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L'ouverture sur le Cameroun::Pétrole : la SONARA prévoit d'accroître sa production de 2,1 à 3,5 millions de tonnes par an | Economie

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Pétrole : la SONARA prévoit d'accroître sa production de 2,1 à 3,5 millions de tonnes par an PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Xinhuanet   
Jeudi, 08 Décembre 2011 08:50

Pétrole : la SONARA prévoit d'accroître sa production de 2,1 à 3,5 millions de tonnes par anYAOUNDE -- En chantier pour un ambitieux projet d'extension et de modernisation de son usine située à son siège de Limbe (Sud-Ouest), pour un investissement estimé à 380 milliards de francs CFA, la Société nationale de raffinage (SONARA) du Cameroun prévoit d'accroître sa production annuelle de 2,1 à 3,5 voire 4 millions de tonnes de pétrole raffiné.
En moyenne, le Cameroun produit environ 80.000 de barils de pétrole par jour, d'après les statistiques officielles. Il s'agit du brut lourd réputé de très bonne qualité qui n'est cependant pas utilisé directement pour les besoins de la consommation locale estimée à un million de
tonnes par an, expliquent des sources internes.
De l'avis de son management, la SONARA, qui importe plus de 90% de sa matière première, à savoir le brut léger en provenance principalement du Nigeria et de la Guinée équatoriale, pourrait répondre à ces besoins. Mais, une libéralisation du secteur pétrolier aval opérée en 1998 en réponse à une exigence de la Banque mondiale a imposé une ouverture de 20% du marché d'approvisionnement.

D'un capital évalué aujourd'hui à 23 milliards de francs CFA (46 millions USD), cette entreprise créée en 1973 repose sur une raffinerie dite de type "topping reforming", en d'autres termes de "type simple" non adaptée pour raffiner le brut camerounais qui représente moins de 10% des achats, selon le directeur de la communication, Blasius Ngome, interrogé par Xinhua.

"La SONARA, a-t-il notamment expliqué, est une raffinerie de type simple. Nous allons passer à une raffinerie un peu plus complexe qui fera de l'hydrocraquage comme en Côte d'Ivoire et ailleurs. C'est ça qui nous permettra de passer d'une capacité de 2 millions 100.000 tonnes à 3 millions et demi, jusqu'à 4 millions".

A l'origine, sa mission était de satisfaire en priorité le marché camerounais. Suite à la libéralisation, il lui a été assigné l'obligation de fournir le marché à hauteur de 80% de la consommation nationale, mais ses exportations avoisinent plutôt la moitié de sa production, constate la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), autre organisme public du secteur.

Pour le responsable de la communication, "la SONARA produit suffisamment de pétrole et tout le reste pour pouvoir satisfaire en totalité les besoins du marché camerounais. Ce sont les excédents qui sont exportés vers les Etats-Unis, la France, la côte ouest-africaine, la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale à laquelle le Cameroun fait partie, ndlr) et j'en passe".

Pour l'instant, le gaz butane, le kérosène, le gasoil, l'essence super, le fuel oil, le distillat sont principaux les produits commercialisés par cette société. Sur 2.036.849 tonnes de produits traités en 2008, le rapport dont Xinhua a obtenu copie fait état de 16.750 tonnes de butane, 398.906 tonnes d'essences, 345.558 tonnes de kérosène, 649.673 tonnes de gasoil et 165.788 tonnes de distillat.

Divisé en deux phases dont la première en cours mobilise un investissement de 140 milliards de francs CFA 280 millions USD) et la deuxième 240 milliards (480 millions USD), son projet d'extension et de modernisation comporte pour l'essentiel la construction d'une nouvelle raffinerie, de nouveaux bacs de stockage et une nouvelle salle de contrôle prévue d'être réceptionnée dans moins de deux mois.

Contrairement à l'actuelle qui est alimentée par l'électricité produite par trois groupes électrogènes d'une capacité de 9 MW, la nouvelle raffinerie devant produire, en plus du butane, du kérosène, du super, du gasoil, du fuel oil et du distillat, du bitume et des huiles moteurs, devra opérer sur une unité de cogénération de 16 MW, sur la base de la technique d'hydrocraquage.

Dès janvier, un arrêt technique du fonctionnement de cette raffinerie est programmé pour, explique-t-on, préparer la transition vers la mise en service de la nouvelle annoncée pour avant juin 2012.

Pour ce chantier sur lequel le gouvernement mise pour accompagner sa politique de réduction des subventions des prix des carburants à la pompe, la direction de la SONARA indique deux objectifs principaux : se positionner sur le marché extérieur et raffiner à 100% le brut camerounais, ce qui sous-entend "maximiser les produits dont le marché camerounais et régional est demandeur, à savoir le gazole et le kérosène (jet fuel avions/lampant)".

Jusqu'ici, le raffinage du brut camerounais fait produire moins de produits nobles, ou produits blancs ou encore produits de consommation courante qui ne sont rien d'autre que le gaz butane, le super, le kérosène, le jet, etc.

 

 

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