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L'ouverture sur le Cameroun::Can 2012 : La presse camerounaise au petit trot | Football

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Can 2012 : La presse camerounaise au petit trot PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mardi, 17 Janvier 2012 11:02

Presse écrite, radios, télés, même (et surtout) sans les Lions Indomptables, les médias traditionnels affûtent leurs armes.
«Compte à rebours». 14h 15-14h 30. Les fidèles auditeurs de le Radio Tiéméni Siantou (Rts) ont sans doute reconnu l'une des nouveautés de la «chaîne des Majors». Lancé hier après midi, ce microprogramme bilingue et quotidien qui «vivra» jusqu'au début de la Can, est en fait le dernier né de l'offre médiatique en relation avec la préparation de la Coupe d'Afrique des Nations de
football (Can) 2012. En faisant hier un numéro ouvroir tonitruant et assez vivant, le duo présentateur, Clarckson Tabi et Eric Chritian Kouam, a annoncé les couleurs...
Mais ils marquent surtout la présence de la radio sur ce thème. «Sauf qu'à ce jour, personne n'est sûr que la Rts enverra le moindre reporter à cette compétition. Pourquoi dès lors y consacrer tout un programme?» s'interroge une bouche autorisée de la radio.
Si l'on est au stade de l'incertitude à la Rts, les préparatifs rythment la couverure de la Can à la Crtv-Radio. Certes la radio à capitaux publics n'a pas cru devoir lancer un programme spécial jusqu'ici, mais l'antenne s'est déjà mise aux couleurs de la fête continentale du football qu'accueille dès samedi prochain, le Gabon et la Guinée Equatoriale.
A travers ses cinq magazines dédiés aux sports: «Sports panorama» diffusé en anglais les mardis, «Cameroun sports», diffusé les mêmes jours en français, «Week-end sports» diffusé les vendredis en anglais, «L'affiche du week-end» diffusé en français les samedis et «Sports et rythmes» mis en onde sur l'ensemble du réseau de la Crtv-radio les dimanches. A travers aussi les pages «sport» des différentes éditions du journal parlé.
Ce déploiement s'accroîtra pendant l'évènement, assure Georges Fon Tamo, le coordonateur de tous les magazines suscités. Selon ce dernier, La Crtv aurait même déjà acquis les droits de retransmission de la compétition. Mais à cette date, précise un autre cadre de la maison, le plan de couverture, soumis à la direction générale, n'a pas encore été définitivement arrêté. De sorte que le temps d'antenne (même si François Bingono Bingono qui dirige les programmes de la radio dit avoir déjà pris toutes les mesures pour satisfaire les éventuelles demandes d'espace du service sport), la taille des équipes et la date de leur départ du Cameroun ne sont pas encore connus.

 

Mode «nuit»
Pour la Crtv-Télé, la situation est presque la même. Pendant ce temps, Canal 2 prend ses marques. La chaîne de télévision privée a lancé son compte à rebours depuis le lundi 9 janvier dernier. Diffusé tous les jours, le magazine s'emploie à donner à son public les dernières nouvelles de la préparation de la Can, l'ambiance dans les communautés des pays qualifiés au Cameroun. Diffusée jusque là dès 18h 45 minutes, le magazine se met en mode «nuit» dès ce mardi 17 janvier 2011. Ses inconditionnels le retrouveront désormais juste après le journal de 21h.
«Ce magazine débouchera, à la veille du coup d'envoi de la Can, sur une grande veillée. Nous inviterons sur le plateau, le maximum de représentants des équipes qualifiées pour faire avec eux le point sur la préparation, le moral des troupes dans les différentes tanières...» explique Alex Lembe, l'un des animateurs du magazine. Dans la presse écrite les initiatives ne manquent pas non plus. Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire Repères, Dominique Mbassi, heureux de pouvoir compter au moins un reporter dans le contingent des journalistes camerounais à la prochaine Can, annonce pour mercredi prochain, «un espace spécial» consacré à l'évènement. «Nous évaluerons les forces en présence pour cette Can» précise-t-il. Qui annonce par ailleurs une couverture particulière de cette Can.

La page que le quotidien Le jour consacre à cet évènement depuis quelques jours n'est certes pas parue hier, mais ses lecteurs devraient la retrouver dès ce matin, rassurait hier le chef du service du journal, Atéba Biwolé. «Nous avons conçu un plan de couverture qui intègre le déplacement d'un de nos reporters pour les pays organisateurs de la Can 2012. Nous pourrons donc couvrir l'évènement» renseigne-t-il. Mutations aura été sur ce registre, le plus proche des opérations sur le terrain. Grâce à son correspondant permanent au Gabon, Alain Georges Banassoubek, le quotidien privé a suivi les travaux de construction et d'aménagement des infrastructures de la Can au Gabon avec entre autres une double page il y a un plus d'un mois sur le sujet. Son service sport suit depuis quelques semaines, les sélections qualifiées. La prochaine édition (celle du 20 janvier 2012) du «supplément sport» publié tous les vendredis, sera exclusivement consacrée à l'évènement. «Nous ferons le point de la Can: Les favoris, les outsiders, le trophée, les infrastructures, les enjeux...» annonce Priscille G. Moadougou, le chef du service sport, qui effectuera le déplacement du Gabon et de la Guinée Equatoriale, pour couvrir, avec le correspondant permanent du journal, l'évènement.

«Libérée émotionnellement»
Autant dire que même timidement, la Can 2012 intéresse les médias camerounais. A l'?uvre, selon les responsables rencontrés, la non-qualification des Lions Indomptables à la Can 2012. Pour les fans la sélection nationale fanion, cette non-qualification a rendu la compétition peu intéressante. Même chez les annonceurs et autres partenaires de tous ordres des médias, ce désintérêt est palpable. Or, vu des journalistes, outre le fait qu'il s'agit de la plus prestigieuse des compétions sportives du continent, c'est cette Can, qui se joue «aux portes» du Cameroun sans les Lions Indomptables, qui intéresse encore plus. «Il y a un grand intérêt pour Repères, à couvrir cette compétition car il y a beaucoup de fans du football au Cameroun, jusque là habitués aux Can avec les Lions indomptables, veulent savoir comment cette Can sans les Lions indomptables va se comporter. Et c'est notre devoir de les informer.» explique Dominique Mbassi.

«Personnellement, je suis très sereine et libérée émotionnellement d'avoir à couvrir une compétition sans les Lions indomptables», commence Priscille G. Moadougou. Qui poursuit : «Chaque fois que j'ai eu à couvrir les matches des Lions Indomptables, j'ai toujours été émotionnellement interpellée. Car il y a toujours un cordon patriotique qui me lie à cette équipe de sorte que ses victoires mais surtout ses défaites sont aussi les miennes. Leur absence de la prochaine Can me permettra d'être de ce point de vue libérée.» Peu évoqué, mais tout aussi prégnant dans l'engouement des médias pour cette Can, est sa proximité avec notre pays, qui partage ses frontières avec les deux pays hôtes. «Les deux pays hôtes hébergent de nombreux Camerounais. Il faudra rendre compte de leurs activités: Comment vivent-ils les matches, comment s'organisent-ils...ce sera même l'occasion de réaliser des sujets les concernant et qui sont détachés de l'évènement sportif.» Ces avis suggèrent déjà que la relative morosité (comparée à la grande effervescence pré-évènement des précédentes éditions) observée jusqu'ici pour la préparation de la Can 2012 devrait laisser la place à un déploiement plus important de la part des médias camerounais dès le 21 janvier 2012.

 

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