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L'ouverture sur le Cameroun::Braconnage : Sale temps pour les braconniers à l’Est | Environnement

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La Constitution camerounaise

La Constitution de la Republique du Cameroun
Braconnage : Sale temps pour les braconniers à l’Est PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Mardi, 26 Octobre 2010 13:43

Braconnage : Sale temps pour les braconniers à l’EstLe délégué régional du Minfof annonce des opérations d'envergure en vue de mettre fin au pillage des réserves du Dja et de Deng Deng.
Une vente aux enchères publiques d'un important stock de viande boucanée saisie par les agents du ministère des Forêts et de la Faune (Minfof) à l'Est s'est déroulée samedi dernier à l'esplanade de la délégation régionale de ce département ministériel à Bertoua. La cargaison était composée des singes,
des lièvres, des pangolins vivants et des céphalophes bleus. Selon le délégué régional du Minfof, Mme Jeanne Balomog, le butin a été saisi la veille, entre les mains des braconniers, ce après un contrôle de routine conduit par le capitaine des Forêts et de la Faune Jackson Beti Amouko dans la réserve de Deng Deng. Le nouveau délégué régional du Minfof a profité de la cette vente aux enchères pour sensibiliser les populations sur le fait que la loi camerounaise «n'interdit pas mais réglemente la chasse dans l'optique de préserver l'écosystème et le rendre plus rentable aux riverains». A titre d'exemple, elle a démontré qu'un animal vivant est plus rentable puisqu'il peut faire l'objet de la chasse qui prodigue des retombées aux riverains de même qu'il participe à la promotion de l'écotourisme.

Mme Jeanne Balomog a donc invité les populations à se rapprocher des services du Minfof afin de réglementer toute activité de chasse pour la consommation. Toutefois, le délégué régional du Minfof a donné un ultimatum ferme à tous les braconniers qui écument encore la réserve de Deng Deng et qu'elle entend mettre hors d'état de nuire. La création de la réserve Deng Deng, faut-il le rappeler, a été l'une des conditionnalités exigées par les bailleurs de fonds pour recasser toute la faune qui sera déplacée lors de la construction du barrage réservoir de Lom Pangar afin de préserver l'écosystème. Aujourd'hui, celle-ci est cependant prise d'assaut par les braconniers. Au mois d'août dernier et sur instruction du ministre Elvis Ngollé Ngollé, une opération de grande envergure conduite par des équipes mixtes de 40 gendarmes et 40 écogardes et organisée par le Minfof/Est avait abouti à la saisie de plus de 500 espèces protégées, des armes à feu, des munitions, des fils à piège, des motos, à la destruction de tentes et à l'interpellation de 11 braconniers dans la réserve de Dja dans le département du Haut-Nyong.

Patrimoine mondial
Le Minfof avait reçu les plaintes des organismes internationaux qui s'insurgeaient contre le pillage de la réserve de biosphère de Dja, pourtant classée patrimoine mondial de l'Unesco donc aucune pénétration n'est autorisée. Quelques mois auparavant, une vingtaine d'armes de chasse et des pointes d'ivoires avaient été saisis par le délégué départemental du Minfof du Haut-Nyong auprès des braconniers dans la réserve de la biosphère du Dja.
La lutte contre le braconnage n'est cependant pas aisée car, a eu à relever le chef de brigade de contrôle à la délégation régionale du Minfof à l'Est, «la rébellion de certaines populations qui s'opposent par exemple à l'évacuation du matériel saisi (bois, viande, tronçonneuse) et la circulation facile de l'information notamment par téléphonie mobile contribue à 40% à l'échec des opérations de lutte contre le braconnage et l'exploitation illégale des forêts». Même si, reconnait Raymond Pone, «la croisade contre le braconnage et l'exploitation illégale des forêts commence déjà à avoir des résultats positifs à l'Est».

 

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