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| L'avenir du franc CFA en pointillés |
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| Écrit par RFI |
| Vendredi, 22 Octobre 2010 23:09 |
Confort, sécurité, stabilité, dépendance, passivité voire paresse versus prise de risque, fragilité, indépendance, apprentissage et dynamisme. On peut résumer par cette opposition les avantages et les inconvénients que procure le franc CFA aux pays africains qui l'utilisent en comparaison avec les pays qui disposent de monnaies nationales frappées par leurs banques centrales.Les principes de fonctionnement du FCFA :
• La parité fixe entre le franc CFA et l'euro à travers le franc français Par rapport aux autres pays africains, les taux d'inflation dans les pays de la zone CFA sont structurellement plus faibles. Le coût économique réel du confort et de la stabilité monétaire liés à la rigidité du mécanisme liant les pays africains de la zone CFA à la France et à l'Europe est cependant de plus en plus élevé. Ce coût n'est certes pas le même pour un petit pays d'Afrique centrale qui n'exporte quasiment que du pétrole et ne se soucie pas vraiment de compétitivité comme la Guinée équatoriale que pour une économie relativement diversifiée d'Afrique de l'Ouest comme la Côte d'Ivoire. La parité fixe établie avec l'euro fait subir au franc CFA les fluctuations de la monnaie européenne par rapport au dollar américain qui reste la monnaie de référence du commerce international. Une appréciation continue de l'euro, et donc du franc CFA, par rapport au dollar aggrave ainsi le problème de compétitivité des entreprises exportatrices des pays de la zone franc. Plus généralement, la parité fixe avec la seule monnaie européenne ne prend pas en compte l'évolution de la structure du commerce international des pays africains, de moins en moins marqué par le biais historique en faveur des partenaires européens. Elle gèle également toute sanction des mauvaises performances des économies de la zone par une baisse de la valeur de la monnaie et protège ainsi artificiellement ces pays d'un ajustement monétaire douloureux. La seule dévaluation fut celle de janvier 1994. Le changement de la parité fixe d'une monnaie commune à plusieurs États est une décision politique extrêmement difficile à prendre même lorsque les circonstances économiques l'exigent. Le mécanisme rigide du FCFA prive les pays de l'utilisation de la politique de change dans la boîte à outils de leur politique économique, en particulier pour répondre à des chocs économiques internes ou externes. Des économistes ainsi que les institutions de Bretton Woods reconnaissent que la gestion de la monnaie commune de manière à contenir l'inflation et à respecter les principes de fonctionnement de la zone franc relève de la routine et ne stimule pas l'innovation. L'accoutumance au mécanisme du CFA n'aurait pas préparé la BCEAO et la BEAC ainsi que les gouvernements des pays concernés à la gestion d'une monnaie flexible dans un contexte international volatile et à la conduite d'une politique monétaire moderne dont l'objectif ne se limiterait pas à une faible inflation. |






Confort, sécurité, stabilité, dépendance, passivité voire paresse versus prise de risque, fragilité, indépendance, apprentissage et dynamisme. On peut résumer par cette opposition les avantages et les inconvénients que procure le franc CFA aux pays africains qui l'utilisent en comparaison avec les pays qui disposent de monnaies nationales frappées par leurs banques centrales.
