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L'ouverture sur le Cameroun::Changement climatique : L’Afrique veut sauver ses régions montagneuses | Afrique Actualité

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Changement climatique : L’Afrique veut sauver ses régions montagneuses PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Lundi, 05 Décembre 2011 10:17

Changement climatique : L’Afrique veut sauver ses régions montagneusesDix pays du continent viennent de se réunir à Mbale en Ouganda, pour la préservation desdits écosystèmes.
La ville de Mbale au pied du Mont Elgon a abrité, du 16 au 18 novembre 2011 sous la houlette de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), une rencontre pour réfléchir sur le sort des régions montagneuses exposées au changement climatique. Pour les organisateurs, le lieu a été choisi à dessein. Et pour cause, la ville de Mbale, à cinq ou six heures de route de Kampala la capitale ougandaise, est une zone montagneuse. Et c’est en y conduisant experts et

décideurs que la Fao et le Pnue ont appelé à la régulation du climat dans lesdits espaces un peu partout en Afrique. En effet, «si de nombreux pays africains subissent les conséquences du changement climatique, les zones montagneuses en sont les premiers indicateurs», ont constaté climatologues et géographes présents aux travaux.

Des exposés et échanges avec les experts, il est ressorti que les montagnes sont la source de l’équilibre des écosystèmes et de l’environnement, le lieu de formation des pluies et les sources d’eau douce qui alimentent rivières et fleuves. En Afrique notamment, la plupart des fleuves prennent leur source en zone montagneuse. Surtout que plus de la moitié de la population mondiale dépend directement des bassins versants qui lui procurent de l'eau pour cultiver la nourriture, produire de l'énergie et, surtout boire. Pourtant, depuis de nombreuses années, ces bassins hydrographiques sont de plus en plus menacés. Les montagnes sont prises d’assaut par les populations pour des raisons diverses. En temps de guerre, elles sont un abri sur pour les personnes vulnérables et un point stratégique pour les combattants. Généralement la forêt y est préservée et les sols souvent fertiles. C’est espace cultivable idéal donc pour les agriculteurs. En outre, le climat y est doux et favorable à la vie, d’où la présence d’une flore et d’une faune rares. L’attrait que les régions montagneuses constituent pour de nombreuses personnes est de ce point de vue, compréhensible.

Evaporation
De plus, les zones de montagne abrite une forte densité de populations d’où l’urgence de la régulation dans l’optique de la stabilisation d’un climat mondial. Il convient pour cela, d’exercer une pression contenue sur les terres pour les besoins agricoles et d’habitation, ainsi que sur les forêts qui peu à peu sont décimées. Cette intrusion dans la biodiversité des montagnes entraine de fortes modifications climatiques. Par exemple les longues périodes de sécheresse provoquent une forte évaporation et une concentration rapide des nuages en zone de montagne. Ce qui a pour conséquence, des tempêtes et des pluies diluviennes qui entrainent l’érosion des sols préalablement dégradés, la pollution et l’ensablement des fleuves et rivières.

Si ailleurs le problème trouve rapidement des solutions, en Afrique cette importante activité affecte hautement la qualité de vie des populations. Parce que les terres africaines sont, à 50% constituées de montagnes dont dépend le tiers de sa population, les assises de Mbale ont donné le ton d’une gestion durable de la montagne et de ses richesses. A ce propos, le Mont Kilimandjaro, le Mont Kenya, le Mon Elgon ou le Mont Cameroun etc., renferment une biodiversité inestimable. D’où l’appel à la mobilisation de Rosalaura Romeo du Département forêt à la Fao, «la sécurité alimentaire de nombreux pays africains va en pâtir car ces régions montagneuses sont des lieux de grande productivité agricole et ces zones sont durement affectées plus que partout ailleurs par les changements climatiques. Si rien n’est fait, la famine ira en augmentant non seulement dans les régions montagneuses, mais aussi dans celles qu’elles alimentent».

 

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