les 6 prochains mois nous avons une opération un million d'adhérents. Si chacun se met au travail dans sa circonscription électorale, après un calcul des chiffres nous pouvons atteindre ce cap. Dans 2 ans nous pouvons doubler la mise et se retrouver à 2 millions. Pourquoi pas 10 millions lors de la prochaine présidentielle. C'est un travail de longue haleine et de fond qui demande abnégation, patience, volonté, patriotisme, détermination et conviction. Quant au positionnement je crois qu'il faut que chacun se débarrasse de son ego. Nous devons diluer nos égoïsmes. J'invite les camarades et les sympathisants de l'UPC au travail.

L'UPC est un des rares partis nationalistes à n'avoir pas pu accéder au pouvoir en Afrique. Comment l'expliquez-vous ?

C'est le parti qui a eu un éveil de conscience assez tôt, et les colons l'ont vite compris. Il fallait donc éliminer assez vite les formations politiques qui voulaient tout nationaliser. Les colons ont estimé que pour ce pays le plus riche du Golfe de Guinée, il fallait absolument affaiblir la force politique naissante pour exploiter facilement nos richesses. Cette vision d'exploitation a été l'argument fort qui a justifié l'écrasement de l'UPC. Ailleurs ça n'a pas été le cas, Mandela a été arrêté et libéré après 17 ans de prison. Au Cameroun les leaders politiques ont été éliminés. On a tué Um Nyobe. En Côte d'Ivoire dans le temps, Houphouët Boigny a passé des contrats avec la puissance colonisatrice. En Angola, le parti de libération a lutté jusqu'en 1975. Mais nous avons eu notre indépendance donnée par ceux qui luttaient contre la dynamique de diriger le pays. C'était une volonté des colons français, après avoir écrasé les leaders nationalistes.

Pour beaucoup de Camerounais, l'UPC représente le parti nationaliste qui s'est battu pour l'indépendance de notre pays. Aujourd'hui nous avons l'impression que l'Union des Populations est plus régionaliste voire ethnique que nationale.

Non je dis non. Je suis du Wouri, Kodock était du Nyong et Kelle. Les autres personnalités comme Hogbe Nlend sont de la Sanaga Maritime ainsi de suite. Il y a des camarades qui viennent de la Mifi, du Ndé, de la Mezam qui sont membres du bureau politique. C'est ce que veut le pouvoir actuel, pour qu'on croit que l'UPC est divisée. C'est faux. Lors des législatives de 1992 les résultats affichaient pour l'UPC, 5 députés dans le Wouri, 4 à l'Ouest, 3 dans la Sanaga Maritime...Ces performances donnaient déjà la confirmation du parti. Au Nord, à l'Est et même au Sud on avait de bons résultats. Il fallait tout faire pour créer d'autres partis dans le but d'arracher les sympathisants de l'UPC, et puis à cause des médias qui n'ont pas bien fait leur boulot au retour du multipartisme, l'UPC a laissé les plumes. Actuellement il faut reprendre les choses à zéro. Après avoir fait un diagnostic sérieux nous savons ce qui a freiné notre parti. Nous voulons dire que l'UPC est un parti national, et c'est le seul d'ailleurs qui répond à toutes les aspirations. Il est un parti nationaliste dont les militants aiment profondément leur pays et peuvent mourir pour lui. Il n'y a pas un autre parti au Cameroun qui a eu un comportement nationaliste comme nous.

 

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