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| Emeutes sanglantes : Le consul de Rca s’explique |
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| Écrit par Mutations |
| Lundi, 08 Novembre 2010 15:04 |
Au cours de son point de presse de vendredi dernier, Denis Magnonde a démenti avoir bloqué l'inscription des Centrafricains sur les listes électorales.Sanglé dans un costume gris-clair barré d'une cravate rose, le visage souriant et serein, Marie-Louis-Denis Magnonde a livré sa part de vérité sur les émeutes sanglantes qui ont agité le consulat de Rca à Douala mercredi dernier. Il était accompagné du président de la section locale-Douala de la Commission électorale indépendante (Cei) centrafricaine, Marcellin Yalemende. Et comme pour marquer l'importance de cet échange avec la dizaine de journalistes conviés, Henri Pascal Bolanga, le ministre conseiller en communication à la présidence centrafricaine était également présent.
«Le consulat de la Rca à Douala a été saccagé (...) par des hommes munis d'armes blanches se réclamant de la nationalité centrafricaine. Ces assaillants voulaient coûte que coûte s'inscrire sur les listes électorales alors qu'ils n'ont pas les documents requis», commentera le consul dans sa déclaration liminaire. Tenant avant tout à démentir les accusations des émeutiers, Dénis Magnonde récusera «avec fermeté, l'information selon laquelle [il aurait] tenté d'empêcher des citoyens centrafricains de s'inscrire sur les listes électorales». «Il s'agit», martèle-t-il alors, «d'allégations de personnes incapables de justifier leur nationalité centrafricaine ou alors, de la énième tentative pour ternir l'image de la Rca». Le diplomate centrafricain présentera les assaillants comme des réfugiés politiques d'origine centrafricaine, titulaires de passeports du Haut commissariat aux réfugiés (Hcr). Ce qui, à l'en croire, leur enlèverait la qualité d'électeurs. En effet, le droit centrafricain stipule, expliquera-t-il, que l'inscription sur la liste électorale est subordonnée à la présentation de documents administratifs tels que la carte consulaire ou la carte nationale d'identité. Des pièces dont ne disposeraient pas les assaillants. Cette même loi prévoirait que les réfugiés politiques ne peuvent pas voter. C'est pourquoi Marcellin Yalemende, responsable local de la Cei, estime que ces personnes «veulent jouer sur deux tableaux». Irrégularités Lors des élections générales de mai 2005 en Rca, 2300 électeurs centrafricains avaient votés à partir du Cameroun. Un nombre loin d'être négligeable lorsqu'on sait que la Rca attend environ 2 millions de votants pour le scrutin du 23 janvier 2011. |






Au cours de son point de presse de vendredi dernier, Denis Magnonde a démenti avoir bloqué l'inscription des Centrafricains sur les listes électorales.