Soutenez-nous!

Newsletter Subscription

L'ouverture sur le Cameroun::Diamants de Mobilong : Le gouvernement sud-coréen ordonne une enquête | Economie

Espace juridique sur 237online.com

google+1

Convertisseur de dévises

Currency Converter

La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Diamants de Mobilong : Le gouvernement sud-coréen ordonne une enquête PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Lundi, 23 Janvier 2012 10:37

Séoul a du reste suspendu son ambassadeur chargé des ressources naturelles, accusé d'avoir participé à la surévaluation.
L'affaire de la surévaluation des diamants de Mobilong, localité située dans la région de l'Est fait grand bruit en Corée du Sud, pays qui explore ces réserves diamantifères en partenariat avec le Cameroun. En effet, le correspondant de Radio France International (Rfi) à Séoul, Frédéric
Ojardias, a révélé vendredi dernier sur les ondes de «la radio mondiale» que «plusieurs hauts fonctionnaires sud-coréens ainsi que les responsables de l'entreprise Cnk International font l'objet d'une enquête très médiatisée. Ils sont accusés d'avoir volontairement surévalué la valeur du gisement de la mine diamants de Mobilong, au Cameroun dans le but de réaliser des bénéfices colossaux en bourse». Selon Rfi, l'affaire commence en décembre 2010. L'entreprise sud-coréenne Cnk international décroche les droits d'exploitation d'une mine de diamants au Cameroun. Le gouvernement sud-coréen, euphorique, estime alors la valeur du gisement à 420 millions de carats(*), soit 2,5 fois le montant total de la production mondiale en 2007.
Séoul parle alors de «succès de sa diplomatie des ressources naturelles» et la valeur des actions de Cnk est multipliée par 4,6 en 16 jours. «Hélas, très vite, les doutes s'accumulent quant à la richesse réelle des mines de Mobilong. De nombreux fonctionnaires sud-coréens sont suspectés d'en avoir tiré un profit personnel. Le 17 janvier 2012, Séoul a réagi en suspendant Kim Eun-sok, son ambassadeur pour les ressources naturelles, accusé d'avoir joué un rôle actif dans cette surévaluation frauduleuse. Des membres de sa famille avaient acheté des actions Cnk avant l'annonce de l'accord, réalisant ainsi d'immenses bénéfices. Hier, c'est au tour du patron de l'entreprise d'être poursuivi : l'opération lui aurait rapporté 55 millions d'euros. Les procureurs sud-coréens ont promis de convoquer d'autres suspects très haut placés dans les jours qui viennent, parmi lesquels un ancien vice-ministre», a indiqué le correspondant de Rfi à Séoul.

Responsabilités
En rappel, la Corée du sud aurait saisit au mois de décembre dernier, la Commission des Nations Unies pour le règlement des litiges. Séoul affirmait avoir été «bernée» par des études présentées par les autorités camerounaises faisant état de ce que des gisements diamantifères de l'Est du pays étaient les plus importantes au monde. Au ministère de l'Industrie, des Mines et du Développement technologique, l'on indiquait que «ce sont les Coréens qui ont quantifié les réserves de Mobilong à travers leurs recherches. L'évaluation des minerais nationales quand elles sont effectuées, les résultats sont certifiés par des expertises internationales, parmi lesquelles des cabinets allemands». Officiellement, l'ambassade de Corée avait infirmé l'information relative à une plainte contre le Cameroun, mais officieusement, une source interne à cette représentation diplomatique déclarait à Mutations que «le gouvernement camerounais a une grande part de responsabilité dans cette affaire, et il doit l'assumer pour l'image du Cameroun et pour les relations économiques futures entre nos deux pays». La suite de l'affaire semble, pour l'heure, dégager la responsabilité des autorités camerounaises.

 

Ajouter un Commentaire