Soutenez-nous!
Newsletter Subscription
google+1
Dans la même rubrique Afrique
- L'Afrique cherche un « vaccin » contre Crise financière
- RDC. 401 millions de FCFA saisis entre les mains d'un bancaire camerounais
- Afrique: Opposition sans ambages aux diktats néocoloniastes
- Criminalité transfrontalière: l’Afrique centrale cherche solution
- Mali: les ex-putschistes disent avoir fait échouer un "contre-coup d'Etat"
- Boko Haram au menu des discussions de la Commission du bassin du lac Tchad
| Epilogue : La Beac récupère ses 7 milliards de Fcfa à la Guinée Equatoriale |
|
|
|
| Écrit par Mutations |
| Mardi, 09 Novembre 2010 09:36 |
Pour la rétrocession de cette somme représentant «un trop perçu» dans les transactions entre les deux parties, le bras de fer a duré un an.C'est finalement un dénouement heureux. Après un peu plus d'un an de négociations empreintes de réticences des autoritaires monétaires de Malabo, les services du Trésor public équato-guinéen ont enfin transféré dans les comptes de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac), la rondelette somme de 7,3 milliards de Fcfa. Cet argent parvenu à l'institut d'émission des six pays membres de la Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique centrale (Cemac), au cours de la première quinzaine du mois d'octobre dernier, représente officiellement «le trop perçu» suite à «une erreur» survenue au cours d'un transfert de fonds de cette banque centrale en faveur de la Guinée Equatoriale.
Selon des informations puisées à très bonnes sources, le retour de ce pactole dans les comptes de la banque centrale a été précédé par une mission du vice-gouverneur de la Beac, Tahir Nguiline, à Malabo. Ce membre du gouvernement de la Beac est allé, apprend-on, remercier le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui, après confrontations des documents comptables de la Beac et du Trésor équato-guinéen, a accepté le remboursement de ce «trop perçu» de 7,3 milliards de Fcfa. Ce voyage du vice-gouverneur de la banque centrale peut être considéré comme un véritable retour en grâce dans cette affaire. On se souvient en effet que ce dernier avait été écarté de la délégation de la Beac envoyée en mission de vérification à Malabo le 1er septembre dernier. Courroucé, Tahir Nguiline avait alors précipitamment quitté Yaoundé pour se rendre dans son pays : le Tchad. Selon des sources très bien informées, le vice-gouverneur de la Beac, qui avait déjà réussi à faire rembourser au mois de mai dernier 3 et 8 milliards de Fcfa (représentant respectivement «le trop perçu» de la République centrafricaine et du Cameroun) à l'institut d'émission des pays de la Cemac, n'avait pas apprécié d'être dessaisi du dossier pour avoir essuyé un premier revers lors des négociations avec Baltasar Engonga Edjo, le ministre des Finances de Guinée Equatoriale. C'était en août dernier. C'est au cours de cette mission au terme de laquelle l'équipe conduite par Tahir Nguiline rentrera bredouille à Yaoundé le 27 août 2010, que le ministre Engonga de Guinée Equatoriale va exiger la confrontation des documents comptables de la Beac et du Trésor équato-guinéen par des équipes de spécialistes des deux institutions, afin de s'assurer de la légitimité de la réclamation du «trop perçu» par la Beac. C'est sur ces entrefaites que la Beac mettra en mission à partir du 1er septembre 2010, une délégation de quatre personnes dirigée par le Centrafricain Constant Ngoye, adjoint au directeur de la comptabilité de la Beac. Cette délégation dans laquelle on ne retrouvera pas le nom du vice-gouverneur qui avait mené les négociations jusqu'à ce niveau, était en outre constituée de René Bemba, également adjoint au directeur de la comptabilité, du Congolais Ottoli, cadre à la direction de la comptabilité de la Beac, et du Camerounais Bakendenda, cadre moyen au sein de la même direction. Confrontation Ceci malgré la révision à la baisse du budget en plein exercice 2010 et la réduction de certains avantages jadis octroyés aux cadres de la banque. Contexte et genèse du bras de fer C'est ainsi qu'à la demande des Etats, l'argent du compte des générations futures leur est prêté contre une rémunération de 5%. Et selon nos informations, les différents remboursements se sont toujours effectués sans anicroche. Il se trouve simplement qu' à l'issue d'un pointage des fonds transférés à partir de ce compte en faveur des Etats demandeurs de financements, la Beac s'est rendue compte qu'elle avait, officiellement «par erreur», transféré plus d'argent qu'il n'en fallait à trois pays : le Cameroun, la République centrafricaine et la Guinée Equatoriale. Au demeurant, si l'on peut se féliciter du dénouement de cette affaire, des interrogations subsistent. En effet, d'où vient-il qu'une banque centrale sensée utiliser des technologies de pointe pour ses opérations, et employer des experts aguerris au regard de la délicatesse de ses missions, en soit à commettre «des erreurs» qui lui font perdre jusqu'à...18 milliards de Fcfa (8 milliards de trop perçu pour le Cameroun, 3 milliards de Fcfa pour la Rca et 7 milliards de Fcfa pour la Guinée Equatoriale) en un an ? |






Pour la rétrocession de cette somme représentant «un trop perçu» dans les transactions entre les deux parties, le bras de fer a duré un an.