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L'ouverture sur le Cameroun::Révision des listes électorales: Elecam persiste et signe | Politique

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Révision des listes électorales: Elecam persiste et signe PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Messager   
Mardi, 10 Janvier 2012 19:19

Révision des listes électorales: Elecam persiste et signeEntre les dysfonctionnements décriés par Paul Biya au sujet de la présidentielle, Elécam en fait à sa tête.
Yaoundé, le 31 décembre 2011. Dans son adresse à la nation, en cinq lignes qui tiennent sur un paragraphe, concernant la dernière présidentielle, le président de la République a mis le doigt dans la plaie : « Je saisis cette occasion pour réaffirmer que les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui, de toute façon, n’étaient pas de nature à remettre en cause les résultats de la consultation, seront corrigés avant les prochaines échéances électorales ».
Entre autres récriminations, il y a déjà celle formulée avant le scrutin par l’ensemble de la communauté nationale concernant la révision décriée des listes électorales en lieux et places d’une refonte des listes qui devait permettre de remettre les compteurs à zéro.La relance actuelle des inscriptions sur les listes électorales vient démentir
les propos du chef de l’Etat qui parle pudiquement des « dysfonctionnements » alors qu’à l’intérieur comme à l’extérieur du Cameroun, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer et condamner les pratiques d’Elecam avant, durant et après le scrutin présidentiel. On s’attendait donc à ce que fort de ce qu’a dit le président Biya, Elecam procède à la refonte des listes électorales pour permettre aux Camerounais en âge de voter de s’intéresser aux inscriptions sur les listes, d’autant plus que l’ancien fichier du Minatd est tout, sauf un classeur des plus sécurisés.

Un véritable électrochoc
Avec cette suspicion qui entoure les listes électorales révisées, les inscriptions en cours suscitent peu d’engouement auprès des populations qui se disent marginalisées, car inscriptions ou non, leurs voix ne seront pas prises en compte, surtout que lors de la présidentielle, des partis ont dénoncé des votants possédant plusieurs cartes électorales. Dans les  antennes communales d’Elecam, il n’y a guerre affluence depuis la reprise des opérations d’inscription sur les listes électorales, qui revêt un cachet particulier en cette année électorale de plus. En effet, le double scrutin concernant les municipales et les législatives devrait avoir lieu en juillet prochain, ou plus tard en décembre. Mais la reprise des inscriptions sur les listes électorales n’a pas encore atteint un grand nombre de personnes. Avec les propos du chef de l’Etat, selon un confrère, « on se serait attendu à une opération de refonte du fichier électoral hérité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation qui naguère organisait les élections au Cameroun, afin d’éviter les irrégularités engendrées par les cas de doublons, d’inscriptions multiples et de morts dont on retrouvait encore les noms sur ledit fichier lors de la dernière élection présidentielle ».
Las,  le communiqué de presse signé d’Elecam rendu public mardi 27 décembre 2011, précisait que «les opérations de révision des listes électorales, au titre de l’année 2012, débuteront jeudi 5 janvier». Le responsable d’une antenne communale de Yaoundé  cité par un confrère a prétendu que  «la révision est jusqu’à présent restée la règle, l’exception pouvant être un jour la refonte. Il faut néanmoins noter que le Conseil avait déjà donné une fois cette orientation, elle pourrait intervenir un jour». Il faut préciser que la loi du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République, modifiée et complétée par la loi n°97/020 et par la loi n°2011/002 du 9 septembre 1997 stipule que: «les listes électorales du 06 mai 2011 sont permanentes. Elles font l’objet d’une révision annuelle sur l’ensemble du territoire national».
Mais  les leaders de l’opposition et les représentations diplomatiques ont toujours réclamé une refonte des listes électorales avant la tenue des consultations, tant pour la présidentielle passée que pour le double scrutin annoncé. Un expert en matière électorale note toutefois qu’une refonte des listes électorales dans le contexte actuel ne réglerait aucunement l’affaire. Les électeurs sont désabusés car pour bon nombre, « avant l’élection, on sait déjà celui qui va gagner…cela ne sert à rien ». d’autres se demandent ce qu’ils gagnent à s’inscrire ? « L’inscription sur les listes électorales va-t-elle changer mon sort et me sortir de la galère ? Il y a des vrais problèmes : les routes, le prix du gaz et du carburant et vous venez nous déranger avec les choses comme ça… ». D’autres encore se plaignent : « Je me suis inscrit, je n’ai pas eu ma carte ; ça ne vaut pas la peine » !
Pour que les électeurs aillent se faire inscrire et se rendent aux urnes, il faudra un véritable électrochoc. A défaut d’un changement de régime, dans le contexte actuel, il faudrait que Biya par exemple ne se représente plus, ou que dans une moindre mesure, il se dessaisisse de la présidence du Rdpc, pour laisser les partis compétir en toute égalité… sinon cela ne vaut pas la peine, estiment certains observateurs.

 

 

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