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| Lions indomptables: Samuel Eto'o fils Poussé vers la sortie… |
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| Écrit par Le Messager |
| Lundi, 19 Décembre 2011 22:40 |
La commission d’homologation et de discipline a eu la main particulièrement lourde. 15 matches de suspension pour le capitaine de la sélection nationale, Eto’o Fils, deux pour son vice-capitaine et un million Fcfa d’amende pour leur coéquipier, Benoît Assou-Ekotto. Par cette décision, la Fécafoot manifeste sans doute son désir de reprendre la main dans une tanière où le désordre a fait son lit. Dans cette perspective, on ne peut que louer un tel réveil, car il est urgent que les fauves de la forêt, grands absents de la joute continentale en janvier prochain chez leurs voisins gabonais et équato-guinéens, reprennent du… poil de la bête.Rien moins qu’un bon coup de pied dans la fourmilière qu’est devenu le vestiaire camerounais. Mieux, chercher à faire toute la lumière sur le rendez-vous manqué d’Alger (les joueurs avaient refusé de disputer la rencontre contre l’Algérie, exigeant le payement de leurs primes de présence, ndlr), en établissant clairement la chaîne des responsabilités, apparaît à cet effet comme une action de salubrité publique. Mais justement, c’est là où blesse le bât. La décision de la commission de discipline offre trop facilement le flanc aux critiques. Son officialisation vendredi dernier a levé un nouveau front anti-Fécafoot (lire article ci-contre). Tout semble indiquer que la Fécafoot tente, insidieusement, de mettre Eto’o Fils hors-jeu. Si on en restait là, l’actuel capitaine (il a fait annoncer qu’il ne relèvera pas appel, ndlr), ne revêtira la tunique tricolore que vers début 2014, pratiquement à la veille de la coupe du monde brésilienne. Autant dire une improbabilité pour le joueur âgé de 30 ans. Le symbole n’aurait-il pas été fort si on l’avait suspendu d’un match ou comme le recommande Bell Joseph Antoine, si on lui avait retiré le brassard ? C’est, en tout cas, l’interprétation que beaucoup, à commencer par des observateurs avertis, donne à cette affaire. Il y a déjà cette partialité manifeste. Puisque selon la Fécafoot, Eto’o et Enoh Eyong seraient les seuls coupables du match avorté contre la sélection algérienne (Assou-Ekotto n’avait pas honoré la convocation, ndlr). Aucun des membres de la fédération, eux aussi assujettis au même règlement intérieur sur lequel s’est basée la commission de discipline pour prononcer ses sanctions, n’est touché. Est-ce à dire qu’ils sont blancs comme neige dans cette affaire ? Malgré toute la bonne volonté du monde, difficile de l’accepter. David Mayébi, président du Syndicat national des footballeurs camerounais par ailleurs vice-président de la Fécafoot, ne passe pas par quatre chemins pour dénoncer une cabale contre les joueurs sanctionnés : « … Cette décision traduit une volonté manifeste de la Fécafoot de se disculper dans cette mafieuse affaire, afin de faire porter aux joueurs la responsabilité du forfait qui a jeté une honte sur le Cameroun ». Outre cette justice à double vitesse, la Fécafoot semble elle-même avoir perdu toute légitimité au sein de l’opinion. Roger Milla, ambassadeur itinérant évoque le cas d’un « règlement de comptes. Les membres de la fédération ont compris que les joueurs de l’équipe nationale ne les supportent plus et ne sont plus avec leur manière de fonctionner », a-t-il déclaré chez notre confrère Le Jour. Et s’il ne s’agissait que d’une manœuvre pour se venger de l’arrogance du seul joueur capable de mettre en danger les magouilles qui ont cours à la Fécacfoot ? Tout n’est pas dit. On attend la réaction du nouveau ministre des Sports, mais aussi, celle de Puma, sponsor de l’équipe nationale et dont l’une des égéries mondiales n’est autre que… Samuel Eto’o. La firme allemande acceptera-t-elle facilement la mise à l’écart de l’une de ses plus belles vitrines ? On ne perd rien à attendre. Mais déjà, des Camerounais se prononcent pour ou… contre.
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La commission d’homologation et de discipline a eu la main particulièrement lourde. 15 matches de suspension pour le capitaine de la sélection nationale, Eto’o Fils, deux pour son vice-capitaine et un million Fcfa d’amende pour leur coéquipier, Benoît Assou-Ekotto. Par cette décision, la Fécafoot manifeste sans doute son désir de reprendre la main dans une tanière où le désordre a fait son lit. Dans cette perspective, on ne peut que louer un tel réveil, car il est urgent que les fauves de la forêt, grands absents de la joute continentale en janvier prochain chez leurs voisins gabonais et équato-guinéens, reprennent du… poil de la bête.