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L'ouverture sur le Cameroun::Cameroun: Le gouvernement s'engage contre la corruption | Politique

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Cameroun: Le gouvernement s'engage contre la corruption PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La Nouvelle Expression   
Lundi, 23 Janvier 2012 09:21

Le Premier ministre, a présidé le 12 janvier 2012, à la cérémonie de lancement de la deuxième phase du projet CHOC (Changer d'Habitude - s'Opposer à la Corruption) dont la première phase a donné un résultat mitigé selon une étude technique.
Cette cérémonie a été marquée par la signature d'un accord entre les partenaires techniques et financiers du projet et le Gouvernement du Cameroun, représentés par M. Michel Balima,
Représentant résident du PNUD et Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Laurent Esso, ministre d'Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et Yaouba Abdoulaye, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, de la planification et de l'aménagement du territoire chargé de la Planification.La première phase du programme a été consacrée à l'élaboration de la stratégie nationale de la lutte contre la Corruption. Le lancement de la deuxième phase a fait savoir Michel Balima, «marque l'engagement de la communauté des partenaires au développement et de gouvernement du Cameroun à accompagner les cellules ministérielles, la société civile et la Conac dans le développement des outils qui les aideront dans la mise en œuvre de cette stratégie ». Cette phase qui ira de 2012 à 2016 bénéficie d'une enveloppe de 2 470 259 dollars soit 1.235.129.500 Fcfa.
L'évaluation faite de la première reste toutefois mitigée. D'aucuns pourraient dire que le Programme Choc a duré cinq ans. Il a en effet été lancé en 2007 et devrait normalement s'achever en 2009. Mais c'est plutôt en décembre 2011 que le programme a pris fin. Toutefois, précise des sources proches du Programme, Choc n'a eu que 3 ans d'activité effective. Elaborer une stratégie nationale de lutte contre la corruption, procéder a l'internalisation de la convention des Nations Unies contre la corruption, renforcer les capacités de la société civile et du secteur privé dans le cadre de la lutte contre la corruption, renforcer les capacités des institutions nationales que sont la CONAC, les cellules ministérielles et les institutions privées telles que la section nationale de Tranparency International et les autres ONG. Tels étaient les objectifs du projet CHOC I (Changer de comportement, s'opposer à la corruption) lancée en février 2007 dans le cadre d'une convention signée entre le gouvernement camerounais et le Pnud.
Ce Programme a reçu une enveloppe d'un milliard de FCFA pour une durée de trois ans. Ce financement devrait accompagner l'action du Programme national de gouvernance, notamment dans son volet «lutte contre la corruption». L'un des défis majeurs du gouvernement camerounais était l'appropriation de la convention des Nations Unies contre la Corruption ratifiée par le Cameroun en 2007. Cette convention instaure des normes universelles de lutte et de prévention contre ce fléau mondial. Il est donc question pour le gouvernement de l'internaliser dans les lois nationales.
Au cours de la réunion présidé le 8 février 2011, par le Premier ministre Philémon Yang en sa qualité de président du Comité de pilotage de Choc, le coordonnateur-résident des Nations Unies et représentant- résident du programme de développement au Cameroun de l'époque, Thierry Mertens, avait déclaré que l'ONU et le gouvernement du Cameroun ont convenu d'une prolongation de deux ans du projet afin d'être en mesure d'évaluer les résultats.Si les résultats sont difficilement mesurables, il faut relever quelques indices encourageant, notamment la volonté politique manifestée par le Cameroun en ratifiant la convention des Nations Unies contre la corruption en 2006, la volonté des partenaires internationaux à appuyer la lutte contre la corruption au Cameroun en synergie. Cette synergie d'action se manifeste aussi au niveau des Organisations de la société civile spécialisées dans cette lutte. Mais il est reproché au Programme, un manque de communication et de concertation entre partenaires internationaux. Or cette situation pourrait conduire au retrait de certains bailleurs et décrédibiliser le programme. Il y a également, un manque de transparence des institutions engagées dans la lutte contre la corruption au Cameroun, relevé par une étude. Des craintes subsistent aussi au niveau de l'amélioration de l'indice de perception de la corruption au Cameroun, qui contraste avec la réalité de la corruption qui persiste.

 

 

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