| Espace juridique: La vocation successorale de l’enfant naturel |
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| Écrit par 237online.com |
| Dimanche, 03 Juillet 2011 14:42 |
L'enfant naturel ne vient à la succession de ses père et mère que lorsque sa filiation a été légalement établie, concrètement, s'il a été reconnu par le défunt de son vivant. L'accouchement vaut reconnaissance à l'égard de la mère. Tous les cas d'accouchement sous X, légalisés ou non,sont exclus car l'enfant sera appelé à la succession de la femme qui l'aura adopté après son abandon par sa mère biologique. A l'égard du père, la reconnaissance passe par une déclaration écrite de celui-ci. Les droits successoraux de l'enfant naturel, par rapport à ceux reconnus à l'enfant légitime, sont très réduits et unedistinction doit par ailleurs être faite entre l'enfant naturel simple d'une part et l'enfant naturel adultérin ou incestueux d'autre part.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, il faut noter qu'à l'égard de la mère, l'enfant n'est ni naturel, ni légitime. Il n'est donc pas fait de distinction lors du partage de la succession d'une femme, entre ses enfants, nés dans un mariage ou pas. C'est à l'égard du père que ces notions sont évoquées pour distinguer le fils né de son ou de ses nombreux mariages de celui né en dehors d'un mariage. L'enfant naturel adultérin ou incestueux est frappé d'une incapacité de recevoir à titre gratuit. Il ne peut lui être fait aucune donation entre vifs (de son vivant) ou par testament. La loi ne lui accorde que des aliments sur la succession de son géniteur. Cette prescription légale a été instituée pour décourager d'une part les personnes mariées coupables d'adultère ; d'autre part les mariages au sein de la famille comme dans l'antiquité et le moyen âge. Les dirigeants ont déclaré dès les temps modernes que c'était immoral d'épouser sa nièce. De plus, avec l'évolution de la médecine, on a découvert que certaines maladies osseuses et chromosomiques sont la conséquence du degré très proche de parenté entre les parents de l'enfant. Mais le code civil français prévoit néanmoins que l'enfant naturel incestueux ou adultérin, s'il ne peut hériter, peut désormais recevoir à titre gratuit entre vifs. Ce qui n'est pas le cas, du moins pas encore, au Cameroun. Mireille Flore CHANDEUP, 237online.com Master en Droit Privé Fondamental |






L'enfant naturel ne vient à la succession de ses père et mère que lorsque sa filiation a été légalement établie, concrètement, s'il a été reconnu par le défunt de son vivant. L'accouchement vaut reconnaissance à l'égard de la mère. Tous les cas d'accouchement sous X, légalisés ou non,sont exclus car l'enfant sera appelé à la succession de la femme qui l'aura adopté après son abandon par sa mère biologique. A l'égard du père, la reconnaissance passe par une déclaration écrite de celui-ci. Les droits successoraux de l'enfant naturel, par rapport à ceux reconnus à l'enfant légitime, sont très réduits et une