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| Booster le commerce intra africain par les reformes des systèmes de paiement |
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| Écrit par Eddy Patrick DONKENG, 237online.com Depuis Addis Abeba |
| Dimanche, 22 Janvier 2012 11:51 |
« Un système de paiement se compose d'un ensemble d'instruments, encaissant des procédures et, typiquement, les systèmes interbancaires de transfert de fonds qui assurent la circulation monétaire ». En Afrique, ils sont plus coûteux et moins efficaces. La finalité du paiement n'est pas toujours garantie et le coût des transactions et des frais bancaires est très élevé dans les CER. De plus, le volume des échanges entre africains, est insignifiant en valeur absolue devant celui entretenu avec d'autres continents. L'autonomisation et l'intensification des économies africaines dépendront entre autres de la révision des systèmes d'échanges et donc des paiements intra-africains.Lors d'un voyage et de passage dans une station service pour faire le plein de carburant, au moment de régler la consommation en espèces comme cela est de coutume dans ce pays de l'Afrique centrale, le pompiste fait une demande surprenante a l'usager: "voulez-vous être remboursé dans une monnaie étrangère?" Car, "certains clients nous paient dans une monnaie que nous ne pouvons pas utiliser ici et nous les proposons a ceux des clients qui en ont besoin". Extrait d'une histoire vécue. On pourrait se contenter d'une simple lecture factuelle de l'histoire et se limiter a sa banalité pourtant le fait est marquant et permet de relever l'impossibilité de la situation dans certaines autres sous région économique du même continent. Souhaitée ou non, il est aujourd'hui encore impossible dans certains pays africains de faire circuler la monnaie (a l'intérieur et/ou a l'extérieur). En termes de coût, de temps, de commodité, d'adaptabilité et de finalité sur l'ensemble du continent, les systèmes de paiement sont souvent inefficients. Un transfert international de fonds quand il est possible grâce aux réseaux électroniques - qui en principe ne dure que le temps d'un clic pour aller à l'autre bout du monde peut, dans certains cas, mettre des semaines pour parvenir au bénéficiaire d'un autre côté de la frontière. Pareil pour le traitement d'un chèque qui peut prendre parfois, plus d'un mois dans des pays de l'Afrique subsaharienne. Parler du commerce intra africain, suppose également parler des échanges intra africains. Les résultats attendus auraient alors des implications directes au niveau de l'élargissement des services de paiement à travers les frontières et une régionalisation plus accrue. Pour y parvenir, des actions sont à mener au niveau du développement des TIC, de l'économie informelle, des Accords de Partenariat Economiques africains ; de la considération de l'approche genre et de l'implication effective de la jeunesse africaine. Booster le commerce intra africain est possible si au delà de toutes actions, les systèmes de paiement et de transferts de fonds servent en premier les femmes et les jeunes. |






« Un système de paiement se compose d'un ensemble d'instruments, encaissant des procédures et, typiquement, les systèmes interbancaires de transfert de fonds qui assurent la circulation monétaire ». En Afrique, ils sont plus coûteux et moins efficaces. La finalité du paiement n'est pas toujours garantie et le coût des transactions et des frais bancaires est très élevé dans les CER. De plus, le volume des échanges entre africains, est insignifiant en valeur absolue devant celui entretenu avec d'autres continents. L'autonomisation et l'intensification des économies africaines dépendront entre autres de la révision des systèmes d'échanges et donc des paiements intra-africains.