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L'ouverture sur le Cameroun::Environnement : La nature est à 80% détruite par les industries | Environnement

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Environnement : La nature est à 80% détruite par les industries PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Mutations   
Vendredi, 08 Octobre 2010 08:57

Environnement : La nature est à 80% détruite par les industriesLe Centre pour l'environnement et le développement soutient que la déforestation n'est pas la principale cause du changement climatique.
Le changement climatique est au centre de tous les débats environnementaux, ces derniers mois. Tous les experts sont unanimes sur les conséquences des émissions des gaz à effet de serre sur l'environnement. La déforestation est considérée par certains environnementalistes comme principal
facteur de la variation du climat. Pour pallier à ce problème qui est un danger énorme pour la planète, plusieurs organismes préconisent certaines mesures.
Les pays victimes des déforestations avancées reçoivent des subventions et des crédits forestiers. Une compensation que n'approuve pas le Centre pour l'environnement et le développement (Ced). «La déforestation ne saurait être la cause du changement climatique.

Elle ne constitue que 20% des causes. Alors que les industries participent à plus de 80% de ces changements», a indiqué jeudi dernier, 30 septembre Samuel Nnah Ndobe, coordonateur de projet au Ced, au cours d'un atelier sur la réduction des émissions dues à la déforestation.
Pour les experts du Ced, il faut «mesurer la déforestation plutôt que les flux de carbone», encourager le reboisement. Car, la déforestation détruit les plantations et ne tient pas compte du droit des populations aux terres. L'agriculture permet la survie des peuples. «Dans les pays du Bassin du Congo, les populations bénéficient seulement de 02% des terres», soutient Samuel Nnah Ndobe. Le Ced dans le cadre du réseau africain pour le développement des communautés a pour ambition de défendre ces peuples autochtones.{module Publicité 300_250|none}

«Nous souhaitons élaborer une stratégie pour promouvoir et protéger le droit des communautés», argue le coordonnateur du projet. L'objectif de cet atelier de trois jours est donc de renforcer les capacités des membres des réseaux et élaborer des stratégies pour mieux exploiter la réduction des émissions dues à la déforestation (Redd). Les représentants de neuf pays sont présents à ces ateliers de formation. Il s'agit notamment de la Tanzanie, Kenya, Libéria, Ghana, Gabon, Congo, République centrafricaine, République démocratique du Congo et du Cameroun.
En protégeant les forêts d'Afrique, les représentants du Redd ne souhaitent pas que les pays du continent soient pénalisés au moment de recevoir les crédits forestiers. La ratification de la Convention 169 de l'Organisation internationale du Travail par les Etats africains est la finalité de cet atelier. Cette convention, déjà ratifiée par la République Centrafricaine, protège les droits des peules autochtones. Ces riverains qui ne sont pas toujours bénéficiaires des retombées des crédits forestiers.

 

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