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| SDF: Fru Ndi ne veut plus porter la révolution si... |
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| Écrit par Le Messager |
| Mardi, 27 Décembre 2011 18:21 |
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Il a saisi l'opportunité de la cérémonie de l'arbre de noël organisée en son honneur par la coordination du Sdf dans le Nord-Ouest pour fustiger ce qu'il appelle la couardise de la population ou au mieux de ses militants.
C'est un leader aux nerfs à fleur de peau qui, évoquant l'élection présidentielle du 9 octobre dernier, s'est pris vertement, à l'attitude amorphe de ses militants après la proclamation des résultats. «Dans d'autres pays, lorsque les élections sont truquées, les militants et sympathisants prennent les devants et réclament leur victoire. Ce n'est pas au chairman de le faire», a laissé entendre John Fru Ndi, vendredi 23 décembre 2011, à sa résidence de Ntarinkon, à l'occasion de la cérémonie de l'arbre de noël organisée en son honneur par la coordination du Social Democratic Front (Sdf) dans la région du Nord-Ouest. Et d'ajouter «le chairman a pris le risque de signer et créer le parti politique (Sdf Ndlr) dans des circonstances que vous connaissez.» Et d'en appeler aux militants de faire preuve de responsabilité «si vous ne pouvez pas prendre vos responsabilités en main, cessez d'interpeller le chairman».
Comme pour rappeler à toute personne qui l'écoutait que «j'ai fait mon boulot, il vous revient de faire le vôtre». Il répondait ainsi à une préoccupation du coordinateur régional du Sdf dans le Nord-Ouest, le député Evaristus Njong qui s'indignait de la complainte de la population «d'être toujours fâchée et fatiguée de la longévité du leadership de Paul Biya au pouvoir». A en croire le leader du Sdf «je me souviens avoir dit aux militants pendant la campagne que j'attendrais les résultats des élections à partir de Yaoundé. Je vous ai convié à me suivre à Yaoundé parce que par le passé vous m'avez reproché que si j'étais à la capitale, cela ne se passerait pas ainsi. Cette fois-ci j'étais à Yaoundé et je n'ai vu personne», regrette John Fru Ndi. Toujours est-il que le leader du Sdf tombe des nues à la suite «des histoires qui se racontent maintenant à propos de mon séjour à Yaoundé. Comme d'habitude on m'accuse d'avoir négocié avec M. Biya à Yaoundé et qu'il m'a donné de l'argent ; que j'ai effectué le partage de ce fric, j'ai remis une partie à Joshua Osih, une autre à mon fils et conservé ma part. Que c'est pourquoi nous sommes restés tranquilles depuis notre retour de Yaoundé». Pour lui, ces propos sont le fort «des lâches, des paresseux». Il invite de ce fait, les militants et sympathisants de son parti «de sortir de leur torpeur et de leur lâcheté et de faire face aux réalités de notre société». Le SDF a perdu la bataille, pas la guerre Il a tiré dans des maximes africaines avec un brin d'humour pour inviter ses militants à tourner la page de la dernière présidentielle «si vous épousez une femme et qu'elle accouche d'un mort-né, vous ne pouvez que la réconforter et essayer encore». C'est dire si pour le leader du Sdf «la bataille est perdue mais la guerre continue». Cette guerre ne sera remportée en 2012, dit-il, que si et seulement si «nous combattons avec la dernière énergie Elecam afin que non seulement les onze points du Sdf soient écoutés mais aussi et surtout qu'ils soient implémentés. Sans quoi nous irons aux élections non pas pour gagner». Et pour cause, ajoute-t-il «lorsque nous lançons un coup d'œil rétrospectif sur l'élection présidentielle de 2011, nous constatons que les résultats proclamés étaient ceux du génocide. De l'Extrême-Nord en passant par le Nord, l'Adamaoua, l'Est et le Sud, on m'a attribué 1% pour dire que ce sont les Anglo-Bamis de ces régions qui ont voté pour Fru Ndi. Je vous dis que c'est du mensonge, le Sdf est soutenu partout dans le pays». Le leader du parti du 26 mai 1990 est d'avis que le bulletin unique va réduire considérablement si ce n'est éradiquer les fraudes électorales car à l'en croire, avec 23 bulletins de vote, il était difficile à la vieille femme du village d'opérer un choix. Il est convaincu «comme le dit un adage Ibo (une ethnie au Nigeria Ndlr) qu'un jour lorsque le poulet ira au marché, il ne rentrera pas. Le Sdf, quelque soit la personne qui assumera son leadership, changera ce pays», rassure-t-il.
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