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| Assassinat : Un chinois tué à Obala |
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| Écrit par Mutations |
| Lundi, 23 Janvier 2012 11:02 |
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Le corps sans vie de Ji Xiaofing a été retrouvé samedi dernier par les vigiles d'une société de transfert d'argent.
La petite boutique de Ji Xiaofing à Obala est obstinément fermée en cet après midi du dimanche 22 janvier 2012. Elle est même scellée. Sur la porte, est placardée une note du commissaire Taiwe. «Procès verbal. Objet: Assassinat et vol aggravé.» peut-on y lire. La veille samedi, cette note n'y était pas, mais la boutique était déjà fermée. Dans cette ville dont la plupart des habitants s'adonnent à l'agriculture, les populations vaquaient tranquillement à leurs activités. Tout était apparemment calme. Presqu'assez pour faire oublier le fait du jour: Un Chinois, l'unique à s'être établi dans la ville, a été retrouvé mort dans sa boutique à l'aube de ce samedi. Ce sont les vigiles en faction dans l'agence locale d'une société de transfert d'argent voisine au petit commerce de la victime, qui ont fait la macabre découverte, aux environs de 3h du matin. Ils ont immédiatement alerté les autorités. D'après le docteur Mbiam, l'un des médecins qui étaient sur les lieux du crime, Ji Xiaofing a reçu «un coup sur la tête car, il a une blessure profonde, et des traces de strangulations». Son corps a été transporté pour la morgue de l'hôpital de district d'Obala. D'après ses voisins celui qui se faisait appeler «A Nti» (Monsieur, Excellence, Honorable... en langue locale) était devenu un Eton. Dans les témoignages recueillis, l'affliction le dispute à l'incrédulité. «Il était déjà comme notre frère! Il mangeait même l'okok, et le nzom! Je n'arrive pas à croire qu'il est mort comme cela» s'exclame l'une de ses voisines, qui refuse manifestement de se soumettre à la réalité des faits. «Hier, j'ai fais la layette de ma cadette chez lui, en sortant, il m'a demandé quand est ce que j'accoucherai, il était environ 14h. Dans la soirée quand je rentrai on s'est encore vu. Ce matin on m'a appris qu'il est mort. Je suis dépassée» raconte, inconsolable, une autre voisine de l'expatrié. Agé d'une trentaine d'année, «A Nti» vivait à Obala depuis environ deux ans. Il était propriétaire d'un supermarché.
Sujet sensible Ils ont été interpellés, puis interrogés. Et les enquêteurs restent muets sur ce qu'ils ont pu retirer de cet interrogatoire. |






