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| France: Le Nouvel Observateur plaide pour Michel T. Atangana |
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| Écrit par Le Messager |
| Mercredi, 28 Décembre 2011 07:49 |
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L’hebdomadaire français tiré à 400 000 exemplaires baptise le président du comité de pilotage et de suivi des chantiers routiers à la présidence du Cameroun (Copisur), « prisonnier de Yaoundé » en référence aux conditions de sa détention.
Le fait était-il autant marquant pour que Radio France internationale (Rfi) s’en fasse l’écho au cours des tranches réservées à la revue de la presse durant la journée 25 décembre 2011 ? Tant la voix de la France à l’étranger n’en a eu que pour Michel Atangana ce jour de Noël. Ce, certainement en raison de la taille de l’article que lui a consacré son confrère Le Nouvel Observateur : une page entière ; de la réputation du journal : Le Nouvel Observateur est l’un des hebdomadaires consultés quasi religieusement par le gotha de la gauche française et très respecté à droite. Ou en fin de compte le feuilleton judiciaire riche en rebondissements qu’est l’affaire, laquelle oppose l’Etat du Cameroun à Michel Atangana depuis le 12 mai 1997, puis Titus Edzoa en juillet de la même année.
Avec une bonne dose d’émotion, le journal français estime que l’histoire de Michel Thierry Atangana, c’est l’histoire d’un prisonnier oublié « dans les geôles du président Biya ». Et de poursuivre que « Le Cameroun a son masque de fer », au sujet de ce prisonnier qui vit depuis quatorze ans dans une sorte de « studio pénitentiaire » d’un camp militaire à Yaoundé, en dépit d’une « ordonnance de non-lieu prononcée en sa faveur par un juge camerounais intègre [Pascal Magnaguemabe, juge d’instruction de la deuxième affaire Atangana-Edzoa, ndlr» en 2008. « Le Raspoutine du président » Dans la suite de son article illustré des photos de MM. Atangana et Biya, Le Nouvel Observateur que les français appellent affectueusement « le Nouvel Obs » présente le premier comme ex-représentant de plusieurs groupes français au Cameroun, « possédant la double nationalité française et camerounaise. Or, mentionne le journal, le Cameroun ne reconnaît pas la bi-nationalité tout en étant bien obligé d’en tenir compte, mais sans en avoir l’air », fait-il remarquer dans sa publication de la semaine dernière. Son crime ? Avoir été trop proche de Titus Edzoa, ancien homme fort du régime, « le Raspoutine du président », l’homme qui a osé défier Paul Biya, formule le journal. Tombé en disgrâce, Michel Thierry Atangana s’est retrouvé sous les verrous. Il bénéficie aujourd’hui d’une assistance consulaire de la part de la France. Laquelle « a mis longtemps à s’émouvoir » de son cas. Sans doute une allusion faite à l’action de Bruno Gain, l’ambassadeur de France à Yaoundé et une partie de la presse camerounaise dont figure en tête Le Messager qui ont sonné le tocsin pour que l’opinion publique s’émeuve des conditions de détention inhumaines de ce sémillant financier venu au Cameroun au plus fort de la récession, proposer des solutions clé en main pour la construction de chantiers routiers répertoriés dans les promesses de campagne de Paul Biya. La suite de cette action diplomatique menée de main de maître par l’ambassadeur de France à Yaoundé se solde actuellement par l’attention particulière que portent de nombreux regroupements de la société civile, l’ensemble de la presse nationale sur le cas Atangana. Depuis le jour que le juge d’instruction l’a blanchi, que la presse fait chorus pour plaider son cas, que de nombreux témoins à charge à l’époque de l’ouverture de l’affaire se parjurent, Le Nouvel Observateur estime que «Le prisonnier de Yaoundé » n’attend plus qu’un « geste de clémence. Avec le soutien de Paris » pour quitter l’univers carcéral… La caserne qu’il côtoie depuis 14 ans sans que « rien du tout n’ait été prouvé contre lui en 14 ans de procédure ».
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