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| Yaoundé : L’hôpital d’Efoulan baigne dans l’urine |
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| Écrit par Mutations |
| Mercredi, 16 Novembre 2011 13:04 |
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Une pénurie d’eau à l’origine de cette situation qui crée des désagréments aux malades.
En franchissant le seuil du pavillon mère et enfant de l’hôpital de district d’Efoulan à Yaoundé ce mardi 15 novembre 2011, le visiteur est frappé par les traces de boue qui maculent le sol cet édifice inauguré le 16 septembre 2010 par le ministre de la Santé publique (Minsanté) André Mama Fouda. Dans l’air flotte une odeur d’antibiotiques. Les trois niveaux que compte ce bâtiment sont tous pourvus de toilettes, et même de douches. Des notes de services signées du directeur de l’hôpital sont affichées sur les portes. «Il est strictement interdit de jeter
des garnitures ; les bouteilles Tangui et autres outils incompatibles dans les latrines», précise ladite note.
L’odeur piquante d’urine qui s’échappe de ces toilettes par delà la porte fermée peut décourager toute envie de s’y rendre, malgré le besoin poussant qui vous y pousse. Une fois le seuil franchi, c’est une vision à vous donner la nausée qui se forme sous vos yeux : le carrelage est tout boueux, des fûts d’eaux d’une contenance de 200 litres chacun sont éventrés, de l’eau stagne par endroit, faisant des flaques ci et là, le Wc est tout rougeâtre, le bidet ravagé par de la rouille. Un vieux seau d’eau placé dans les toilettes pour hommes déborde de serviettes hygiéniques. «L’hôpital n’a pas été nettoyé ce matin (hier) à cause du grave manque d’eau enregistré depuis le week-end dernier», explique un agent d’entretien rencontré dans l’un des couloirs de ce centre de santé pour justifier cet état de délabrement et d’insalubrité que certains imputent à l’incivisme. Paradoxe saisissant dans un milieu hospitalier où les règles d’hygiène doivent pourtant être suivie à la lettre.
Ravitaillement
Les patients et gardes-malades disent semblent, bon gré mal gré, s’accommoder de cette situation. Certains ont trouvé des parades pour se mettre à l’aise le moment venu. «En journée, je vais me soulager dans les alentours de l’hôpital. Mais la nuit tombée, je fais avec, car je n’ai presque pas le choix», confie Marie, une garde-malade rencontrée à l’extérieur du pavillon. «Ce n’est pas normal ce que nous vivons ici. Nous ne pouvons pas venir à l’hôpital pour un problème et en repartir avec dix. Il faut vraiment que ça change !», se plaint Aurélien Ngoumou, également garde-malade. «C’est un problème qui nous donne du fil à retordre. C’est la raison pour laquelle, nous avons interdit de faire la lessive dans l’enceinte de l’hôpital pour des raisons d’eau», se justifie le Dr Benjamin Onombany.
Ce dernier indique que ce problème existait déjà à son arrivée à la tête de l’hôpital d’Efoulan en 2010. Quelles mesures l’hôpital a-t-il pris pour remédier à cette situation ? L’on apprendra du directeur que l’hôpital avait pour habitude de s’approvisionner en eau du coté de la chefferie d’Obobogo. Mais, à cause des travaux de réfection de la route, ce ravitaillement a été interrompu. Et comme alternative, indique le Dr Onambany, une ambulance de l’hôpital va chaque fois chercher de l’eau au quartier Mendong, en attendant que le château d’eau construit à l’arrière du pavillon par le ministère de la Santé publique soit achevé, ou que la construction de la citerne à eau de 5.000l offerte par le ministère de l’Energie et de l’Eau soit achevée. Et pourtant, cet ouvrage a coûté près de 500 millions Fcfa à l’Etat camerounais…
Une pénurie d’eau à l’origine de cette situation qui crée des désagréments aux malades. En franchissant le seuil du pavillon mère et enfant de l’hôpital de district d’Efoulan à Yaoundé ce mardi 15 novembre 2011, le visiteur est frappé par les traces de boue qui maculent le sol cet édifice inauguré le 16 septembre 2010 par le ministre de la Santé publique (Minsanté) André Mama Fouda. Dans l’air flotte une odeur d’antibiotiques. Les trois niveaux que compte ce bâtiment sont tous pourvus de toilettes, et même de douches. Des notes de services signées du directeur de l’hôpital sont affichées sur les portes. «Il est strictement interdit de jeter des garnitures ; les bouteilles Tangui et autres outils incompatibles dans les latrines», précise ladite note.
L’odeur piquante d’urine qui s’échappe de ces toilettes par delà la porte fermée peut décourager toute envie de s’y rendre, malgré le besoin poussant qui vous y pousse. Une fois le seuil franchi, c’est une vision à vous donner la nausée qui se forme sous vos yeux : le carrelage est tout boueux, des fûts d’eaux d’une contenance de 200 litres chacun sont éventrés, de l’eau stagne par endroit, faisant des flaques ci et là, le Wc est tout rougeâtre, le bidet ravagé par de la rouille. Un vieux seau d’eau placé dans les toilettes pour hommes déborde de serviettes hygiéniques. «L’hôpital n’a pas été nettoyé ce matin (hier) à cause du grave manque d’eau enregistré depuis le week-end dernier», explique un agent d’entretien rencontré dans l’un des couloirs de ce centre de santé pour justifier cet état de délabrement et d’insalubrité que certains imputent à l’incivisme. Paradoxe saisissant dans un milieu hospitalier où les règles d’hygiène doivent pourtant être suivie à la lettre.
RavitaillementLes patients et gardes-malades disent semblent, bon gré mal gré, s’accommoder de cette situation. Certains ont trouvé des parades pour se mettre à l’aise le moment venu. «En journée, je vais me soulager dans les alentours de l’hôpital. Mais la nuit tombée, je fais avec, car je n’ai presque pas le choix», confie Marie, une garde-malade rencontrée à l’extérieur du pavillon. «Ce n’est pas normal ce que nous vivons ici. Nous ne pouvons pas venir à l’hôpital pour un problème et en repartir avec dix. Il faut vraiment que ça change !», se plaint Aurélien Ngoumou, également garde-malade. «C’est un problème qui nous donne du fil à retordre. C’est la raison pour laquelle, nous avons interdit de faire la lessive dans l’enceinte de l’hôpital pour des raisons d’eau», se justifie le Dr Benjamin Onombany.
Ce dernier indique que ce problème existait déjà à son arrivée à la tête de l’hôpital d’Efoulan en 2010. Quelles mesures l’hôpital a-t-il pris pour remédier à cette situation ? L’on apprendra du directeur que l’hôpital avait pour habitude de s’approvisionner en eau du coté de la chefferie d’Obobogo. Mais, à cause des travaux de réfection de la route, ce ravitaillement a été interrompu. Et comme alternative, indique le Dr Onambany, une ambulance de l’hôpital va chaque fois chercher de l’eau au quartier Mendong, en attendant que le château d’eau construit à l’arrière du pavillon par le ministère de la Santé publique soit achevé, ou que la construction de la citerne à eau de 5.000l offerte par le ministère de l’Energie et de l’Eau soit achevée. Et pourtant, cet ouvrage a coûté près de 500 millions Fcfa à l’Etat camerounais…
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| Mise à jour le Mercredi, 16 Novembre 2011 22:36 |






