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| Affaire Edzoa Titus : Les avocats de l’Etat menacent de quitter les débats |
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| Écrit par Mutations |
| Lundi, 16 Janvier 2012 07:47 |
Me Hagbe et ses collègues accusent le tribunal de partie pris en faveur les accusés et leurs conseils.La réaction des avocats de l'Etat du Cameroun consécutivement à une mise au poing du tribunal aura été, sans conteste, le fait majeur de l'audience du Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l'affaire Edzoa Titus ce vendredi 13 janvier 2012. Me Hagbe et ses trois collègues ont, en effet, brandi la menace de quitter les débats au cas où l'équilibre et l'égalité de parole entre les avocats de la défense et eux venait à être rompu.
C'est pourtant ces avocats, par Me Ngo Biyogo interposée, qui déclencheront l'avalanche de réactions. L'avocate venait, en effet, de brandir maladroitement le nom du chef de l'Etat qui, selon elle, était impliqué dans le procès en cours, histoire de tirer les vers du nez à un témoin difficile qui s'interdisait de répondre aux questions de l'avocate, au nom du droit et du devoir de réserve auxquels il se dit toujours astreint, après 15 ans de bagne. Une allusion qui suscitera d'abord la mise au point du tribunal en termes de recentrage des débats qui s'enlisaient dans des digressions : «des citoyens, s'offusque la présidente Nomo, sont devant la justice pour des accusations de détournement et tentative de détournement. Venons-en aux faits, réitère-t-elle. Nous sommes un tribunal qui applique la loi sous le contrôle du Procureur de la République garant de la légalité ; et la loi reconnaît le devoir de réserve. Seulement, précise le juge Batoum, si l'accusé se prévaut de ce devoir, c'est à ses risques et périls, parce que lorsque nous entrerons en délibération, nous jugerons les faits et nous n'aurons pas à interroger cette haute personnalité (allusion au chef de l'Etat). N'étant pas une haute Cour, nous ne pouvons pas laisser, poursuit-il, qu'on parle ici du chef de l'Etat».
Réaction agacée de Me Hagbe martèle : «nous sommes mal à l'aise quand le tribunal cherche à nous indiquer la manière dont nous devons poser les questions. Je trouve cela anormal, inadéquat et inéquitable, poursuit-il, qu'on nous dicte la manière de se comporter alors que nous défendons une partie au procès. Cela devient récurrent et le droit pénal est équitable. Citer le nom du chef de l'Etat, relève-t-il, est un incident de prétoire et l'égalité de parole et l'équité sont la règle. Nous n'allons pas, rassure-t-il, créer un incident, mais nous allons tirer toutes les conséquences en tant qu'avocats de l'Etat, au cas où l'équilibre et l'égalité de parole ne seraient plus respectés». Etoundi Oyono Et de déclarer qu'il n'avait pas besoin de menacer les Dg : «tous les directeurs que j'ai reçus, rappelle-t-il, se proposaient de contribuer et je n'avais pas besoin de fixer les montants à l'avance. Le Dg de la Socapalm, Niba Ngu, révèle-t-il, s'était même proposé de verser plus de 3 milliards. |






Me Hagbe et ses collègues accusent le tribunal de partie pris en faveur les accusés et leurs conseils.