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| Douala: Emeutes de Deido, de la cendre sous le feu |
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| Écrit par africa-info |
| Lundi, 16 Janvier 2012 15:39 |
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Alors que le calme commençait à s'installer de manière définitive, tôt ce matin, le feu a failli reprendre sous l'instigation des conducteurs de motos taxis.
C'est la nouvelle vite propagée hier de l'agression de l'un des leurs au Quartier Deido à Douala (capitale économique) qui a, à nouveau, failli relancer le conflit. L'information véhiculée de bouche à oreille et très rapidement est parvenue à certains conducteurs de motos taxis du côté de Ndokoti et immédiatement, par dizaines, ceux-ci ont convergé vers Deido au rythme des coups de klaxon assourdissants autour de midi.
Mais quelques instants après, de passage à l'Ecole publique de Deido, aucun attroupement n'était visible. C'est probablement dans la nuit qu'ils ont dû tenir leur conseil de guerre pour passer à l'attaque en ce début de semaine. Alertées, les forces de maintien de l'ordre qui n'avaient toujours pas quitté le Quartier Deido se sont mises en branle. Des camions de la Gendarmerie Nationale ont aussitôt été déployés sur l'axe Deido Ndokoti tandis que d'autres policiers et gendarmes continuaient à boucler le cœur des échauffourées d'il y a deux semaines. L'attaque n'ayant pas eu lieu, l'on se demande s'il y a eu manifestement l'intention de passer à l'attaque ou si ce n'était pas qu'un canular. Mais tout semble l'indiquer au regard de l'action menée hier en début d'après-midi. C'est à se demander si les mesures prises par les autorités administratives et municipales sont assez rigoureuses pour mettre fin aux velléités belliqueuses des conducteurs de motos taxis qui comptent sur leur grand nombre pour influencer les décideurs. Aujourd'hui l'on se demande si les autorités administratives et municipales peuvent circonscrire les activités de ces conducteurs de motos taxis de manière significative comme c'est le cas dans d'autres villes du pays. Une dame excédée par le comportement des autorités de la ville de Douala n' pas caché son courroux. « Pourquoi à Douala a-t-on laissé faire ces conducteurs de motos taxis sans rien faire dès le départ ? Les autorités sont-elles si impuissantes qu'elles ne peuvent pas prendre des mesures draconiennes pour réglementer cette activité et faire appliquer l'ordonnance du premier Ministre du 31 Décembre 2010 ? ». La double interrogation de cette dame est presque partagée par l'ensemble de la population qui ne s'explique pas les actes de rébellion de ce secteur d'activités. La campagne d'immatriculation des motos taxis piétine et si rien n'est fait, ce sera à nouveau un coup d'épée dans l'eau et l'insécurité continuera de sévir à Douala à cause d'un secteur d'activités gangréné par des malfrats qui empêchent ceux qui ont fait de ce métier leur profession et qui le font honnêtement de vivre du fruit de leur labeur. |






