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L'ouverture sur le Cameroun::Franc Cfa : Pas de dévaluation en perspective | CEMAC

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Franc Cfa : Pas de dévaluation en perspective PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Lundi, 19 Décembre 2011 16:26

Franc Cfa : Pas de dévaluation en perspectiveLe gouverneur de la Beac a à nouveau donné l’assurance vendredi dernier en marge d’un comité de politique monétaire.
Le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), Lucas Abaga Nchama, persiste et signe. Malgré les rumeurs persistantes sur une future dévaluation du franc Cfa suite à la crise qui s’est faite jour dans la zone euro, monnaie à laquelle le Fcfa est arrimé, le numéro un de la banque centrale des Etats membres de la Cemac soutient que «la dévaluation du franc Cfa n’est pas d’actualité».
Aussi bien pour les responsables de la zone franc que pour les partenaires extérieurs, notamment la France, a précisé le gouverneur de la
Beac au cours d’une conférence de presse organisée vendredi dernier à Yaoundé, en marge de la 5eme réunion du comité de politique monétaire de cette banque centrale, pour le compte de l’année 2011. Après avoir qualifié de «rumeur infondée» l’hypothèse d’une dévaluation à venir du franc Cfa, Lucas Abaga Nchama dit fonder son optimisme sur une comparaison des indicateurs économiques des pays de la zone franc en 1994, date de l’unique dévaluation du Franc cfa depuis la création de la Beac en 1972 ; et en cette année 2O11 finissante.

«En 1994, nous étions dans une situation de récession économique». Laquelle était caractérisée, principalement pour les économies de la zone franc, par une détérioration plus accrue des termes de l’échange due à une chute brutale des prix des matières premières exportées vers l’occident ; ce qui a impacté considérablement les recettes d’exportation et les recettes budgétaires des Etats en général, d’où le recours à l’endettement extérieur. Au plan monétaire, confie Lucas Abaga Nchama, cette situation a conduit à la diminution des avoirs des Etats à l’extérieur, au point où, apprend-on, le taux de couverture des importations des pays membres de la Cemac culminait à 14%, c’est à dire largement en dessous de la norme statutaire de 20%. Au finish, il a fallu procéder à ce que le gouverneur de la banque centrale a appelé «un ajustement monétaire», entendez une dévaluation du Fcfa, avec toutes les conséquences que cela a pu induire à l’époque.

«Sommes-nous dans la même situation aujourd’hui» ? interroge Lucas Abaga Nchama, qui répond aussitôt par la négative, en invoquant les prévisions économiques de la zone Cemac en cette fin d’année, et les projections de 2012, telles que arrêtées par le comité de politique monétaire de la Beac de vendredi dernier. En effet, apprend-on, le taux de croissance dans la zone Cemac en 2011 va atteindre 4,8% et augmentera en 2012 pour culminer à 5%, c’est-à-dire loin des 0,3% de 1993 à la veille de la dévaluation du franc Cfa. De même, tout au long de cette année, le taux de couverture de la monnaie a toujours été de plus de 100%, contre 14,8% à la veille de la dévaluation du franc Cfa. On apprend également que contrairement à l’année 1993 au cours de laquelle le compte d’opération de la Beac auprès du trésor français n’était crédité que d’à peine 73 milliards de Fcfa, les prévisions de 2011 portent le solde de ce compte d’opération à un peu plus de 6800 milliards de Fcfa.

En plus de ces indicateurs macro-économiques, la Beac fait également savoir que depuis le triste épisode de la dévaluation de 1994, les cours mondiaux des produits exportés par les pays de la zone franc se sont considérablement appréciés. La preuve : la tonne de pétrole brut qui coûtait 32000 Fcfa en 1993 s’achète aujourd’hui à 347000 Fcfa, le prix du Kg de café culmine de nos jours à 925 Fcfa contre 410 Fcfa en 1993, celui du cacao atteint désormais 1152 Fcfa contre 371 Fcfa à la veille de la dévaluation ; tandis que le coton a franchi la barre de 1320 Fcfa le Kg en 2011, alors qu’il coûtait 431 Fcfa en 1993. Autant d’indicateurs qui confortent Lucas Abaga Nchama dans l’idée que «la dévaluation du franc Cfa n’est pas d’actualité».

 

 

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