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L'ouverture sur le Cameroun::Après les émeutes...Chasse aux sorcières à la Sosucam | Economie

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Après les émeutes...Chasse aux sorcières à la Sosucam PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Messager   
Mardi, 10 Janvier 2012 19:07

Après les émeutes...Chasse aux sorcières à la SosucamAlors que le calme semble être revenu dans la « ville sucrière » du Cameroun, l’heure est désormais à la chasse aux sorcières, avec des licenciements des employés supposés grévistes. Tout comme les délégués du personnel et les responsables syndicaux en fonction à la Société sucrière du Cameroun sont dans le viseur des autorités administratives de la Haute Sanaga.
Ce dimanche 8 janvier 2012, la ville de Mbandjock semble avoir repris son ambiance habituelle. Avec notamment les aller et venu des ouvriers de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) qui se relayent dans les différents quarts de travail au niveau de l’usine. Seule la présence des forces de l’ordre (gendarmes et policiers fortement armés) dans presque tous les carrefours de cette bourgade semble rappeler les tristes évènements vécus du 30 décembre 2011 au 4 janvier 2012. On se souvient que lorsque les festivités de fin d’années se préparaient, des ouvriers de la Sosucam, « les coupeurs de cannes » comme on les appelle, qui revendiquaient le
payement de la traditionnelle gratification du kilogramme de viande bœuf, correspondant à la somme de 2500Fcfa, avaient engagé un mouvement d’humeur qui s’était transformé en émeutes.
Les forces de l’ordre alertées par le sous-préfet de Mbandjock, Etoa Mballa avaient, à un moment donné, ouvert le feu sur les manifestants, faisant des blessés graves et provoquant l’ire des travailleurs qui ont alors déclenché des émeutes d’une grande ampleur. Les locaux du foyer de la Sosucam ont été pillés, puis incendiés. Tout comme les boukarous de pointages au niveau de l’usine, et le club des cadres, ont été pillés incendiés. La situation avait provoqué la descente sur les lieux des éléments des forces de l’ordre venus en renfort de Yaoundé, un gendarme y ayant même trouvé la mort, renforts en forces de l’Ordre venu de Yaoundé à la suite d’une noyade dans la piscine. Selon les différents témoignages recueillis à Mbandjock chez diverses sources, ce gendarme qui a été affecté pour la sécurisation de la cité des cadres, aurait voulu nager.
Le préfet de la Haute Sanaga, Abath Zangbwala Magloire,  alerté par son collaborateur, le sous-préfet de Mbandjock en l’occurrence y a personnellement fait le déplacement. Depuis le début de cette année 2012, « le chef de terre » a multiplié des séances de travail ayant abouti à des mesures « répressives ». Le préfet de la Haute Sanaga aurait initié des actions d’intimidation et d’arrestation à l’encontre de certains délégués des personnels et des délégués syndicaux locaux. Une véritable chasse aux sorcières qui ne manque pas de faire des vagues et laisser libre cours à des commentaires divers.  

Syndicalistes accusés
Au moment où nous mettions sous presse, et selon diverses sources de la direction des ressources humaines de cette entreprise, sur quelques trois mille employés de la direction de la culture de cette entreprise, plus d’une centaine a été licenciée. De plus, quatre délégués syndicaux, respectivement de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), de la Confédération syndicale autonome du Cameroun (Csac), de la Confédération syndicale indépendante du Cameroun (Csic) de l’Union des syndicats libres du Cameroun (Uslc), et 7 délégués des personnels de l’Usine, ont été suspendus de leurs fonctions mis aux arrêts, sans la moindre preuve qu’ils aient été les initiateurs de ce mouvement d’humeur ait été établie. Ils auraient été remis en liberté provisoire grâce à la pression de leurs camarades qui auraient menacé d’organiser une grève pour paralyser l’usine. Des sources introduites indiquent que ce ne serait que partie remise, l’autorité administrative étant décidée nette en prison les syndicalistes accusés d’avoir été à l’origine de la révolte des ouvriers.

 

 

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