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| Comment les droits des enfants sont violés en Afrique? |
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| Écrit par Le Messager |
| Mercredi, 11 Janvier 2012 09:01 |
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Selon les réalités, le vécu et les croyances de son univers, l’enfant est plutôt un être obéissant. Fierté de tout couple, il est choyé pour certains et reste pour d’autres un moyen pour se procurer de l’argent.
Boys et petites bonnes En Afrique, les enfants travaillent d'abord pour nourrir leur famille : travaux agricoles, cuisine, corvées d'eau, travail domestique (concerne 37% des filles africaines). L'exode rural vient accentuer le phénomène car pour beaucoup, s’établir en ville est devenu une nécessité vitale. C'est ainsi que l'on trouve en ville des centaines de milliers d'enfants cireurs de chaussures, vendeurs ambulants, placiers dans les parkings (parking boys), chiffonnier (zabaleen) collecteur d’ordures. Une tradition africaine bien ancrée consiste à placer les filles et certains garçons comme domestiques en ville. Ce phénomène est accentué par la pauvreté des familles qui voient là un moyen relativement simple de faire de l'argent. Les enfants se retrouvent alors confrontés à des situations diverses allant des employés de maison relativement bien traités, aux fillettes durement exploitées et/ou victimes d'abus sexuels. Avec un pourcentage le plus élevé au monde, l'Afrique est le continent le plus touché par le travail des enfants (41 % d'enfants de 5 à 14 ans au travail, soit 80 millions). Ce continent accumule par ailleurs un retard au niveau de son développement. « Si rien n'est fait ce chiffre devrait atteindre les 100 millions en 2015 », supputent les associations de défense des droits de l’enfant. Selon ces mêmes associations, de nombreuses raisons pourraient expliquer ce phénomène. Il s’agit par exemple de la pauvreté qui pousse les familles à recourir à tous les moyens d'accroître leurs maigres revenus. « Il y a également qu’une forte demande des employeurs qui veulent une main-d'œuvre bon marché et soumise, particulièrement dans le secteur informel. La porosité des frontières. Le désir des jeunes eux-mêmes qui veulent voyager et explorer. Un engagement politique, une législation et des mécanismes judiciaires insuffisants face au trafic des enfants ». Le sida est un autre facteur aggravant dont il faut tenir compte dans de nombreux pays d'Afrique. Le Nigeria, pays le plus peuplé du continent, arrive en tête du hit parade des pays africains où les droits des enfants sont bafoués. Selon l'Unicef, il compterait 12 millions d'enfants au travail. En Afrique du Sud, 400 000 enfants pauvres, non scolarisés issus des "township" (bidonvilles), seraient au travail (source : Réseau contre le travail des enfants). En Égypte les chiffres varient entre 1 millions (chiffres officiels) et 2 millions d'enfants travailleurs (selon des études locales). Au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Ghana et au Nigeria, des chercheurs nationaux se sont livrés à plusieurs études avec l'appui de l'Usaid et du ministère américain du travail, de l'industrie chocolatière, du Programme international sur l'élimination du travail des enfants (Ipec) de l'Organisation internationale du travail (Oit) et des gouvernements d'Afrique occidentale. Les chercheurs ont interrogé plus de 4.800 agriculteurs, des travailleurs adultes et adolescents et des chefs de file des collectivités. La Côte d'Ivoire, le Nigeria, le Cameroun et le Ghana produisent les deux tiers du cacao mondial, la Côte d'Ivoire étant à elle seule responsable de 40 % de la production mondiale de cacao. Non seulement ces enfants accomplissent des tâches dangereuses, mais les chances d'une éducation leur échappent. Ils sont perdants sur tous les plans. |






