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| Zone Cemac : La compétitivité des entreprises sous-régionales en débat |
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| Écrit par Mutations |
| Jeudi, 08 Décembre 2011 10:19 |
Réunis à Douala depuis hier, ces pays veulent accroître leur compétitivité sur le marché mondial.Contribuer au développement économique de la Sous région ; renforcer le dialogue et le partenariat entre les Etats ; construire des partenariats stratégiques ; promouvoir et développer le commerce intra régional et mondial… Ce sont les objectifs poursuivis par Richard Zogo, coordonateur du projet de renforcement des capacités des Etats membres de la Cemac (Recemac II). Le but est d’améliorer la participation de ces pays au système commercial multilatéral et à l’économie mondiale. Les travaux de trois jours se tiennent depuis hier, mercredi, 07 décembre à l’hôtel La Falaise de Douala sous le thème «compétitivité des économies des Etats de la Cemac dans le contexte de la mondialisation». Le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, le Tchad prennent part à ces assises.
Plusieurs freins à la compétitivité des entreprises Sous régionale ont été relevés. D’après Roger Tsafack Nanfosso l’un des intervenants, les entreprises doivent accroîtrent leur part de marché, faire face à la concurrence effective sur les marchés domestiques et extérieurs, fournir des biens et services à temps aux acheteurs étrangers. Indicateurs Ce qui n’est pas toujours possible au regard de la faiblesse des indicateurs généraux de compétitivité (coûts de production, échanges commerciaux, indicateurs relatifs à la part de marché) qui ne sont pas toujours atteints. «Les pays de la Sous région devraient savoir quel pays est le plus apte à produire un produit par rapport aux autres pays. On devrait fabriquer les produits sur lesquels nous sommes les plus compétitifs sur le marché international car tout le monde ne peut pas tout faire», clame t-il. Roger Tsafack Nanfosso soutient également que la compétitivité est également liée au coût du travail, donc, au Smic. Car les pays où le Smic est le plus bas sont plus compétitifs, la main d’oeuvre moins coûteuse (Smic au Cameroun : 28.646Fcfa ; Congo : 28.000Fcfa pour le secteur public et 8.500Fcfa pour celui de l’agriculture ; Gabon : 80.000Fcfa ; Rca : 18.000Fcfa; Guinée Equatoriale : 140.000Fcfa ; Tchad : 60.000Fcfa). A ces obstacles au développement du commerce Sous régional, Mme Eboumbou, délégué départemental du Commerce pour le Wouri ajoute l’illusion de la libre circulation des personnes et des biens entre les Etats de la Cemac, une production industrielle embryonnaire, le déficit de qualité dont souffrent nos produits, une production faible et peu diversifiée. D’où, souligne t-elle, l’urgence de la mise en place de nouvelles approches, de nouvelles pratiques bilatérales.
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Réunis à Douala depuis hier, ces pays veulent accroître leur compétitivité sur le marché mondial.