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| Alamine Ousmane Mey : Le grand argentier fait ses marques |
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| Écrit par Mutations |
| Vendredi, 20 Janvier 2012 10:12 |
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Un mois environ après sa nomination, le nouveau Minfi s'engage sur des «sentiers glissants».
Dans sa livraison de lundi dernier, l'hebdomadaire L'oeil du Sahel, parlant des (nouveaux) ministres du grand Nord, qui n'ont toujours pas organisé de fêtes au «village», relaie ces propos de Mahamat Ali, couturier à Kousseri, des propos destinés au (nouveau) ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey : «Nous attendons notre fils, mais nous savons qu'il est très occupé et que aussitôt qu'il aura dégagé du temps, il viendra». Même si dans le même article, il est indiqué «le 14 janvier dernier, en marge d'une visite en N'Djamena, il [Alamine Ousmane Mey] a fait un rapide saut à Kousseri», il reste constant que le couturier cité plus haut semble avoir vu juste.
En effet, le nouveau ministre des Finances (Minfi), dont la nomination au sein du «gouvernement des grandes réalisations» le 9 décembre dernier a déjà suscité un flot de motions de soutien en direction du chef de l'Etat, se rappelant à coup sûr du football, qui est l'un de ses hobbies (en plus de la lecture et de la musique) n'a pas véritablement sacrifié son temps à l'observation dans l'exercice de ses nouvelles fonctions. Le fils du «puissant» gouverneur du Nord (qui a été éclaté en trois régions en 1983), Ousmane Mey, s'est directement rué à l'offensive. Dans ce sens, il a signé le 10 janvier dernier, une lettre circulaire relative à l'exécution, au suivi et au contrôle du budget de l'Etat, des établissements publics administratifs, des communautés territoriales décentralisées et des autres organismes subventionnés, dans laquelle il «dépoussière» un certain nombre d'initiatives prises par son prédécesseur, Essimi Menye, en 2011. Il en est ainsi de article 288 de cette circulaire qui dispose que «le paiement des perdiems est proscrit dans le cadre des séminaires et colloques». Dans cette circulaire, Alamine Ousmane Mey, qui occupe toujours officiellement le poste de directeur général de Afriland First Bank, précise toutefois, l'octroi des perdiems «n'est autorisé que dans le cadre des comités conformément à la lettre circulaire N°006/Cab/Pm du 27 mai 2010 du Premier ministre, chef du gouvernement relative à la détermination des montants des indemnités des membres des comités et secrétariats techniques». Un «bémol» qui n'aura certainement pas le don d'apaiser le courroux des fonctionnaires et agents de l'Etat qui ont pris l'habitude d'intégrer, exercice après exercice budgétaire, la ligne des perdiems dans leurs budgets de fonctionnement personnel au détriment de la qualité de la dépense publique. Dès lors, il va de soi que le nouvel argentier national, qui aura 46 ans le 26 février prochain, est venu troubler le breuvage de ces «ponctionnaires» de la fortune publique. Qui, l'on s'en doute, ne se laisseront pas conter. D'ailleurs, des «témoins avisés» de ces pratiques pressentent déjà que le volume de comités (toujours pourvoyeurs de perdiems) va augmenter sur les cendres des séminaires et colloques voués à unen lente agonie. Il reviendra ainsi à l'ingénieur polytechnicien Ousmane Mey, qui a fait une grande partie de sa carrière à Afriland First Bank (dont l'ancêtre est la Ccei Bank) avant d'en sortir... ministre des Finances, de détricoter ces tours de passe-passe, de «dilapider» ces trésors d'ingéniosité qui n'ont certainement rien à voir avec ceux dont il jouissait au moment où il exerçait au sein de la 3e banque du Cameroun. Clochettes A mesure qu'il avancera dans le traitement des dossiers délicats (payement de la dette intérieure, gestion de la masse salariale de l'Etat, mise en place de la banque des Pme, etc.), Alamine Ousmane Mey, qui occupe aussi le poste de directeur au Cameroun de la Gatsby Foundation (une Ong de charité basée en Angleterre), recevra des «coups», et en donnera peut-être. Fatalement, il enfilera des clochettes, qui, à un moment donné, le conduiront à aller «danser» sur la scène politique du Logone et Chari (où il n'a jamais été aperçu) en faveur de M. Biya. L'ancien Dg du Cenainvest (dont Afriland est actionnaire) pourrait alors invoquer un cas qui ferait jurisprudence. Celui de son prédécesseur au Minfi, Essimi Menye, technocrate froid, qui a fini par se vêtir aux couleurs du Rdpc pour chanter les louanges de Paul Biya. Ça peut toujours dépanner ! |






