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L'ouverture sur le Cameroun::Pénurie: La crise du carburant gagne le Nord | Economie

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Pénurie: La crise du carburant gagne le Nord PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Messager   
Lundi, 23 Janvier 2012 13:46

Pénurie: La crise du carburant gagne le NordLa flambée du prix du zoua-zoua n’a pas fini de faire courir les différents consommateurs vers les stations services.
La semaine dernière, le quotidien «Le jour » révélait fort à propos dans ses colonnes, la pénurie du carburant à l’Extrême-Nord. Le signataire de l’article en question a baladé son œil de reporter dans les artères de Maroua et quelques stations services de la ville où l’offre s’avère inférieure à la forte demande des consommateurs. Cela est dû en partie à la hausse des prix du carburant frelaté sur toute l’étendue de la partie septentrionale. Ce weekend par exemple, le prix du litre de zoua-zoua se vendait à 650 dans la presque totalité des villes de l’Extrême-Nord.  En revanche à Kousséri et Maroua, ce coût oscillait entre 650 et 700 Fcfa pour le litre de zoua-zoua. Encore fallait-il en trouver. Pour le reste à Yagoua et Kaélé il fallait débourser jusqu’à 725 Fcfa pour abreuver son réservoir.

Des responsables du dépôt Scdp, Société camerounaise de dépôt pétrolier, de Garoua se disent débordés. Et avec la fermeture de la raffinerie de N’djamena par le président Idriss Déby Itno, la galère des automobilistes de Kousséri et N’djamena est multiplié par cinq (05), a indiqué une source à la présidence tchadienne. En plus de susciter la crise, l’embarrassante situation du «zoua-zoua» depuis la fermeture de la frontière nigériane pourrait amplifier le phénomène d’incivisme fiscal. Ce d’autant plus qu’elle coïncide avec l’avènement d’une série de nouvelles taxes établient par la loi de finance 2012. Au regard de la méforme des recettes douanières en ce début d’année, il n’est pas osé de formuler quelques réserves sur l’atteinte des prévisions du premier trimestre 2012. La vignette sur le carburant d’origine douteuse par exemple peine à se faire accepter sur le terrain par les seigneurs de la contrebande et autres trafiquants. Vont-ils obtempérer une fois la frontière nigériane ouverte ? Rien n’est moins sûr. Soulignons que ces prévisions au plan national sont arrêtées à hauteur de 550 milliards de nos francs.
Si les stations services de Garoua et Maroua frôlent déjà la pénurie, les pompistes de Ngaoundéré par contre se frottent allègrement les mains. « Tous les consommateurs de zoua zoua préfèrent maintenant aller à la pompe parce que ça coute moins cher depuis la fermeture de la frontière du côté du Nigeria », constate Salimou Salatou, un chauffeur de taxi à Garoua. Par conséquent « On réalise les chiffres d’affaires pas comme avant. Nos recettes variaient entre 1 500 000 et 2 000 000 Fcfa. Maintenant on vend jusqu’à 4 500 000 Fcfa. Si ça pouvait continuer vraiment ça nous arrangerait », a souhaité un pompiste en service dans une station dans la périphérie de Ngaoundéré.

 

 

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