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| Environnement : Les stations météorologiques font défaut à l’Afrique |
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| Écrit par Mutations |
| Mercredi, 20 Octobre 2010 18:20 |
Selon des experts cependant, des données climatiques fiables aideraient le continent à faire face aux catastrophes naturelles même les plus extrêmes.L'acte était symbolique: Le président de la Commission de l'Union africaine (Ua), Jean Ping, plantant un arbre dans la cour de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (Cea) à Addis-Abeba (Ethiopie), mercredi 13 octobre dernier. A ses côtés, Abdoulie Janneh, secrétaire général adjoint de l'Organisation des Nations unies (Onu) et par ailleurs secrétaire exécutif de la Cea, et Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (Bad), répétant le même geste. Ces arbres témoignent de la volonté ferme et manifeste du continent africain à lutter contre les changements climatiques.
Des changements qui, selon les experts, affecteront non seulement la nature en exposant les pays africains à diverses catastrophes naturelles (inondations, sécheresses, tempêtes, etc.), mais auront également un impact économique (notamment sur l'agriculture, socle économique de la plupart des pays africains) et social, en augmentant par exemple l'insécurité alimentaire à cause de la faiblesse de la productivité agricole. «La planète compte déjà 35 millions de déplacés du fait des changements climatiques (et) ces chiffres seront portés à 500 millions d'ici 2015 si rien n'est fait pour réduire les effets dévastateurs de ces changements (climatiques, Ndlr)» a indiqué Josué Dione, le directeur de la sécurité alimentaire et du développement durable à la Cea. Pour réduire les effets de ce phénomène, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques recommande aux pays, l'adoption des mesures d'adaptation et d'atténuation. Seulement, pour parvenir à mettre sur pied des mesures et stratégies efficaces contre lesdits changements, il est important pour les pays africains d'avoir des données climatiques fiables. Ce qui est loin d'être le cas, à cause notamment d'un déficit criard en stations météorologiques. Selon un rapport de l'Organisation météorologique mondiale (Omm) publié l'année dernière, l'Afrique aurait besoin de 3.600 stations météorologiques de plus pour permettre à tous les pays de se munir d'informations climatiques fiables susceptibles de les aider à mieux appréhender les changements climatiques. Or, en 2009, souligne le rapport, le continent n'en comptait que 744, dont seulement un quart est conforme aux normes internationales. «Instrument opérationnel» «L'Afrique est la région au monde la plus faiblement couverte par les stations météorologiques. Le nombre de stations météorologiques au km2 en Afrique est en deçà du minimum requis pour intégrer l'information climatique dans le processus de planification du développement», affirme Al-Hamidou Dorsouma , expert supérieur en changements climatiques à la Bad. Catastrophes Par ailleurs, l'un des points de la déclaration consensuelle adoptée vendredi 15 octobre dernier au sortir du 7ème Forum sur le développement de l'Afrique, concerne la gestion des risques climatiques, en préconisant le suivi, l'évaluation, l'alerte rapide et la réduction des risques de catastrophes. Ce document, qui marque la position commune de l'Afrique sur les changements climatiques dans les négociations internationales - il sera présenté au prochain sommet sur le climat à Cancun (Mexique) - prévoit que les pays africains tiennent une «collaboration entre les organisations chargées des systèmes d'alerte rapide, de l'évaluation des risques de catastrophes et des activités de secours afin de mettre au point des systèmes logistiques et des plans d'urgence prévisionnels, pour faire face efficacement aux catastrophes naturelles (...), apportent un soutien solide au renforcement des systèmes régionaux et sous régionaux de surveillance et de contrôle écologique, et prennent en considération les besoins spécifiques de l'Afrique lors de l'élaboration et de la mise en œuvre du cadre mondial de services climatiques.» Les jeunes ayant un rôle majeur à jouer dans la lutte contre les changements climatiques, les participants à ce forum estiment qu'il faut aussi «inclure la gestion des risques dans les programmes scolaires.» Mais, pour le groupe numéro 4 ayant travaillé sur la gestion des risques climatiques en marge de ce forum, «s'il est essentiel de renforcer les capacités et d'apporter de nettes améliorations à la fourniture de données, aux services climatologiques et aux pratiques sectorielles de gestion, il importe aussi d'intégrer dans cette évolution, les stratégies traditionnelles de réaction aux catastrophes.» |






Selon des experts cependant, des données climatiques fiables aideraient le continent à faire face aux catastrophes naturelles même les plus extrêmes.